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2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 16:02

Le rapport annuel, pour l'année 2015-2016, de notre partenaire SATYA SPECIAL SCHOOL, vient de nous parvenir.

Nous en extrayons la présentation exposée par son président et par sa directrice, Mrs Chitra Shah.

Vous pourrez trouver le rapport complet au bas de cet article.

SATYA SPECIAL SCHOOL: présentation de l'exercice 2015-2016.

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Les Enfants des rues de Pondichéry
17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 04:21

Pour la troisième année consécutive, Michèle Rabreau revient chez VUDHAVI KARANGAL pour animer un atelier de céramique.

Voici son récit

L’histoire continue ! Cette année trois nouveaux céramistes, Cathy, Josépha et Cyril sont venus m’épauler pour animer ce troisième stage. Toujours le même choc émotionnel devant ces visages aux yeux pétillants et aux sourires radieux.

La petite activité ludique se transforme. Lorsque nous sommes arrivés nous avons pu voir que les petites graines semées au cours des deux premiers stages avaient grandi toutes seules: les petites mains se sont en effet approprié le travail de la terre pour en faire des bijoux.

Ensuite le four est arrivé, amené et installé par son fabricant, Monsieur Sivanan, tombé sous le charme de l’orphelinat. Il s’est lié d’amitié avec Maran, il va le guider pour toutes les mises au point. Il prépare également la terre. Maran a bien réalisé l’importance des caractéristiques de la terre avec laquelle on travaille. Ils vont donc former une équipe parfaite pour gérer l’essentiel, sans nous.
 

L'arrivée du four ! Alice et Michèle devant le four.L'arrivée du four ! Alice et Michèle devant le four.
L'arrivée du four ! Alice et Michèle devant le four.L'arrivée du four ! Alice et Michèle devant le four.

L'arrivée du four ! Alice et Michèle devant le four.

Cyril et Josépha ont montré à Maran comment préparer des moules pour faire rapidement et plus facilement les petits bols qu’Alice souhaite faire décorer pour vendre.

L’année dernière Mady avait initié Maran au tournage. Mais le tour, bricolé à partir d’un vieux moulin pour le riz, était bien trop poussif. Evidement, Maran l’a perfectionné, il est à peu près opérationnel et Cyril a pu continuer l’enseignement.

Janvier 2017, troisième stage céramique à Vudhavi KarangalJanvier 2017, troisième stage céramique à Vudhavi Karangal

Donc voilà, nous pouvons dire « mission accomplie ! », l’activité céramique est maintenant durablement installée chez VUDHAVI KARANGAL, et nos jeunes apprentis céramistes ont autour d’eux les soutiens indispensables pour les aider à aller plus loin.

Bien sûr, les enfants souhaitent nous voir revenir, alors tout ceux qui peuvent, par leur présence et leur expérience, enrichir cette belle aventure sont les bienvenus, même et surtout sans nous. Merci d'avance.

Michèle R.

Workshop chez les filles
Workshop chez les fillesWorkshop chez les filles
Workshop chez les fillesWorkshop chez les filles

Workshop chez les filles

et chez les garçons...et chez les garçons...

et chez les garçons...

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Les Enfants des rues de Pondichéry
13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 13:24

Samedi 4 février, dès potron-minet, arrive un cortège de voitures officielles devant le portail de l'orphelinat VUDHAVI KARANGAL...

Débarquent Madame Kiran Bedi, Lieutenant Gouverneur* du Territoire de Pondichéry, et sa suite ! Pas moins !

Cette visite marque de façon très officielle la place éminente qu'occupe l'orphelinat VUDHAVI KARANGAL, qui accueille à présent 245 garçons et filles.

LE REPORTAGE EN PHOTOS, tirées du Facebook de la visiteuse.

* Le Lieutenant Gouverneur du Territoire est nommé par le Gouvernement central. Sur l'organisation politique du Territoire voir WIKIPEDIA.

 

Une visite surprise chez VUDHAVI KARANGAL !!!!!
Une visite surprise chez VUDHAVI KARANGAL !!!!!
Une visite surprise chez VUDHAVI KARANGAL !!!!!
Une visite surprise chez VUDHAVI KARANGAL !!!!!
Une visite surprise chez VUDHAVI KARANGAL !!!!!

