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L’Inde du Sud, Pondichéry...Images de nos livres d’histoire: les Comptoirs, les gouverneurs français, Dupleix, les navires chargés d’épices…

Pondichéry est aujourd’hui une ville bruyante et colorée, pleine de petites motos et de bruits de klaxons. Il peut y faire bon vivre, mais ici comme ailleurs en Inde, l’abondance côtoie la plus grande pauvreté : des pyramides de fruits sur un étal, et juste à côté une vieille femme accroupie devant quelques tresses de jasmin; des drogueries colorées débordant sur la rue, et des familles entières vivant au bord d’un canal nauséabond…

0- QUI SOMMES NOUS ? Une présentation générale.0- QUI SOMMES NOUS ? Une présentation générale.0- QUI SOMMES NOUS ? Une présentation générale.

Ici, pas d’allocations familiales, pas d’allocations chômage, pas de retraite, pas d’assurance-vie, pas de logement social, pas de treizième mois, rarement un contrat de travail, pas d’épargne logement, pas de prime de rentrée… Et si la discrimination par la caste a été abolie en 1947 dans la Constitution de l'Inde indépendante, le système des castes reste prégnant, lisible en filigrane dans toute la ville et ses alentours.

Les plus vulnérables sont évidemment les enfants : abandonnés par leurs parents qui ne peuvent plus les élever, ou confiés à un oncle un peu moins miséreux. Dans les villages les plus pauvres, les enfants baignent d’emblée dans un climat de violence car l’alcool fait ici des ravages : sur le Territoire de Pondichéry, les taxes sur l’alcool sont bien moins élevées qu’ailleurs… Et que dire des enfants handicapés moteurs ou mentaux ?

Le but de l’association :

contribuer à donner aux « enfants des rues de Pondichéry » un véritable avenir.

Deux structures ont retenu notre attention depuis plusieurs années:

1. Vudhavi Karangal est la plus connue, car elle reçoit chaque année de nombreux visiteurs. Depuis peu lui est rattaché un « Observation Home », un foyer pour jeunes filles « délinquantes », dont le fonctionnement est assuré par un financement du Territoire de Pondichéry.

Consultez l'article VUDHAVI KARANGAL, aujourd'hui !!

 

2. le centre d’accueil Satya Special School pour les jeunes handicapés mentaux.

Le projet

La vocation de l’établissement est de donner à des enfants présentant des troubles mentaux et physiques une éducation et la possibilité d’une meilleure insertion dans la société. Il a ouvert en 2003 avec 40 enfants.

Satya Special School est installée à Karuvadikuppam, un faubourg de Pondichéry. Un bâtiment de quatre niveaux accueille les services administratifs et les enfants les plus jeunes (jusqu’à quinze ans). Les plus grands sont accueilis dans d'autres bâtiments.

Au total, plus de 700 enfants sont pris en charge, en externat, dans le Main building de Karuvadikuppam, dans le Vocational Center ou dans des antennes installées dans les zones semi-rurales. Il existe aussi une Unité mobile de soins, qui se rend dans les zones rurales du Territoire trop éloignées d’un centre de soins.

Le fonctionnement

Tous les intervenants qui travaillent à Satya Special School ont suivi une formation spécialisée. Un programme est élaboré pour chaque enfant en fonction de ses aptitudes physiques et psychologiques propres; les progrès sont régulièrement évalués. Les enfants qui ont de grandes difficultés avec l’apprentissage classique bénéficient d’un soutien approfondi qui doit leur permettre de rejoindre un cursus normal.

 

Satya Special School présente de nombreuses spécificités.

a) Les enfants sont pris en charge la journée mais ils retournent chaque soir dans leur famille.

b) Corollaire : l’école assure aux parents une formation qui leur permet de suivre au mieux leur enfant en dehors de l’école.

c) La musique et la danse sont particulièrement mises en avant (5 heures par semaine) en raison de leurs vertus thérapeutiques avérées.

d) Différents ateliers (broderie, fabrication de sacs, de cartes de vœux, peinture, etc.) sont proposés aux enfants. Le but est de leur assurer une formation et de mettre en avant les aptitudes de chacun, afin de faciliter l’insertion dans la vie professionnelle.

 

Vous pouvez consulter utilement la plaquette de présentation de SATYA SPECIAL SCHOOL.

 

NOUS AIMERIONS POUVOIR AIDER UNE TROISIÈME STRUCTURE.

Il s'agit d'un centre culturel, à Dubrayapet, projeté par le professeur de yoga de Vudhavi Karangal, John Peter, dans l’un des faubourgs les plus pauvres de la ville.

Pour le projet de John Peter, le voici en deux mots : il a réussi à se faire attribuer un terrain légué par un vieux monsieur à son village à condition que cela serve un propos éducatif. Il a trouvé les fonds pour faire construire une petite maison indienne typique (rez-de-chaussée, un étage, une terrasse) pour accueillir les enfants de son village après l'école. 
L'idée est d'organiser une salle de travail/bibliothèque au rez-de-chaussée, des cours d'anglais et d'informatique et de yoga au premier étage. Projet ambitieux... Il s'agit donc, en fait, d'attirer les enfants pour qu'ils lisent, approfondissent leur anglais et fassent du yoga. Mais le projet vise surtout à les extraire d'un milieu familial assez violent (pères alcooliques, souvent…) et de la rue. Donc ouvrir une sorte de foyer chaleureux qui les accueille entre la fin de l'école et l'heure du dîner, avec une aide aux devoirs. 
Le bâtiment est presque fini.
Un membre de l'association a acheté pas mal de livres pour enfants et sur le yoga, l'idée étant de constituer une bibliothèque attrayante et instructive. Tant que le bâtiment n'est pas en usage, les enfants se réunissent dans une salle de patronage prêtée par le village.
Des volontaires pourraient peut-être, avec les enfants, élaborer un décor qui serait peint sur les murs, donner un coup de peinture un peu joyeuse aux meubles. Ça permettrait de jouer sur plusieurs tableaux : ce serait un bon moyen de faire avancer le projet, ça impliquerait les enfants dans la réalisation de "leur" maison, et ça leur montrerait, en filigrane, que leur sort intéresse des étrangers qui viennent de loin pour s'occuper d'eux : ça ne peut que leur donner confiance en eux, ce qui est essentiel pour ces enfants d'un village très pauvre et sans doute "basse caste" ou "hors caste". 
Il y a moyen aussi d'acheter ici des livres bilingues pour enfants anglais/tamoul, des billes (ils adorent), un ou deux ballons, et de faire des parties avec eux… Ou d'organiser un goûter de "crémaillère" avec biscuits, jus de mangue et gobelets… (en carton, les gobelets, pas en plastique !) 

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Les Enfants des rues de Pondichéry