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7 février 2016 7 07 /02 /février /2016 19:40
Pour faciliter le projet solidaire d'étudiants en orthophonie

L’été prochain, 10 Toulousains étudiants en orthophonie, membres de l’Organisation d’entraide des Étudiants en Orthophonie (Oeé0) se rendront à Pondichéry pour une période de trois semaines de volontariat chez notre partenaire SATYA SPECIAL SCHOOL, afin de partager expériences et connaissances avec le personnel de cette structure qui accueille en externat plus de 700 enfants handicapés mentaux, et participer aux soins, bien sûr.

Ils interviendront également chez notre partenaire VUDHAVI KARANGAL, en week-end.

Pour financer leur projet et en outre apporter une contribution financière à SATYA SPECIAL SCHOOL, ils utilisent la plateforme de crowdfunding (financement participatif) COLLEO.

Vous pouvez les aider.

Pour accéder au projet décrit dans la plateforme, il vous suffit de cliquer ICI

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Les Enfants des rues de Pondichéry
7 février 2016 7 07 /02 /février /2016 18:03

En août dernier, 8 jeunes gens*, élèves ou récents diplômés en ostéopathie, membres de l'association ÉTUDIANTS OSTÉOPATHES DU MONDE** (EOM) débarquent à Pondichéry pour une mission d'intervention chez SATYA SPECIAL SCHOOL, l'orphelinat VUDHAVI KARANGAL et l'association VOLONTARIAT. Ils sont accompagnés par un ami photographe, Vincent Lejalé.

* par ordre alphabétique: Antoine, Dany (Présidente), Fanny, Gabriel, Hélène, Nolwenn, Tiphaine et Virgine.

** eom.isop@gmail.com
Page Facebook : « EOM-Etudiants Ostéopathes du Monde »
Adresse : EOM - 40 avenue du Maréchal Foch - 93 360 Neuilly-Plaisance France

Ci-après le récit, par Hélène, de leur passage chez les garçons de VUDHAVI KARANGAL.

La première chose marquante en arrivant dans la cour poussiéreuse de l’orphelinat de Vudhavi Karangal est l’extraordinaire aspect de ruche des lieux : des enfants, partout, par dizaines et de tous âges marchant, courant, jouant, criant dans un brassage permanent.
Une multitude de petits visages curieux qui entourent bien rapidement le minibus dans lequel nous sommes entassés.
Pas de fausse pudeur à Vudhavi Karangal : à peine le premier pied est-il posé que nous sommes accueillis par un joyeux cortège, apparemment très à l’aise avec les nouveaux visiteurs.
Les plus petits nous observent de leurs grands yeux sombres tandis que les grands claquent déjà dans nos mains, enchantés de trouver de nouveaux partenaires de jeu : les prénoms sont échangés dans un joyeux mélange d’anglais et de tamoul et, déjà adoptés, on nous emmène jouer sous le grand préau.

La visite de l’établissement par Maran, le responsable avec Alice, nous fait découvrir le sein de cette fourmilière : 130 garçons de 5 à 18 ans, cohabitant sous le même toit et vivant, mangeant, dormant et étudiant tous ensemble.
Un air de grande famille : ici l’individuel n’existe pas, chacun, du plus jeune au plus âgé contribue au bon fonctionnement par le biais de petites tâches : ménage, cuisine, lessive…
Elles sont nombreuses et les garçons sont bien occupés, entre l’école et la vie à l’orphelinat.

Vient le moment de la visite des salles de classe : les enfants ont en effet accès à de nombreuses activités au sein de l’orphelinat : danse, chant, musique (guitare, piano, percussions, etc), yoga, arts plastiques, anglais : les stimulations sont nombreuses et expliquent l’extraordinaire maturité et aptitudes des petits dans tous les domaines.
Maturité également car la plupart ont un passé très lourd, qu’ils soient orphelins ou non, fait qui peut s’oublier rapidement devant le bien-être apparent des petits.
Nous assistons au cours d’anglais où les élèves répètent inlassablement le dialogue inscrit au tableau : « Hello, what’s your name, how are you, what do you study» ; les mots deviennent une comptine répétée en boucle, encore et encore, nous laissant comme hypnotisés.