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Les Enfants des rues de Pondichéry
12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 06:05

Nos amis de ENFANTS DES RUES DE PONDICHERY - BRETAGNE nous annoncent une très belle soirée artistique samedi 18 février à partir de 20h à BETTON, à la Galerie Espace Expo.

C'est la Chorale de l'Illet qui s'y produira, dirigée par Eleonore LELAMER, avec la participation du trio vocal "The Ladies" !

Le répertoire proposé sera constitué de chansons du monde - pour voyager dans le temps et l'espace - ainsi que du jazz.

La participation est libre, et sera intégralement reversée à notre association pour être affectée à nos partenaires de Pondichéry, l'orphelinat VUDHAVI KARANGAL en particulier.

 

Ci-après une vue du spectacle de l'année dernière.

Annonce d'un Concert de Chorale en Bretagne !!

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Les Enfants des rues de Pondichéry
27 décembre 2016 2 27 /12 /décembre /2016 15:23

Cet article, paru dernièrement sur le site de l'antenne de Nancy de l'association Les Orphelins de Pondichéry, est reproduit grâce à la gentillesse de son animatrice, Françoise Simonot-Lion.

Nous sommes sept scouts-compagnons, quatre garçons et trois filles, de 18 à 20 ans appartenant au Groupe Notre-Dame de Lourdes de la XI ième de Nancy. Nous sommes partis pendant un mois cet été du 18 juillet jusqu'au 16 août 2016 en stage de solidarité internationale en Inde du Sud, plus précisément à Pondichéry, ancien comptoir français dans le Tamil Nadu.
C'est avec grand plaisir que nous voulons témoigner de cette magnifique expérience vécue à Vudhavi Karangal comptant deux orphelinats de 130 garçons et 84 filles âgés de 4 à 25 ans.
Après avoir trouvé notre destination sur Internet grâce aux sites des "Enfants des Rues de Pondichéry" et de l'antenne de Nancy des "Orphelins de Pondichéry", nous nous sommes réunis de nombreuses fois au cours de l'année 2015-2016 pour élaborer notre projet. Pour le financer nous avons fait des extra-jobs (emballage cadeaux pour les fêtes, services aux mariages, ventes de gâteaux et création d'un site de dons kisskissbankbank).

Enfin prêts pour le départ nous avons effectué un vol de 12h, Francfort Chennai, avec une escale dans le sultanat d'Oman. Arrivés à Pondichéry nous nous sommes installés dans une chambre pour sept dans la guesthouse qui sera notre lieu de résidence durant tout notre séjour.
Dès le lendemain nous avons fait la connaissance d'Alice, fondatrice de Vudhavi Karangal qui nous a accueillis très chaleureusement. Ensuite nous avons découvert les lieux et leurs pensionnaires. Une grande maison Tamoule entourée d'un jardin accueillait les filles. A quelques kilomètres de là, un bâtiment de trois étages était destiné aux garçons.
Très vite nous avons fait connaissance avec les jeunes en échangeant en anglais. Tous semblaient heureux de nous voir. Nous étions rassurés et prêts à passer un mois en leur compagnie !

Des scouts de Nancy chez Vudhavi Karangal en été 2016

Une journée type se déroulait de la façon suivante :

  • Matin : travaux divers dans le bâtiment en construction destiné aux plus grands (peinture, ponçage de grilles, aide à la maçonnerie). Tous ces travaux, effectués dans la bonne humeur étaient supervisés par le mari d'Alice, Maran, qui nous guidait de ses bons conseils.
  • Déjeuner sur place
  • Après-midi : Jeux partagés avec les enfants à leur retour de l'école et aide à la préparation du repas du soir.
Des scouts de Nancy chez Vudhavi Karangal en été 2016 Des scouts de Nancy chez Vudhavi Karangal en été 2016

Les moments que nous préférions étaient ceux où nous étions en contact direct avec les jeunes et où nous avions plaisir à partager leurs activités : atelier dessin, musique, danse. C'était un vrai bonheur de les observer et de voir combien ils étaient sérieux, concentrés lors de ces réalisations. Nous aimions aussi les voir se détendre en courant dans la cour après les poules, le chien ou le chat ! Nous leur avons appris des chants et des jeux scouts.

