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14 mai 2016 6 14 /05 /mai /2016 10:40

Chut, personne ne devait savoir que les garçons et les filles de l'orphelinat réservaient une sacrée surprise pour Alice : les 25 ans de Vudhavi Karangal coïncidaient avec l'anniversaire d'Alice, et il fallait fêter dignement ce double évènement...

Soir après soir, nous avons assisté aux répétitions et suivi les progrès des filles, rieuses, joyeuses, heureuses de s'adonner à l'une de leurs activités favorites: la danse!

Maran – le mari d'Alice – en maître de danse, montre les gestes, les rectifie - je participe (en coulisses) - ce sont de grandes rigolades et tout ceci se fait bien entendu après les devoirs de classe!

Grandes ou petites, elles évoluent avec grâce, l'expression corporelle faisant partie de leur éducation, de même que la musique.

Et en rentrant le soir sur Pondichéry, nous fredonnions encore l'une des chansons tant cette mélopée lancinante nous avait marqués.

Enfin le Grand Jour arriva… et ce fut un triomphe!

Imaginez 220 enfants criant et acclamant de joie leur "maman et leur "papa"! Quelle famille ne rêverait d'un pareil moment. L'atmosphère était celle d'un concert de rock, les acclamations fusant à chaque fois qu'un nouveau groupe de danseurs ou danseuses apparaissait sur scène, et de toute évidence, certains d'entre eux ont déjà un talent, une classe et une aisance qui nous ont bluffés.

A l'entracte, les enfants ont apporté un immense gâteau d'anniversaire qu'Alice et Maran ont entamé pour s'échanger un morceau, et la distribution générale a commencé sous les vivats.

Et après le spectacle, c'est le biryani cuisiné (pour 300 personnes!) par les garçons sous la houlette des grands qui a été servi!

Au-delà des talents et de l'expression artistique révélés par ce spectacle, nous avons été impressionnés par la maîtrise de la logistique, assurée en grande partie par les grands garçons et la débrouillardise de ces enfants.

En l'espace de quelques heures, le grand hall abritant plusieurs salles de classe a été converti en une salle de spectacle avec décors, sonorisation, éclairage de scène. Et le lendemain, tout était de nouveau remis en place, propre, rangé, les accessoires et décors stockés à l'emplacement dédié.

Je crois que plus d'une famille rêverait d'avoir une équipe aussi bien rôdée pour organiser un tel évènement - une immense et chaleureuse fête de famille!

Gaby et Pierre Pfeiffer – EDRP Alsace

Dimanche 28 février 2016 : une "teuf" d'enfer chez VK!
Dimanche 28 février 2016 : une "teuf" d'enfer chez VK!Dimanche 28 février 2016 : une "teuf" d'enfer chez VK!
Dimanche 28 février 2016 : une "teuf" d'enfer chez VK!Dimanche 28 février 2016 : une "teuf" d'enfer chez VK!

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Les Enfants des rues de Pondichéry
14 mai 2016 6 14 /05 /mai /2016 09:11

À Vudhavi Karangal, les fêtes organisées pour Noël, le nouvel an (en particulier pour le nouvel an Tamoul) ou les anniversaires sont des moments d’exception, des parenthèses dans la vie très réglée des enfants qui s’étirent parfois très tard dans la soirée et voient se succéder jeux, concerts, saynètes, distributions de bonbons et de jus de fruits… C’est aussi l’occasion de réunir toute la « V K Family ». Seule la maison des garçons, avec sa grande cour et son préau modulable, possède des infrastructures permettant d’accueillir quelque 270 personnes : les 140 garçons, les 80 filles venues en mini van de leur maison, le personnel d’encadrement, les « anciens » de l’orphelinat avec leurs conjoints et leurs enfants, les proches d’Alice et Maran, quelques « VIP » indiens et français…

La fête à l'orphelinat VUDHAVI KARANGAL !!!

Les enfants ont pris place sous le préau, transformé pour l’occasion en salle de spectacle. Un lieu qui n’a pas grand-chose à envier aux « salles polyvalentes » sophistiquées de nos espaces culturels : on range le long des murs les cloisons-bibliothèques qui divisent en temps normal l’espace du préau en plusieurs petites salles pour le travail scolaire du soir, on aligne les bancs sur deux rangs, face à la partie surélevée du fond, qui sert de scène ; derrière, l’atelier métal-électricité des plus grands devient loges d’artistes et coulisses. Une tringle avec de grands rideaux qui coulissent, des spots colorés, une sono (puissante, la sono…), et l’affaire est faite.

