et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité."
Article 1er de la Déclaration universelle des droits de l'Homme de 1948
De retour de Pondy, Pierre et Michelle Auffret, membres de notre association, nous font part des dernières nouvelles de l'orphelinat de garçons: TOUT VA BIEN !
A l’approche de la saison des brocantes de fin d'année, pour répondre à l’invitation d’organisateurs de congrès, de diverses kermesses et ventes de charité et en vue de notre gala de novembre, il devenait nécessaire de nous rendre à Madras et à Pondichéry pour réapprovisionner nos stocks « mis à mal » par les ventes effectuées depuis notre voyage de décembre dernier.
C’est ce que nous avons fait fin août-début septembre.
Et puis l’idée nous est venue de profiter de ce déplacement pour réaliser un documentaire vidéo [1] sur tous ces
enfants que nous aidons et de ceux qui prennent soin d’eux. Un documentaire destiné à passer en boucle sur nos stands et qui pourrait, en complément
des panneaux photos, en montrant la vie des enfants, exciter la curiosité des chalands, poussant ceux-ci à s’intéresser à nos œuvres et à prendre un contact direct avec nous.
Cette réalisation a été l’occasion de rentrer un peu plus dans les détails de l’histoire et de la vie des orphelins et des handicapés et de celles et ceux qui ont créé les structures qui les abritent, de leurs problèmes et de leurs projets.
Alors, remontons un peu dans l’histoire de l’orphelinat des garçons.
Nous avons fait la connaissance d’Alice et Maran en. 2005. À cette époque, l’actuel bâtiment principal de l’orphelinat ne comportait qu’un seul niveau dans lequel la pièce principale servait, suivant l’heure, de salle d’étude, de réfectoire et de dortoir.
Quatre ans sont passés. La probité et les compétences d’Alice et Maran et la confiance qu’ils ont su faire naître autour d’eux ont séduit de nombreux donateurs, tant indiens qu’européens, dont notre association « Les enfants des rues de Pondichéry ». [2]
Résultat : le bâtiment principal avec ses trois étages et sa terrasse sont terminés, des toilettes ont été aménagées. Un auditorium abritant quatre salles de classes a été construit. Un nouveau bâtiment comprenant une cuisine au rez de chaussée et à l’étage une salle pour l’informatique est en cours de construction. Prochainement des ateliers seront construits au fond de la cour.
Tout cela au grand dam des quelques canards, poules, coqs, oies et autres dindons dont l’espace s’est réduit, mais qui font toujours la joie des enfants…
- 2005 : À cette époque, l’orphelinat abritait soixante garçons.
- 2009 : L’effectif est maintenant de cent cinq garçons…
Une dernière visite à Alice et Maran avant de repartir.
- Une question : « Alors, et maintenant, quels sont vos projets ? »
- Réponse: « Obtenir la meilleure qualité possible dans l’encadrement, l’enseignement et l’animation… »
Voici donc une ambition supplémentaire à nos activités : la qualité !
Pierre et Michelle
[1] Qui sera prochainement mis en ligne sur ce blog.
[2] À noter que notre association assure 40% des frais de fonctionnement de l’orphelinat des garçons.
Nous sommes six étudiants Nantais en médecine (quatre en 2ème année et deux en 3ème année au moment de notre intervention à Vudhavi Karangal) membres de l'association Premiers Secours en Inde (PSI). L'association a été créée en octobre 2007 par quatre étudiantes en médecine. Après avoir œuvré pendant un an au sein de l'association, elles ont décidé de se consacrer pleinement à leurs études et nous sommes donc six nouveaux membres à avoir repris ce projet. Notre association a pour objectif la sensibilisation aux gestes de premiers secours et la prévention face à certaines maladies affectant la population en Inde.
Notre projet a débuté en novembre 2008 par un travail de recherche de partenaires locaux. Nous avons, grâce à Internet, pu approcher l'association des Enfants des Rues de Pondichéry. Son Président, Michel Berthet, a tout de suite été intéressé par notre projet. Nous sommes également entrés en contact avec l'association des Amis d'Annaï Velangani qui travaille avec un orphelinat à Pondichéry et avec l'association des Enfants du Tamil Nadu qui collabore avec un orphelinat à Maduraï.
Nous ne voulions pas que notre mission se limite à des préventions, nous voulions également apporter un soutien financier aux orphelinats. De nombreuses actions pour récolter des fonds ont donc été organisées : nous avons fait des embalalges cadeaux dans un magasin pendant la période de Noël, nous avons participé à un vide grenier, organisé une tombola à laquelle environ 300 étudiants en médecine ont participé, organisé un petit-déjeuner dans l'amphithéâtre des étudiants en première année de médecine (1 200 étudiants), une soirée caritative… Des subventions nous ont également été accordées par certaines mairies, par le Conseil Général de Loire Atlantique et par l'Université.
Tout au long de l'année, il a également fallu réfléchir à la façon dont nous voulions mettre en place notre action afin qu'elle soit la plus intéressante possible pour les enfants.