Des scouts de Nancy chez Vudhavi Karangal en été 2016 Des scouts de Nancy chez Vudhavi Karangal en été 2016

Ce qui nous a surpris c'est de constater qu'ils étaient très disciplinés lors notamment des repas qu'ils allaient prendre dans l'ordre, rang par rang sans bousculade. Ils récitaient avec grand sérieux une forme de prière en remerciement du repas, ces enfants pouvant être hindous, musulmans ou chrétiens.

Des scouts de Nancy chez Vudhavi Karangal en été 2016

Quand nous arrivions le matin à l’orphelinat et en repartions le soir ils se précipitaient vers nous pour nous saluer et nous étions extrêmement touchés par leurs sourires et leur enthousiasme.

Les quatre derniers jours de notre projet nous sommes partis à la découverte des villes proches de Pondichéry et nous avons pu admirer les temples hindous et leurs sculptures très pittoresques, comme ceux de Chidambaram (Temple Thillai Nataraja) ou de Thanjavur (Temple de Brihadesvara).
De retour à l'orphelinat nous avons participé le 15 août à la fête de l'Indépendance qui a donné lieu à de multiples réjouissances (danses, théâtre, chants). C'était à la fois très gai mais aussi très émouvant pour nous, en particulier quand Alice a prononcé le discours de remerciements qui nous était destiné. Beaucoup d'entre nous n'ont pu retenir leurs larmes tant nous étions tristes de quitter cette grande famille qui nous avait accueillis avec tant de chaleur.

Des scouts de Nancy chez Vudhavi Karangal en été 2016

Cette expérience sera pour nous très marquante. Nous n'oublierons jamais les visages souriants de ces enfants pourtant si éprouvés par la vie qui ont su nous donner leur confiance et étaient tellement heureux de partager leur quotidien avec nous.
Nous sommes admiratifs devant la force et le courage d'Alice et Maran qui avec tant de conviction et d'amour parviennent à redonner à ces enfants l'espoir d'une vie où ils pourront se réaliser au mieux de leurs espérances.
Nous avons aussi beaucoup d'estime pour tous ceux, qui en France, comme Agnès, Françoise, Michel et tant d'autres, se mobilisent avec constance et efficacité pour soutenir cette si belle action au service des enfants.

Marie-Ly

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Les Enfants des rues de Pondichéry
17 décembre 2016 6 17 /12 /décembre /2016 09:44

L'an dernier, en novembre, des pluies diluviennes ont causé dégâts et morts (plus de 500) dans le Tamil Nadu et dans le Territoire de Pondichéry.

L'orphelinat VUDHAVI KARANGAL avait été inondé.

Rappel de l'article de notre blog Inondations à Pondichéry: des images

Depuis les travaux envisagés pour protéger l'orphelinat VUDHAVI KARANGAL ont été réalisés: complément de mur du côté de la rivière, rehaussement du seuil de l'entrée principale, creusement d'un puits muni d'une moto-pompe devant recueillir puis évacuer les eaux.

Ces travaux ont été financés par la branche de Nancy, gérée par Françoise Simonot-Lion, de l'association Les Orphelins de Pondichéry. 

Bien entendu, aucune aide n'est à espérer du côté des autorités.

VUDHAVI KARANGAL ne peut exister que grâce à ses sponsors locaux et étrangers.

Voici l'article de Françoise Simonot-Lion et Matthieu de Lamarzelle, datant de février dernier qui retrace cet évènement.

Février 2016 – Après les inondations, la vie reprend à Vudhavi Karangal

 

Arrivés à Pondichéry la veille, encore tout frémissants de la chaleur qui nous sort de notre hiver français, nous prenons le chemin de Mahatma Gandhi Road pour rendre visite à Alice et Maran. Dans nos poches, près de 2800 € pour les aider à remettre en état la maison des garçons après les inondations qui ont frappé le nord du Tamil Nadu et en particulier tout le territoire de Pondichéry à la fin novembre.