La fête à l'orphelinat VUDHAVI KARANGAL !!!

Les enfants – et les adultes ! – l’attendaient impatiemment : Alice arrive enfin, accueillie par une fanfare appliquée aux couacs émouvants. L’âge d’Alice ? Secret ; on dira seulement qu’elle a déjà consacré au projet Vudhavi Karangal plus de la moitié de sa vie.

La fête à l'orphelinat VUDHAVI KARANGAL !!!

Tout sourire, Alice traverse le préau ; chacun des enfants lui remet un petit cadeau soigneusement emballé, un dessin ou une fleur : elle arrivera sur la scène les bras chargés de bouquets et de paquets enrubannés de toutes les couleurs. Elle a dédié son « discours », en tamoul et en anglais, à la mémoire de sa mère disparue l’an dernier. Plus d’un enfant a écrasé une larme, Alice elle-même avait parfois la voix brisée. Elle a retrouvé tout son allant, son rire si particulier, son appétit de vivre et de donner, pour conclure : « Je suis la mère de famille la plus heureuse du monde, et celle qui a le plus d’enfants. » Ovation.

La fête à l'orphelinat VUDHAVI KARANGAL !!!

Non, ce n’est pas la scène qui penche, c’est juste qu’il est assez compliqué, finalement, de prendre des photos par-dessus des dizaines de petites têtes brunes, ou des portables brandis très haut… Outre les distributions de jus de fruit, de bonbons et de popcorns, et un dîner particulièrement soigné, les fêtes de Vudhavi Karangal voient se succéder de nombreux petits spectacles de danse, de chant ou de théâtre. Ici, quatre jeunes filles de l’« Observation Home » interprètent en chœur une chanson traditionnelle.

La fête à l'orphelinat VUDHAVI KARANGAL !!!

Les garçons avaient préparé plusieurs petits spectacles dansés. Pour celui-ci, qui parodiait apparemment une danse villageoise traditionnelle, certains s’étaient affublés de saris bricolés et de longues perruques noires. La grâce et la féminité n’étaient pas vraiment au rendez-vous, mais le second degré et la bonne humeur, oui : les enfants, qui comprenaient de quoi il était question, riaient tous à gorge déployée, mais les adultes aussi – et même ceux qui ne connaissent que deux mots de tamoul…

La fête à l'orphelinat VUDHAVI KARANGAL !!!

L’une des jeunes filles vient lire un petit texte où elle remercie Alice de son action et de sa générosité. Dans la grande tradition des « compliments » de la Fête des mères de notre enfance…

La fête à l'orphelinat VUDHAVI KARANGAL !!!

Si les filles, petites ou grandes, se sont montrées fidèles aux chansons, aux chorégraphies et aux costumes traditionnels, avec notamment de très jolies démonstrations de bharatanatyam, les garçons ont préféré reprendre en play-back des clips de chanteurs tamouls actuels. Des succès planétaires, apparemment, à en juger par les applaudissements frénétiques et les rires des garçons, et les hurlements suraigus des jeunes filles !

La fête à l'orphelinat VUDHAVI KARANGAL !!!

Le gâteau : 80 centimètres de long, 60 centimètres de large ; génoise, crème au beurre et roses en sucre… et surtout la très belle dédicace de la « V K Family »…

La fête à l'orphelinat VUDHAVI KARANGAL !!!

Maran ont entamé ensemble le gâteau d’anniversaire ; Maran en offre la première bouchée à Alice. Deux minutes plus tard, pffuit !, plus de gâteau : il aura complètement disparu, débité en petits cubes et distribué aux enfants.

Philippe Rollet

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Les Enfants des rues de Pondichéry
5 mai 2016 4 05 /05 /mai /2016 11:10
Anthony Samy aujourd'hui et en 2005.Anthony Samy aujourd'hui et en 2005.

Anthony Samy aujourd'hui et en 2005.