Des ostéopathes chez les garçons de VUDHAVI KARANGAL

Rapidement, nous nous installons dans la salle de musique et posons au sol de petits tapis de gymnastique qui vont permettre aux enfants de s’allonger pour se faire traiter.
Chacun arrive dans un ordre précis, et les garçons se tiennent raides et sérieux, presque trop sérieux, nous tendant cérémonieusement leur fiche médicale. De nombreux regards nous observent dans les encoignures de porte, et on devine une grande curiosité quant à notre pratique. Nous rassurons l’assemblée en comparant notre pratique, pour simplifier, à des « healing massages ».
Timides au début, puis rassurés par l’apparente innocuité de nos traitements, les garçons se laissent manipuler sans broncher et se détendent peu à peu.
C’est le moment de partager sur les douleurs, les petits bobos et les tracas de chacun, mais le constat reste unanime : ces enfants sont bien encadrés au niveau médical, et ils sont en bonne santé physique.

Des ostéopathes chez les garçons de VUDHAVI KARANGAL

C’est au niveau ostéopathique que l’aventure commence : poser la main sur ces petits corps curieux, et leurs tissus, qui nous révèlent bien des choses.
Et là, sous nos paumes, les passés troubles, et la violence pour certains refont surface.
Les tissus du corps sont tendus, durs, et les petits sont comme crispés autour d’anciennes meurtrissures.
Les crânes sont durs également, blindés, refusant de nous laisser « passer ».
Un jeune garçon de neuf ans, gêné, frotte le tatouage de scorpion qu’il porte sur le bras gauche, et balaie les questions à ce sujet d’un geste de la main et de son beau sourire blanc, posé en rempart : « Don’t worry, Aka, don’t worry » (Aka : grande sœur en tamoul)
Les plus grands commencent par faire la traduction pour les plus petits, et, intrigués, finissent par poser des questions : « Et pourquoi fais-tu cela ? Et comment sens-tu cela ? Puis-je t’aider ? »

Des ostéopathes chez les garçons de VUDHAVI KARANGAL

A nous donc de nous adapter et de jouer les professeurs : « Sens-tu comme cette articulation bouge moins bien que l’autre ? Sens-tu comme ce côté-là du ventre est plus contracté ? Et comme ce côté est tendu et respire moins que l’autre ? ».
Oui ils sentent, ils sentent même très bien et la plupart vont instinctivement vers le problème, en mettant littéralement « le doigt dessus ». Troublant, donc.
Inutile de forcer ici, les échanges et les techniques ostéopathiques se font tout en douceur et chacun sent une bienveillance gagner la pièce. Les garçons soupirent, sourient et se relâchent, osant enfin aborder des sujets qu’ils taisaient : « J’ai du mal à dormir et je fais des cauchemars » ou bien : « L’autre jour je suis tombé et depuis j’ai mal ».
Les grands frères « Ana », supervisent les séances des plus jeunes, avec beaucoup d’attention : « Mais si, souviens-toi, tu as mal ici, tu m’en as parlé ! »


Un silence règne sur la pièce mais un beau silence, à peine troublé par les pépiements en tamoul des enfants et le bruit des percussions au loin.
Dans un coin, un petit garçon dort paisiblement, épuisé par le traitement.

Des ostéopathes chez les garçons de VUDHAVI KARANGAL

Le flot de patients se tarit peu à peu et nous finissons par converser avec les plus âgés autour d’un verre de Coca. Dany, notre présidente, profite de ce temps libre pour montrer quelques enchaînements de karaté que les enfants s’empressent de reproduire… Dans de grands éclats de rire pour la plupart !
Quelques-uns nous font écouter ce qu’ils ont appris à la guitare et au piano, tandis que la plupart descendent dans la cour pour aider à la confection du repas.