En cette fin d’année 2015, des pluies torrentielles s’abattent sur la région. La ville de Chennai est cernée par les eaux. De nombreux villages sont sinistrés, l’eau traverse les toits, détruit les murs, pénètre dans les maisons. Pour sauver les villages en amont de la rivière Gingee, les autorités ouvrent les barrages en amont de Nonankuppam provoquant la montée des eaux jusqu’à l’embouchure de la rivière qui borde l’orphelinat. À ce déluge tombant du ciel s’ajoute en une nuit la crue de la rivière qui rapidement envahit la cour de la maison des garçons. Alice et Maran, appelés d’urgence pendant la nuit, arrivent sur place immédiatement et trouvent un quartier submergé par l’eau. Ils gagnent à pied la maison des garçons, dans un fleuve de boue qui leur arrive à la taille. Impuissants devant cette eau boueuse qui continue à monter, ils voient l’eau arriver 3 marches avant le réfectoire, puis entrer dans la cuisine juste avant que le niveau ne commence à baisser. Alice et Maran restent jusqu’au matin en attendant que la situation se stabilise. C’est alors l’heure des premiers constats qui ne laissent guère de place au découragement. Immédiatement, il faut mettre sur pied un plan d’action d'urgence afin de sauver ce qui pouvait l’être et surtout préserver les enfants. Les toilettes ont été épargnées de justesse, les dortoirs, la salle à manger et l’atelier n’ont pas été touchés. Par contre, le préau a été submergé et tout ce qu’il contenait est devenu inutilisable (fournitures scolaires, livres, meubles, etc.) Les instruments à percussion utilisés dans la musique carnatique ont été gravement endommagés par l’humidité et doivent être remplacés. En se retirant, l’eau a laissé derrière elle dans la cour une mare de boue qu’il faut évacuer. Pendant 15 jours, il n’y a pas eu d’eau potable dans la maison, ce qui signifie pas de possibilité de faire la cuisine ni de se laver. Alice fait alors appel à d’autres associations pour les repas et la livraison d’eau potable. Les enfants ne peuvent pas aller à l’école durant ces deux semaines et Alice, en plus de la logistique à mettre en place, des enfants à soigner (5 cas de dengue), a le souci d’occuper les garçons pour leur maintenir une vie aussi normale et aussi structurée que possible (jeux, musique, etc.).

Lors de notre visite en février, la vie avait repris son cours normal et les enfants avaient réintégré l’école. Comme toujours Alice et Maran ont fait face avec efficacité et courage à la situation ; ils en tirent des leçons et étudient actuellement comment protéger la maison de tels problèmes qui, hélas, ne sont pas rares dans cette partie du monde ; ils prévoient notamment de reconstruire rapidement le mur qui sépare le terrain sur lequel se trouve la maison des garçons de la berge de la rivière en creusant, cette fois, des fondations profondes ; la réfection prochaine de la chaussée est programmée par la municipalité et sera complétée au niveau de la maison des garçons par une surélévation de la voirie formant une sorte de dos d'âne au niveau du portail d'entrée, ceci afin de freiner les écoulements lors d'une prochaine crue,

Les inondations en Inde ne sont pas rares. Le changement climatique frappe aussi ce pays : sécheresse catastrophique dans le sud l’Inde, cours d’eau à sec, paysans endettés, moussons irrégulières, et ponctuellement cyclones (souvenons-nous de Thane qui a soufflé sur Pondichéry en 2011 en faisant d’importants dégâts) et pluies torrentielles et meurtrières comme en fin 2015. Une urbanisation mal ou non contrôlée, des réseaux d’assainissement sous dimensionnés, des constructions trop proches  des rivières, tout ceci contribue aussi à la fragilité d’un écosystème déjà soumis à des conditions climatiques  chaotiques.

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Les Enfants des rues de Pondichéry
14 décembre 2016 3 14 /12 /décembre /2016 14:16

Il y a peu, nous recevions des nouvelles de Kandhane, qui nous raconte qu'il est à Luanda (Angola) et qu'il participe à un camp médical !!!

Ce garçon, entré en 1988 à l'orphelinat à l'âge de 6 ans, y restera 18 ans !! Il en sort avec un diplôme d'infirmier en poche.

Un grave accident - il tombe lourdement sur le dos et doit être opéré à Coimbatore dans le plus réputé hôpital du sud de l'Inde, avec le financement de notre association - aurait pu le rendre grabataire pour la vie.