ANTHONY SAMY est né il y a tout juste 26 ans à Pondichéry dans l’hôpital des Sœurs de Cluny, alors que la famille est originaire de VADALORE, un village situé à 21 km de Cuddalore donc à 45 km au sud de Pondy.

Ses parents travaillaient à l'époque à Pondichéry. Sa famille est chrétienne pentecôtiste, une mère à la maison. Le père décède alors que Anthony Samy n’a que quelques années. Pas de frère ni de sœur. La mère d’Anthony Samy place l’enfant chez VUDHAVI KARANGAL. Il a 5 ans.

Un cas caractéristique : une famille pauvre quitte son village et se coupe de ses racines. Survient un malheur, le parent survivant n’a pas les moyens de subvenir aux besoins de l’enfant. Il est obligé de l’abandonner…

Interview d’Anthony Samy

Anthony Samy se souvient de cet abandon, comme si c’était hier : il était terrifié, en larmes, bien sûr.

Il raconte combien sa mère lui a manqué à cette époque.

Trois ans plus tard, il quittera VUDHAVI KARANGAL pour retrouver sa mère, qui entre temps avait déménagé pour Villianour où elle avait obtenu un travail.

Mais il a la nostalgie de VUDHAVI KARANGAL, il insiste auprès de sa mère pour revenir chez Alice et donc, deux ans plus tard, il retrouve ses « frères » !

Il entre alors en 6th Std et poursuit normalement sa scolarité pour intégrer un ITI (institut de technologie) à Cuddalore et en ressort avec un diplôme d’opérateur-régleur sur machine-outil.

Il commence à travailler à Bengalore dans un atelier employant 7 personnes ; mais il quitte après seulement un mois, pour trois raisons : a) tous les employés sont logés dans la même maison et ce n’est pas très sympa b) le climat est trop froid ( ! ) c) l’entreprise est fragile.

Il est embauché alors en septembre 2012 par CRYOLOR ASIA-PACIFIC, filiale de l’AIR LIQUIDE, où travaillent déjà plusieurs de ses « frères » de VUDHAVI KARANGAL, en tant qu’assistant du Chef magasinier.

Anthony Samy vient très souvent à Pondichéry pour rendre visite à Alice, Maran, retrouver ses « frères » et aussi sa mère.

Il a un bon salaire qui lui permet de faire des économies, placées à la banque.

Il a le projet de fonder une famille et avoir un ou deux enfants, pas plus, car il faut de l’argent pour pouvoir élever correctement les enfants. Il se sent responsable.

Il compte sur Alice pour choisir sa future femme…

Il aimerait bien se marier cette année ou l’an prochain.

Quelques commentaires d’Alice :

Anthony Samy est bon dans la pratique artistique, en particulier pour la VEENA et le synthétiseur.

Un très bon garçon, sérieux, qu’elle apprécie beaucoup.

Anthony Samy a bien entendu une page sur FACEBOOK. Nous avons récupéré des photos de cette page que nous présentons ci-dessous.

L'anniversaire de Anthony Samy, un ancien de Vudhavi Karangal
L'anniversaire de Anthony Samy, un ancien de Vudhavi Karangal
L'anniversaire de Anthony Samy, un ancien de Vudhavi Karangal
L'anniversaire de Anthony Samy, un ancien de Vudhavi Karangal
L'anniversaire de Anthony Samy, un ancien de Vudhavi Karangal
L'anniversaire de Anthony Samy, un ancien de Vudhavi Karangal
L'anniversaire de Anthony Samy, un ancien de Vudhavi Karangal
L'anniversaire de Anthony Samy, un ancien de Vudhavi Karangal
L'anniversaire de Anthony Samy, un ancien de Vudhavi Karangal
L'anniversaire de Anthony Samy, un ancien de Vudhavi Karangal
L'anniversaire de Anthony Samy, un ancien de Vudhavi Karangal
L'anniversaire de Anthony Samy, un ancien de Vudhavi Karangal
L'anniversaire de Anthony Samy, un ancien de Vudhavi Karangal
L'anniversaire de Anthony Samy, un ancien de Vudhavi Karangal
L'anniversaire de Anthony Samy, un ancien de Vudhavi Karangal
L'anniversaire de Anthony Samy, un ancien de Vudhavi Karangal
L'anniversaire de Anthony Samy, un ancien de Vudhavi Karangal
L'anniversaire de Anthony Samy, un ancien de Vudhavi Karangal
L'anniversaire de Anthony Samy, un ancien de Vudhavi Karangal
L'anniversaire de Anthony Samy, un ancien de Vudhavi Karangal
L'anniversaire de Anthony Samy, un ancien de Vudhavi Karangal
L'anniversaire de Anthony Samy, un ancien de Vudhavi Karangal
L'anniversaire de Anthony Samy, un ancien de Vudhavi Karangal
L'anniversaire de Anthony Samy, un ancien de Vudhavi Karangal
L'anniversaire de Anthony Samy, un ancien de Vudhavi Karangal
L'anniversaire de Anthony Samy, un ancien de Vudhavi Karangal
L'anniversaire de Anthony Samy, un ancien de Vudhavi Karangal
L'anniversaire de Anthony Samy, un ancien de Vudhavi Karangal