Des ostéopathes chez les garçons de VUDHAVI KARANGAL

Il fait chaud, l’endroit est lumineux, et on s’y sent bien.
Le regard perdu dans le lointain, j’observe le fleuve qui coule le long de l’orphelinat, charriant quelques ordures.
Un petit garçon, des soleils au coin des yeux, me tire doucement de ma rêverie en prenant ma main : « Come on, Aka, it’s time for lunch »

Des ostéopathes chez les garçons de VUDHAVI KARANGAL

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Les Enfants des rues de Pondichéry
5 février 2016 5 05 /02 /février /2016 08:06
Visite mouvementée à l'orphelinat des filles de Vudhavi Karangal !Visite mouvementée à l'orphelinat des filles de Vudhavi Karangal !

Un représentant de l'ancien monde qui s'écroule,

deux jeunes filles d'un pays émergent qui l'aident à se relever…

L'allégorie est assez belle !

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Les Enfants des rues de Pondichéry
3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 10:20
VUDHAVI KARANGAL, été 2015: l'atelier de couture.
VUDHAVI KARANGAL, été 2015: l'atelier de couture.

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Les Enfants des rues de Pondichéry
1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 18:34
Marcher pour un projet: la baie du Mont Saint-Michel à pied

Notre prochaine traversée à pied et commentée de la Baie du Mont-Saint-Michel est programmée au dimanche 19 juin 2016.

Le départ aura lieu le matin du Bec d’Andaine,en Normandie, à 10 h, pique-nique au Mont-Saint Michel et retour vers 16 h avec le pot de l’amitié.

Ce sera la SIXIÈME édition de cette marche pour la solidarité !

Pour s'inscrire, c'est simple, utilisez l'outil de communication ("contact") de notre blog.

Ou bien remplissez directement le bulletin ci-après.

LE BULLETIN D'INSCRIPTION

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Les Enfants des rues de Pondichéry
1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 12:08

Chitra Shah est la directrice (bénévole) de SATYA SPECIAL SCHOOL, notre partenaire de Pondichéry qui accueille en externat plus de 700 enfants handicapés mentaux.

SATYA SPECIAL SCHOOL est notre partenaire depuis 2009.

Nous avons en particulier financé il y a quelques années un mini van TATA Winger afin de permettre aux équipes soignantes de SATYA de prendre en charge des enfants des zones rurales du Territoire de Pondichéry.

En 2015, nous avons accordé une subvention de 5000 € affectée à la construction du Village Center de Kodathur.

Chitra Shah nous livre ici son parcours.

Chitra Shah, un parcours...
Chitra Shah, un parcours...
Chitra Shah, un parcours...

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Les Enfants des rues de Pondichéry
22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 14:29
Nos voeux pour l'année qui commence

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Les Enfants des rues de Pondichéry
17 janvier 2016 7 17 /01 /janvier /2016 04:58

Véronique Piaser-Moyen a visité l'orphelinat VUDHAVI KARANGAL dimanche 3 janvier, et nous a fait parvenir une très belle série de photos que nous présentons ci-dessous.

Véronique est une artiste.

Vous pouvez visiter son site: http://www.piasermoyen.com/

Remarque 1: les photos mises en ligne ont été allégées pour des raisons de vitesse de chargement...au détriment de la qualité.

Remarque 2: les photos ne peuvent en aucun cas être utilisées sans l'accord de l'auteure.

Véronique Piaser-Moyen chez Vudhavi Karangal: des photos !
Le jeune Avinash, arrivé chez VK à l'âge de 2 ans et demi...

Le jeune Avinash, arrivé chez VK à l'âge de 2 ans et demi...

Une bien belle collection !!

Une bien belle collection !!

Le dortoir

Le dortoir

Le cours de guitare

Le cours de guitare

Idem.

Idem.

Idem

Idem

Un bien beau sourire !

Un bien beau sourire !

On pose devant la belle moto.

On pose devant la belle moto.

Dans le réfectoire

Dans le réfectoire

Chez les filles, on mange par terre, suivant la tradition

Chez les filles, on mange par terre, suivant la tradition

Une des grandes pensionnaires

Une des grandes pensionnaires

Chacune lave son assiette.