Le récit sur notre blog, ICI

Il se remet et se fait embaucher dans une compagnie maritime indienne à Chennaï.

Il voyage, revient régulièrement chez Vudhavi Karangal, qu'il considère comme étant sa vraie famille !!!

Un bel exemple de la qualité du travail d'Alice et son mari.

Voici des photos récentes de Kandhane.

 

 

KANDHANE (à gauche) avec Alice et deux autres garçons de l'orphelinat, Mohan et AppanRaj

KANDHANE (à gauche) avec Alice et deux autres garçons de l'orphelinat, Mohan et AppanRaj

Kandhane, un ancien de Vudhavi Karangal, en Afrique !!!
Kandhane, un ancien de Vudhavi Karangal, en Afrique !!!
Kandhane, un ancien de Vudhavi Karangal, en Afrique !!!
Kandhane, un ancien de Vudhavi Karangal, en Afrique !!!
Kandhane, un ancien de Vudhavi Karangal, en Afrique !!!
Kandhane, un ancien de Vudhavi Karangal, en Afrique !!!
Kandhane, un ancien de Vudhavi Karangal, en Afrique !!!
Kandhane, un ancien de Vudhavi Karangal, en Afrique !!!
Kandhane, un ancien de Vudhavi Karangal, en Afrique !!!
Kandhane, un ancien de Vudhavi Karangal, en Afrique !!!

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Les Enfants des rues de Pondichéry
21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 17:50

L'article que nous présentons ci-après a été écrit par Céline Combes il y a quelques années (en 2012), après une visite à l'orphelinat VUDHAVI KARANGAL.

Nous en profitons ici pour l'en remercier bien vivement.

Un sourire empreint d’espoir ne la quitte jamais. Elle, c’est Alice Kalaimagal THOMAS. Cette femme, débordante de générosité, œuvre depuis 1991, avec son mari Maran, à sauver des orphelins du Territoire de Pondichéry. Ils sont actuellement les pierres angulaires de deux orphelinats accueillant 115 garçons pour l’un et 32 filles pour l’autre. Leurs « 147 enfants », comme ils plaisantent à dire, reçoivent tous une éducation plurielle où les arts occupent une place majeure. (1)

(1) Aujourd'hui ,en 2016, il y a plus de 220 garçons et filles

« Nous avons dès le début voulu mettre en exergue les talents de nos jeunes. Il fallait canaliser leur énergie, développer leur confiance en eux, leur faire oublier un passé souvent difficile. Et comme Maran était musicien nous avons pensé que la musique serait le meilleur média à utiliser » déclare Alice, sous le regard attendri de ses proches. Les week-ends des enfants sont dès le début de l’aventure consacrés à la pratique des instruments folks (Thappu, Odukay, Dhol, Phambher (1) ) à laquelle s’ajoute un enseignement des danses traditionnelles accompagnant ces musiques. Cet enseignement est alors complété par celui du yoga.

En 2004, ils rencontrent Raghunath Manet (chorégraphe, danseur de bharata natyam (2), musicien et chanteur). Touché par l’énergie débordante de cette grande famille, il propose généreusement son soutien en organisant des cours de danse et de musique traditionnelles au sein de l’orphelinat de garçons. Ainsi, la Veena (3) est introduite, un répertoire musical et de danses se crée alors année après année (Silambattam (4), Pulliyattam (5)…).

(1) Instruments de percussion.

(2) Danse de l’Inde du sud, traditionnellement pratiquée par des femmes.

(3) Instrument à cordes.

(4) Danse avec bâtons.

(5) Danse du tigre.

A gauche, une veena - A droite, un kadamA gauche, une veena - A droite, un kadam

A gauche, une veena - A droite, un kadam

Dès 2007, une troupe voit le jour au sein de l’orphelinat de garçons. « Nous avions très envie de montrer aux garçons qu’ils avaient autant de valeur que les autres enfants, mais également nous voulions montrer au monde extérieur ô combien nos enfants sont talentueux ! » précise Alice, en feuilletant fièrement les photos des dernières représentations artistiques des jeunes.