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Les Enfants des rues de Pondichéry
2 mai 2016 1 02 /05 /mai /2016 15:02

L'orphelinat Vudhavi Karangal vient de fêter ses 25 ans d'existence. A l'époque, Alice avait recueilli 5 garçons, et au fil des années, "ses" garçons, comme elle dit, sont devenus de plus en plus nombreux, et aujourd'hui, nous avons 120 garçons de tous les âges. Mais ce qu'il faut retenir et ce qui est beau, c'est de voir ces grands, une fois devenus indépendants et intégrés dans la vie professionnelle, créer eux-mêmes une famille, et revenir avec épouse et enfants pour rendre visite à "leurs parents".

Et nous avons assisté année après année à ces visites et pu voir la joie et ce sentiment de bonheur sur les visages d'Alice et de Maran d'avoir réussi la mission qu'ils s'étaient fixée!

Embrassades et rires résonnent encore dans nos oreilles….

Et c'est avec beaucoup d'admiration que nous partageons et ressentons cet esprit de FAMILLE qui règne et consolide les liens entre les enfants et "leurs parents".

Grâce à celui-ci, une belle stabilité et joie de vivre accompagneront ces enfants dans leur vie d'adulte!

MERCI à ALICE et MARAN

Gaby + Pierre Pfeiffer – EDRP ALSACE - Mars 2016

CI-APRES QUELQUES PHOTOS PRISES A L'OCCASION DES DERNIÈRES FÊTES DE NOËL, JOUR DE L'AN ET DE PONGAL POUR ILLUSTRER L'ATTACHEMENT DES ANCIENS PENSIONNAIRES A LA "FAMILLE VUDHAVI KARANGAL".

De gauche à droite, Anthony Samy, Sabiran et Gnanaprakash, en visite chez Alice. Ils ont quitté VK respectivement depuis 4, 6 et 6 ans.

De gauche à droite, Anthony Samy, Sabiran et Gnanaprakash, en visite chez Alice. Ils ont quitté VK respectivement depuis 4, 6 et 6 ans.

Cérémonie à l'occasion du 7ème mois de grossesse de l'épouse d'Anand (il a quitté VK depuis près de 10 ans). A droite deux autres anciens pensionnaires.

Cérémonie à l'occasion du 7ème mois de grossesse de l'épouse d'Anand (il a quitté VK depuis près de 10 ans). A droite deux autres anciens pensionnaires.

L'épouse de Vadivelu rend visite à Alice, avec son bébé. Vadivelu a quitté il y a 2 ans après un séjour de 19 ans...

L'épouse de Vadivelu rend visite à Alice, avec son bébé. Vadivelu a quitté il y a 2 ans après un séjour de 19 ans...

Kumaravel, 14 ans de séjour chez VK, rend visite à Alice.

Kumaravel, 14 ans de séjour chez VK, rend visite à Alice.

3 jeunes femmes, élevées par Alice, viennent souhaiter la bonne année à Alice, accompagnées de leurs enfants.

3 jeunes femmes, élevées par Alice, viennent souhaiter la bonne année à Alice, accompagnées de leurs enfants.

De gauche à droite, Velumani encore pensionnaire, et 3 anciens, Anthoni Samy (Technicien supérieur), Kandane (Infirmier) et Vadivelu (Ingénieur civil), photographiés devant le School Bus de Vudhavi Karangal. Le bus a été cofinancé par le ROTARY CLUB International et par nous.