Nous sommes arrivés à Pondichéry le 28 juin. Nous avons contacté Alice Thomas directrice de Vudhavi Karangal, qui nous a accueillis très chaleureusement à l'orphelinat. Nous sommes restés 3 semaines à Pondichéry : le matin, nous allions à Annaï Velangani Orphanage et l'après-midi à Vudhavi Karangal. Les thèmes abordés dans nos préventions étaient variés :
Apprentissage des gestes de premiers secours
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Prévention
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Pour ce faire, nous avons mis en place des jeux de cartes, des jeux à l'aide de draps (plus facile à transporter dans l'avion
que des panneaux!) car nous souhaitions une participation active des enfants.
De plus, nous avons laissé aux enfants de nombreuses affiches résumant nos préventions. Nous avons également acheté des
produits de première nécessité pour la pharmacie de l'orphelinat (compresses, pansements, désinfectant, antalgiques...) tout en expliquant aux enfants quand, pourquoi et comment utiliser ces
produits.
Michel nous avait également parlé de la Satya Special School. Nous y sommes allés et nous avons rencontré deux étudiantes infirmières Strasbourgeoises! Nos préventions n'étant pas adaptées au public, nous ne sommes pas restés longtemps avec eux et nous avons seulement acheté des jeux d'apprentissage. Mais c'était très intéressant pour nous, étudiants en médecine, de voir la prise en charge des personnes handicapées en Inde. Cela nous permet de découvrir une autre approche de la médecine et cela ne peut que nous enrichir pour la suite de nos études.
Ces trois semaines au sein de l'orphelinat ont pour nous été une expérience forte qui nous a beaucoup enrichis. Nous participions à la vie de l'orphelinat : nous jouions avec les enfants, nous mangions parfois avec eux… Ce fut pour nous un immense plaisir. Alice Thomas et son mari nous ont accueillis de façon exceptionnelle. Nous leur en sommes très reconnaissants ainsi qu'à Michel de nous avoir permis de nouer ces contacts.
Les enfants se sont montrés très motivés par les jeux, voulant les refaire plusieurs fois de suite ! Ils participaient très activement, et grâce à une après midi de « révisions » de tous les thèmes abordés pendants trois semaines, nous avons eu l'impression qu'ils avaient vraiment retenus les messages que nous voulions faire passer ! Nous avons réussi à contourner l'obstacle de la langue grâce aux démonstrations, et à la volonté des enfants de vouloir communiquer avec nous.
Nous sommes très admiratifs devant le travail fourni par Alice Thomas et son mari ainsi que tous les membres de l'association Française, et aussi très impressionnés par la vitesse des changements qui ont eu lieu dans l'orphelinat des garçons en seulement trois semaines (nous avons assisté à la construction du nouveau bâtiment!).
La section de Chaville du Secours Populaire Français (SPF) nous aide depuis plus de deux ans en nous fournissant des vêtements pour enfants que nous emportons à Pondichéry dans nos bagages, ou que nous confions à des voyageurs à la fibre humanitaire.
Plus de 150 kg ont été ainsi remis à Alice Thomas, directrice de Vudhavi Karangal ! Garçons et filles sont ravis de recevoir ces vêtements venus de si loin ! Et qui sont un témoignage de solidarité entre le Nord et le Sud.
Mercredi dernier je me suis rendu une fois de plus à la permanence de la section, rue de Stalingrad, où j’ai rencontré Christiane Schröder, sa
responsable, ainsi que Denise Gattegno qui est aussi notre contact depuis fort longtemps. La section locale : une véritable ruche où les volontaires trient les dons reçus et reçoivent les
demandes de secours.
A priori on pourrait penser que le SPF n’œuvre que sur la France. Christiane me répond simplement que TOUT CE QUI EST HUMAIN EST NOTRE !
En fait le SPF a une longue tradition de solidarité internationale.
Merci à Christiane, Denise et à tous les volontaires du SPF de Chaville pour leur aide !
Michel Berthet
PS- J’ai sélectionné pour vous un certain nombre de liens intéressants vers le site du SPF.
Adresse de la section du SPF de Chaville: http://www.spf92.org/chaville.0.html
Exemple d'action lors d'une catastrophe: Sumatra, 30 septembre 2009
http://www.secourspopulaire.fr/actualite.0.html?&cHash=c94fdedb00&id_actu=3036
L'Inde et le Tsunami de 2004: http://www.secourspopulaire.fr/dossiers-article.0.html?&cHash=3461eeca0c&id_article=439&id_dossier=68
Liste des projets en Inde: http://www.secourspopulaire.fr/dossiers-article.0.html?&cHash=338475b0d4&id_article=440&id_dossier=68
Le SPF dans le Monde: http://www.secourspopulaire.fr/actions-monde.0.html
Présentation du SPF: http://www.secourspopulaire.fr/qui.0.html
Mondialiser la solidarité: http://www.secourspopulaire.fr/mondialisons.0.html