Tous les garçons sont initiés à la musique et à la danse. En grandissant, ils choisissent de se spécialiser : musiciens, danseurs, régisseurs son ou lumière… Dès leur première performance sur la plage, en 2006, où 10 000 personnes les applaudissent pour fêter le nouvel an, le succès est assuré. Ils sont alors conviés à jouer dans le Territoire et dans le Tamil Nadu proche pour des festivals dans des temples, lors de mariages, d’anniversaires, de meetings… Le gouverneur de Pondichéry les sollicite même en 2011 pour l’inauguration du département touristique du Territoire.

A gauche, danse silambam - A droite, danse du FeuA gauche, danse silambam - A droite, danse du Feu

A gauche, danse silambam - A droite, danse du Feu

« Cette année les garçons se sont produits plus de vingt fois, mais cela se passe toujours en dehors des périodes d’examens scolaires » souligne Alice, en ouvrant dignement le livre du Gouverneur de Pondichéry où est photographiée la troupe à ses côtés. « Nous ne disons jamais qu’il s’agit d’orphelins. Nous voulons que les gens les apprécient pour ce qu’ils sont, pour ce qu’ils font, et non pour leur situation personnelle souvent très complexe ».

Les recettes reçues lors de ces prestations aident à financer les enseignants des disciplines artistiques, les transports, mais aussi à entretenir tout le matériel (instruments, costumes, accessoires tels que Kavadi (1) ou Salangai (2), lumières, tables de mixage…) acquis avec l’aide d’ONG françaises telles que Enfants des rues de Pondichéry, Diwali Solidarité Pondichéry… Lorsque, exceptionnellement, un petit surplus d’argent est dégagé, il est directement affecté aux frais de fonctionnement de l’orphelinat.

(1) Demi-cylindre coiffant les têtes des danseurs.

(2) Bracelets de clochettes que les danseurs accrochent à leurs pieds pour marteler le rythme des danses.

A gauche, la danse des bâtons - A droite, une paire de salangai, pour les danseurs de BharataNatyamA gauche, la danse des bâtons - A droite, une paire de salangai, pour les danseurs de BharataNatyam

A gauche, la danse des bâtons - A droite, une paire de salangai, pour les danseurs de BharataNatyam

En revanche, en ce qui concerne la troupe de l’orphelinat de filles, celle-ci en est à ses balbutiements. A l’heure actuelle (1), ce groupe se cantonne à des représentations intra-muros lors d’accueil de visiteurs (la culture indienne surprotégeant la gent féminine).

(1) Aujourd'hui, les filles de l'orphelinat dansent dans les temples.

A gauche, les filles dansent dans un Temple de Pondy - A droite, une fête dans leur maisonA gauche, les filles dansent dans un Temple de Pondy - A droite, une fête dans leur maison

A gauche, les filles dansent dans un Temple de Pondy - A droite, une fête dans leur maison

Ce qui frappe, en admirant ces jeunes pour la première fois, c'est leur vitalité, leur joie de vivre mais également leur autonomie. Chacun trouve une place singulière au sein de ces petites compagnies artistiques. Aucun enfant ne semble désintéressé de cette effervescence culturelle. « Les enfants sont très fiers et contents. De plus, à présent, dans leurs établissements scolaires, on nous demande de venir jouer » déclare avec humilité Alice dans un rire discret.

Avec ces quelques années de recul, Alice Kalaimagal THOMAS pointe l’impact positif de cette expérience artistique sur le bien-être des enfants. Ainsi, avec son époux, ils sont parvenus non seulement à rassembler l’ensemble des jeunes autour d’un projet fédérateur en créant un climat jovial, mais ils leur ont également permis de s’épanouir dans un domaine culturel qui leur était étranger. « Aujourd’hui deux garçons en ont fait leur métier, ils enseignent la musique dans les établissements scolaires et ont créé leur troupe bien qu’il soit très difficile en Inde de gagner sa vie grâce aux arts.»