De gauche à droite, Velumani encore pensionnaire, et 3 anciens, Anthoni Samy (Technicien supérieur), Kandane (Infirmier) et Vadivelu (Ingénieur civil), photographiés devant le School Bus de Vudhavi Karangal. Le bus a été cofinancé par le ROTARY CLUB International et par nous.

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Les Enfants des rues de Pondichéry
1 mai 2016 7 01 /05 /mai /2016 09:27

Cet artiste peintre, c'est Matthieu CHARBONNEAU. Pas un inconnu pour SATYA (et pour nous, bien sûr!), puisqu'il y avait déjà organisé un workshop en février 2013.

Matthieu, qui en France est bénévole chez PERCE NEIGE, la Fondation créée par Lino Ventura, et aussi à l'association Bernard et Philippe LAFAY-PCHM, va consacrer plusieurs semaines aux étudiants de SATYA et aux Enfants de VUDHAVI KARANGAL.

Il nous a fait parvenir quelques lignes ainsi que des photos des deux premières journées de bénévolat.

PREMIER JOUR

Premier jour de cette nouvelle aventure chez Satya.

Après trois années de nomadisme autour du monde, c'est pour moi ici une belle surprise.

Tout s`est considérablement amélioré.

Un magnifique building tout blanc de trois niveaux se dresse devant moi.

Ce matin le ciel est bleu, le soleil brille et il fait chaud.

Sans perdre un instant on me conduit au dernier étage où je rencontre une dizaine de jeunes étudiants très polis et motivés.

Aujourd’hui c'est une première prise de contact car dans deux jours l'école fermera pour les grandes vacances.

Pendant cette matinée nous discutons, rions, tout en barbouillant dans la joie.

Ce moment convivial est crucial pour préparer le véritable travail que nous allons faire en juin.

Workshop d'un artiste peintre chez SATYA SPECIAL SCHOOL
Workshop d'un artiste peintre chez SATYA SPECIAL SCHOOLWorkshop d'un artiste peintre chez SATYA SPECIAL SCHOOL
Workshop d'un artiste peintre chez SATYA SPECIAL SCHOOLWorkshop d'un artiste peintre chez SATYA SPECIAL SCHOOL

DEUXIÈME JOUR

Le lendemain c`est la visite d'un autre établissement de SATYA qui se trouve sur la route d'Auroville.

Ici est installé le "Satya Vocational training center" où les étudiants peuvent vraiment apprendre des métiers manuels.

Nous réalisons trois peintures avec trois groupes de jeunes gens très ouverts et sympathiques.

L'intuition que nous allons réaliser de superbes toiles à la rentrée de juin se confirme.

Après une bonne deuxième journée bien chargée en bonheur, nous nous disons à dans un mois, car ce soir ce sont les grandes vacances qui commencent.

Youpi !!

Workshop d'un artiste peintre chez SATYA SPECIAL SCHOOL
Workshop d'un artiste peintre chez SATYA SPECIAL SCHOOLWorkshop d'un artiste peintre chez SATYA SPECIAL SCHOOL
Workshop d'un artiste peintre chez SATYA SPECIAL SCHOOLWorkshop d'un artiste peintre chez SATYA SPECIAL SCHOOL
Workshop d'un artiste peintre chez SATYA SPECIAL SCHOOLWorkshop d'un artiste peintre chez SATYA SPECIAL SCHOOL

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Les Enfants des rues de Pondichéry
24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 11:29

Alice Thomas et son mari, Maran, ont décidé il y a vingt-cinq ans de donner aux enfants des rues un toit, de la nourriture, des soins médicaux, une éducation, une vraie dignité. La première structure accueillait une dizaine d’enfants ; ils ont vite été 40… La maison aménagée pour les garçons accueille aujourd’hui 140 pensionnaires, celle des filles 80.

C'était en 2004, l'orphelinat VUDHAVI KARANGAL; 80 m2 pour 35 garçons... - 4 photos -
C'était en 2004, l'orphelinat VUDHAVI KARANGAL; 80 m2 pour 35 garçons... - 4 photos -
C'était en 2004, l'orphelinat VUDHAVI KARANGAL; 80 m2 pour 35 garçons... - 4 photos -
C'était en 2004, l'orphelinat VUDHAVI KARANGAL; 80 m2 pour 35 garçons... - 4 photos -

C'était en 2004, l'orphelinat VUDHAVI KARANGAL; 80 m2 pour 35 garçons... - 4 photos -

L'orphelinat des garçons AUJOURD'HUI !! - 5 photos -
L'orphelinat des garçons AUJOURD'HUI !! - 5 photos -
L'orphelinat des garçons AUJOURD'HUI !! - 5 photos -
L'orphelinat des garçons AUJOURD'HUI !! - 5 photos -
L'orphelinat des garçons AUJOURD'HUI !! - 5 photos -

L'orphelinat des garçons AUJOURD'HUI !! - 5 photos -

La maison des filles aujourd'hui - 5 photos -
La maison des filles aujourd'hui - 5 photos -
La maison des filles aujourd'hui - 5 photos -
La maison des filles aujourd'hui - 5 photos -
La maison des filles aujourd'hui - 5 photos -

La maison des filles aujourd'hui - 5 photos -

Comment définir l’institution créée par Alice et Maran ? Ce n’est pas un orphelinat au sens où nous l’entendons en France : certaines des mères qui confient leur enfant signent un contrat d'abandon mais conservent un droit de visite. Ce n’est pas non plus l’Assistance publique : les enfants ne peuvent pas être adoptés. Certains arrivent à l’âge de trois ans, d’autres beaucoup plus tard. Ils vivent dans de grandes maisons aménagées pour eux – celle des garçons dans les faubourgs de Pondichéry, celle des filles un peu plus loin dans la campagne – ils y resteront jusqu’à ce qu’ils aient un métier et se marient.

Vudhavi Karangal est en réalité un lieu de vie, une famille. Un lieu d’éducation où des enfants issus des castes les plus méprisées peuvent s’épanouir. D’ailleurs, en tamoul « vudhavi karangal » signifie « les mains qui aident ». Qui aident à grandir.

Le fonctionnement

Dans la maison des filles comme dans celle des garçons, les petits qui ne sont pas encore scolarisés sont pris en charge chaque matin par une institutrice qui les initie à l’écriture, au calcul, à l’anglais. Les plus grands vont à l’école en mini bus: ils sont si nombreux que plusieurs rotations sont nécessaires… Retour vers 16 heures : c’est l’heure des devoirs sous le préau. Un professeur d’anglais vient régulièrement dispenser des cours de soutien : une bonne maîtrise de l’anglais est essentielle pour envisager de faire des études supérieures… Les enfants qui peuvent échanger quelques phrases en anglais avec les visiteurs en sont très fiers, et visiblement cela stimule les plus jeunes.

Les garçons les plus grands disposent d’un vaste atelier polyvalent où ils travaillent le métal et le bois; ils s’occupent aussi d’électricité et travaillent à la reliure des livres et cahiers scolaires.

Le dimanche est consacré à des activités artistiques: dessin, danse classique de l’Inde du Sud et danses folkloriques, yoga, théâtre, cours de modelage, cours de veena, de guitare, de violon, de percussions... Il y a même une fanfare.

VUDHAVI KARANGAL, hier et aujourd'hui !!
VUDHAVI KARANGAL, hier et aujourd'hui !!VUDHAVI KARANGAL, hier et aujourd'hui !!

Les réalisations

Les subventions de l’association Enfants des Rues de Pondichéry permettent de couvrir 40 % des frais de fonctionnement de Vudhavi Karangal, et une grande partie des investissements : une belle réussite mais aussi… une grande responsabilité !

À partir de l’équivalent du collège en France, les enfants sont inscrits dans de bonnes écoles privées, à Pondichéry même ou à Cuddalore, une ville proche. À mesure que le quotidien s’améliore, de plus en plus d’enfants ont accès à des études supérieures : ils étaient une poignée en 2005, 15 en 2015.

L’achat d’un nouveau bus pour emmener les enfants à l’école était indispensable; en raison de l’accroissement du nombre des véhicules sur la route et des nombreuses rotations nécessaires, ils arrivaient souvent en retard. Les fonds pour cet achat ont été réunis début 2016, et le van flambant neuf est déjà en service.