Alice Kalaimagal Thomas :

«IT’S GREAT SAVING CHILDREN, BECAUSE THEY ARE THE FUTURE GENERATION»

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Les Enfants des rues de Pondichéry
22 octobre 2016 6 22 /10 /octobre /2016 07:48

En juin dernier 10 étudiants en orthophonie, membres de l'Oeéo (1), l'association humanitaire du centre de Formation en Orthophonie de Toulouse, ont effectué un stage de 3 semaines chez notre partenaire SATYA SPECIAL SCHOOL. Marie G., Margaux S., Tom L., Marie D., Priscillia F., Clara B., Marjorie R. et Morgane P. composaient cette belle équipe qui s'est également rendue chez notre partenaire VUDHAVI KARANGAL.

(1) Organisation d'Entraide des Etudiants en Orthophonie

Voici des photos et leur compte-rendu !

L'équipe au grand complet, avec le chauffeur d'un auto-rickshaw

L'équipe au grand complet, avec le chauffeur d'un auto-rickshaw

Nous sommes partis à 10, fin juin / début juillet durant un peu plus de 3 semaines pour une magnifique aventure. Nous sommes allés découvrir la Satya Special School, centre qui accueille de nombreux enfants, porteurs de handicaps physiques ou mentaux très variés et de tous âges (de 3 à 18 ans).

Les premiers jours nous ont permis de comprendre le fonctionnement de la structure, de rencontrer les différents intervenants (teachers, speech therapists, bénévoles, helpers). Mais aussi de rencontrer les enfants, commencer à les connaître, les habituer à notre présence. Les enfants nous ont tous très bien accueillis avec leurs sourires sans fin et quelques « Hello !» lancés par-ci par-là. Dès le début nous savions que ce serait un immense plaisir de réaliser nos activités avec eux. C'est plein d'entrain et d'énergie, de bonne humeur et d'intérêt qu'ils nous ont permis de partager leur quotidien d'enfants et de les accompagner pour un tout petit moment sur la route de leur développement.

La Satya Special School est en fait un ensemble de différents bâtiments accueillant chacun des publics un peu différents, en âge et/ou en type de handicap. Nous avons donc décidé de nous séparer en 3 groupes pour pouvoir réaliser des activités sur 3 bâtiments différents : 3 personnes au MD (Multiple Disorders) building, 3 personnes au Main Building et 4 au VTC (Vocation Training Center).

Les différents bâtiments répondent à des besoins correspondant aux enfants accueillis. Nous avons donc réalisé différents ateliers en fonction des besoins :
– Eveil sensoriel : notamment grâce au toucher : tissus avec différentes textures, ateliers d'éveil où les enfants devaient retrouver le tissu qui correspondait à celui collé dans le cahier, stimulation au toucher avec de la pâte à modeler, massages.
– Les praxies : avec des jeux de parcours, « une comptine des praxies » (notamment pour des enfants avec un défaut de continence labiale). Elles sont nécessaires à la bonne articulation et co-articulation des sons de la parole.
– Le souffle avec course de balles de ping-pong en les faisant avancer par le souffle,
l'utilisation de bulles, de pailles et de ballons de baudruche, peinture (souffler sur une goutte de peinture à travers une paille pour l'étaler)
– La respiration
– Des petites histoires multisensorielles : soit des lectures d'histoire en anglais (traduites en tamoul par les teachers), soit invention de deux petites histoires autour du thème du handicap et de l'amitié avec appui sur des personnages dessinés, des bulles, les sons des animaux.
– Autour du nombre (conversion des quantités avec la pâte à modeler qu'on transforme selon différentes formes (boules, boudins, crêpes), marelles avec des objets dans les cases, équivalence en mettant le même nombre de balles dans 2 caisses)
– Utilisation de la méthode Dynamique Naturelle de la Parole (DNP), sous différentes formes : associer un son à un geste (qui est souvent générateur de la parole) : Vocalisation sur des voyelles avec les couleurs, articulation des consonnes) ou à un massage sur l'enfant ou à un trait de peinture. La DNP permet la visualisation des sons et leur différenciation grâce aux mouvements. Nous avons réalisé que les enfants et les plus grands, intéressés et enthousiastes, étaient très réceptifs à cette méthode, en particulier avec la peinture. Nous avons même remarqué une amélioration dans la prononciation et la production de quelques syllabes chez certains d'entre eux.
– Socialisation et dynamique de groupe : musique / danse, jeux collectifs, atelier sur la
présentation de soi.

A la fin de notre séjour, nous avons souhaité donner tout le matériel dont nous nous étions servi aux personnes, teachers et helpers, qui continuent de s'occuper des enfants toute l'année. Ils ont été de vrais partenaires sur place, participant à nos activités, nous expliquant tout ce que nous devions savoir.

Espérant qu'ils réutilisent nos ateliers et en créent de nouveaux, nous avons laissé sur place :
– les marionnettes-doigts, les tissus, des petites boîtes qui font du bruit, des toupies utilisées lors des ateliers sensoriels mais aussi les petits personnages de nos histoires
– les cahiers récapitulatifs sur tout ce qui a été fait avec chaque groupe, notamment ceux concernant la DNP
– le petit cahier sensoriel avec des bouts de tissus de différentes textures.

Nous avons eu la chance d'avoir de réels partenaires sur place qui nous ont rendu les choses beaucoup plus faciles : en nous présentant, nous donnant des détails sur la culture indienne, ses codes et sa richesse, en nous renseignant sur le fonctionnement de la structure, etc...
Nous remercions particulièrement Michel Berthet et Judykaël qui nous ont beaucoup apporté, notamment humainement, et accompagnés tout au long de ce séjour.
Cette expérience nous aura donc permis d'aller à la rencontre de la culture indienne et de sa société. Comprendre ses richesses comme ses difficultés. Et bien au-delà, nous avons pu rencontrer des personnes hors du commun qui nous ont fait grandir et que nous n'oublierons jamais.

Merci à tous !

SATYA: à gauche, Tom avec le petit Sarvesh - Au centre et à droite : avec des grands.SATYA: à gauche, Tom avec le petit Sarvesh - Au centre et à droite : avec des grands.SATYA: à gauche, Tom avec le petit Sarvesh - Au centre et à droite : avec des grands.

SATYA: à gauche, Tom avec le petit Sarvesh - Au centre et à droite : avec des grands.

Avec les filles de l'orphelinat VUDHAVI KARANGAL. A droite, distribution de jeux.Avec les filles de l'orphelinat VUDHAVI KARANGAL. A droite, distribution de jeux.Avec les filles de l'orphelinat VUDHAVI KARANGAL. A droite, distribution de jeux.

Avec les filles de l'orphelinat VUDHAVI KARANGAL. A droite, distribution de jeux.

Avec les garçons de l'orpheliant VUDHAVI KARANGAL.Avec les garçons de l'orpheliant VUDHAVI KARANGAL.Avec les garçons de l'orpheliant VUDHAVI KARANGAL.

Avec les garçons de l'orpheliant VUDHAVI KARANGAL.

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Les Enfants des rues de Pondichéry
30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 15:21

Hier, à l'orphelinat VUDHAVI KARANGAL (VK) c'était la FÊTE !

Les pensionnaires actuels, avec de nombreux anciens, ont célébré l'anniversaire de Maran, le mari d'Alice, les animateurs de VK depuis 25 ans !!

VUDHAVI KARANGAL c'est vraiment une famille de plus de 230 enfants...

Dès le lendemain nous avons obtenu les photos prises par les grands garçons !

Donc, place aux photos !!

A gauche, photos souvenirs et à droite, discours d'ouverture du programmeA gauche, photos souvenirs et à droite, discours d'ouverture du programme

A gauche, photos souvenirs et à droite, discours d'ouverture du programme

Un gâteau GEANT !! Mais il est vrai qu'il y a plus de 240 participants à la fête !!Un gâteau GEANT !! Mais il est vrai qu'il y a plus de 240 participants à la fête !!

Un gâteau GEANT !! Mais il est vrai qu'il y a plus de 240 participants à la fête !!

A gauche, comme il se doit, Maran offre un morceau de gâteau à Alice. A droite, le programme artistique commence !!A gauche, comme il se doit, Maran offre un morceau de gâteau à Alice. A droite, le programme artistique commence !!

A gauche, comme il se doit, Maran offre un morceau de gâteau à Alice. A droite, le programme artistique commence !!

Encore d'autres images de cette belle soirée offerte pour honorer Maran !Encore d'autres images de cette belle soirée offerte pour honorer Maran !

Encore d'autres images de cette belle soirée offerte pour honorer Maran !

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Les Enfants des rues de Pondichéry