Les projets

Une seconde maison, le YOUTH HOME, est en construction près de la maison des garçons : elle permettra de la désengorger en accueillant les plus de dix-huit ans. La dalle du premier étage vient d’être coulée. Il faut maintenant construire l’escalier extérieur, aménager le toit, amener l’eau et l’électricité, avant de peindre et meubler la maison… Inauguration prévue pour 2017.

Suite aux grosses pluies du mois de décembre dernier, il a été décidé de réaliser, dans la maison principale, des travaux permettant d’éviter de nouvelles inondations.

VUDHAVI KARANGAL, hier et aujourd'hui !!VUDHAVI KARANGAL, hier et aujourd'hui !!

Pour la maison des filles, trois projets sont en cours : l’acquisition d’une machine à laver et d’une essoreuse professionnelles; la construction d’un second dortoir sur la terrasse de la maison; l’achèvement du bâtiment qui accueille les ateliers (couture, informatique, soins esthétiques, céramique).

Les ateliers à la maison des filles.Les ateliers à la maison des filles.
Les ateliers à la maison des filles.

Les ateliers à la maison des filles.

Le centre de redressement pour jeunes filles délinquantes, une nouvelle activité de Vudhavi Karangal

Les origines

Ce sont les services sociaux du Territoire de Pondichéry qui ont demandé à Alice et Maran de mettre cette structure en place – preuve de la confiance que l’administration place dans leur vision de l’éducation. Le centre, qui a ouvert ses portes mi 2015, reçoit aujourd’hui huit jeunes « délinquantes » – en réalité des victimes des adultes. Leurs méfaits sont trop graves pour qu’elles ne soient pas prises en charge, pas assez pour qu’elles fassent de la prison. Les jeunes filles quittent la structure quand elles ont atteint l’âge de dix-huit ans – ou avant, sur décision judiciaire, en fonction de leur comportement et des capacités de réinsertion dont elles font preuve.

Le projet

Il s’agit de remettre ces jeunes filles dans le « droit chemin » grâce à des cours – tous les professeurs sont des femmes, qui viennent sur place –, à des activités manuelles (vannerie…), à la lecture commentée de livres (le centre possède une bibliothèque) : chaque heure de la journée doit être occupée. Le rôle d’Alice est essentiel dans cette rééducation : son sens de l’écoute, sa proximité et l’amour dont elle fait preuve sont des clés de la réussite du projet.

Philippe Rollet

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Les Enfants des rues de Pondichéry
24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 09:06
VUDHAVI KARANGAL, il y a 11 ans déjà !!!

Raghunath MANET, Alice, et l'orphelinat VUDHAVI KARANGAL, en janvier 2005

Début 2005: premiers pas avec VUDHAVI KARANGAL, quelques semaines après le terrible tsunami du 26 décembre 2004, dont le bilan en pertes humaines est estimé à au moins 250 000 personnes tuées, dont près de 170 000 en Indonésie, 31 000 au Sri Lanka, 16 400 en Inde et 5 400 en Thaïlande, selon les estimations officielles.

Ci-après l'annonce que nous avions publié à l'époque dans notre journal trimestriel, LE LIEN...

VUDHAVI KARANGAL, il y a 11 ans déjà !!!

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Les Enfants des rues de Pondichéry
15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 13:52
Vendenheim, 2 avril 2016 : Une soirée pas comme les autres !

Tout d'abord, un grand merci à Corinne Meyer, présidente de la troupe de théâtre de Eckwersheim "Scen'EcK", de faire jouer pour notre association "Le Pacte de Cinque", une comédie en un acte de Jean Luc Felgeirolle.

Et c'est ainsi que commença l'aventure, avec l'impression des flyers, des affiches, la communication verbale, électronique, la mise sur pied de tout un réseau de bénévoles, la réservation et la vente de billets, les achats de boissons, la confection des pâtisseries, le choix de l'artisanat indien, la mise en place de la salle, etc…

Enfin le Jour J arriva, avec 252 billets vendus… et l'organisation de la logistique pour la représentation : billetterie, vente des tickets boissons/pâtisseries, bar, stand de l'artisanat.
Le spectacle - une pièce comique, enlevée et dynamique - a tenu ses promesses, déclenchant les fous rires de l'assistance, bref, un excellent moment de détente!

La récolte d'une belle recette permettra à ENFANTS DES RUES DE PONDICHERY d'avancer sur le projet d'extension du dortoir de l'orphelinat VUDHAVI KARANGAL devenu trop exigu pour les 80 filles et fillettes !

Un grand MERCI à la troupe et à tous les bénévoles...!

Gaby et Pierre Pfeiffer – EDRP Alsace

Photo de droite, Corinne Meyer, présidente de la troupe     -  Photo de gauche, la troupe
Photo de droite, Corinne Meyer, présidente de la troupe     -  Photo de gauche, la troupePhoto de droite, Corinne Meyer, présidente de la troupe     -  Photo de gauche, la troupe

Photo de droite, Corinne Meyer, présidente de la troupe - Photo de gauche, la troupe

Images de la pièce...
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Les Enfants des rues de Pondichéry
13 avril 2016 3 13 /04 /avril /2016 10:14

Sarasvathy (1), 19 ans, a intégré en juillet 2015 le SARADHA GANGADHARAN COLLEGE (2) affilié à l’Université de Pondichéry. Dans 3 ans elle devrait obtenir le diplôme de « Bachelor of Commerce », c’est le nom de la Licence de Gestion Commerciale.

Elle été admise chez VUDHAVI KARANGAL en juillet 2010, un an après l’ouverture de l’orphelinat de filles. Elle avait 13 ans…

Sarasvathy a deux frères plus jeunes qu’elle et qui sont aussi chez VUDHAVI KARANGAL : Annamalai (16 ans) et Kalya Perumal (13 ans).

Sarasvathy est née à Pondy dans une famille hindoue, qui avait vécu à Chennai, la capitale du Tamil Nadu, à 160 Km de Pondichéry.

Cette famille est de la caste VANNIYAR (3).

Le père étant décédé, la mère, femme de ménage, n’avait plus les moyens d’élever Sarasvathy et ses frères. Elle a été contrainte de les abandonner…

Sarasvathy avait déjà passé de nombreuses années dans d’autres institutions avant que le contact soit pris avec Alice (4), et voilà que les 3 enfants intègrent VUDHAVI KARANGAL.

Leur mère peut rendre visite à ses enfants.

INTERVIEW D'ALICE

  • Question : Pourquoi intégrer un College payant ?

Alice : La famille de Sarasvathy ne dispose pas d’un document appelé Certificat de caste, et donc ne peut pas bénéficier de la politique de la discrimination positive (5) en faveur des basses castes qui lui aurait permis d’aller à l’Université publique gratuite.

  • Question : Comment se fait le choix d’une filière ?

Alice : Tout se détermine au cours des deux années de pré-université, dans les classes de 11 et 12ème Standard. Les notes déterminent la filière.

J’ai aussi un rôle déterminant dans le choix…

  • Question : Que pouvez-vous dire au sujet de Sarasvathy?

Alice : Sarasvathy est une fille sérieuse, bonne camarade, calme. Elle est très bonne en couture, moyenne dans la pratique artistique. Un peu timide…

Conclusion : une belle réussite d’ores et déjà ! Sarasvathy rejoint ainsi Ponni (6) une des toutes premières filles de Vudhavi Karangal à accéder à l’enseignement supérieur depuis l’ouverture de la section filles en 2009.

  1. Le nom a été changé
  2. Il s’agit d’un College privé, donc payant. Site du College ICI
  3. cf article sur Wikipédia
  4. Il s'agit, bien sûr, d'Alice Thomas, fondatrice de Vudhavi Karangal, il y a 25 ans

  5. Article Wikipédia sur ce thème
  6. cf l’article sur Ponni disponible ICI

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Les Enfants des rues de Pondichéry
5 avril 2016 2 05 /04 /avril /2016 07:40

Une contribution importante de Françoise Simonot et Agnès Volpi sur le thème "dualité entre Tradition et Modernisme" au sein de l'orphelinat VUDHAVI KARANGAL, cette Famille de 220 enfants créée par Alice Thomas et son mari.

Certes l'article a été rédigé il y a 18 mois, mais reste d'actualité, bien entendu...

Education à l'orphelinat VUDHAVI KARANGAL: Comment avancer dans un monde complexe
Education à l'orphelinat VUDHAVI KARANGAL: Comment avancer dans un monde complexe

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Les Enfants des rues de Pondichéry