Chacune lave son assiette.

Un portrait

Un portrait

Un autre portrait

Un autre portrait

Un grand sourire

Un grand sourire

Toujours le sourire...

Toujours le sourire...

Véronique Piaser-Moyen chez Vudhavi Karangal: des photos !
Les filles jouent du violon...

Les filles jouent du violon...

et de la Veena...

et de la Veena...

Pratique du Bharata Natyam, la danse classique de l'Inde du Sud

Pratique du Bharata Natyam, la danse classique de l'Inde du Sud

Véronique Piaser-Moyen chez Vudhavi Karangal: des photos !
Véronique Piaser-Moyen chez Vudhavi Karangal: des photos !
Véronique Piaser-Moyen chez Vudhavi Karangal: des photos !
Portraits...

Portraits...

Portrait.

Portrait.

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Les Enfants des rues de Pondichéry
16 janvier 2016 6 16 /01 /janvier /2016 05:37
LES VOEUX DE VUDHAVI KARANGAL, en vidéo !

C'est une vidéo réalisée par des grands garçons de Vudhavi Karangal. Pour accéder aux voeux, cliquez sur le document ci-dessous.

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Les Enfants des rues de Pondichéry
1 janvier 2016 5 01 /01 /janvier /2016 10:48
Point de vue - Vous avez dit: EVEIL DE LA CONSCIENCE?

Cet article de Marius Tarin-Castells fait suite à celui paru dans ce blog il y a quelques mois et que vous retrouverez en cliquant ICI.

Vous avez dit :

ÉVEIL DE LA CONSCIENCE ?

De quoi s’agit-il exactement ?

Le thème, vous le savez mes chers Amis est difficile, délicat, subtil car pour commencer il nous faut reconnaître que le mot « Conscience » bien qu’il recouvre une réalité précise, exacte et surtout éclatante, est compris sous des aspects divers. Sa définition ne fait pas l’unanimité, loin de là.

Avant toute tentative de définition rappelons une difficulté supplémentaire pour bien saisir de quoi il s’agit: pour la plupart des scientifiques et des soi-disant cartésiens, la conscience serait le produit du cerveau ! À l’opposé pour moi et bien d’autres, la Conscience en chacun de nous, utilise le cerveau comme tout autre organe pour s’exprimer ainsi que pour se perfectionner, pour s’éveiller.

Au cours du dernier « Café-philo » animé par nos Amis Yolande Père et Roland Boisse, la question de savoir en quoi consiste cet éveil m’ayant été posée, j’ai pris un exemple qui a choqué certaines participantes. J’ai fait remarquer que les personnes qui travaillent leur conscience pour parvenir progressivement à un éveil de plus en plus intense, ne mettent pas d’enfants au monde lorsqu’elles savent d’avance qu’elles ne pourront pas les nourrir !

Cela revient à dire en termes simples et concrets que l’éveil de la conscience augmente en l’améliorant notre discernement, tout en nous rendant de plus en plus responsables de façon appropriée !

Une des questions qui dérangent est la suivante : pourquoi ne naissons-nous pas avec la Conscience complètement éveillée ???

Chaque religion, chaque école philosophique donne sa réponse. Celle à laquelle j’adhère est la suivante. Pour que le « jeu de la vie » puisse se dérouler à fond il est indispensable qu’il en soit ainsi ! C’est parce qu’Elle (la Conscience) est en grande partie endormie que l’égoïsme, la bêtise, et la méchanceté s’infiltrent en nous. Ce n’est que lorsque nous commençons à ne plus vouloir jouer le jeu de la vie (assez stupide sur bien des points selon mon ressenti) que l’envie de « nous éveiller » monte en nous. Au fur et à mesure de cet éveil la force pour accomplir les pratiques nécessaires suivantes se développe en nous.

En effet sans efforts intelligents préalables, l’instinct sexuel (animal) qui domine la conscience pousse, par exemple, des millions de personnes vivant dans une pauvreté totale à s’accoupler et à mettre des enfants au monde qui inexorablement mourront de faim.

Nous naissons tous avec une double nature : La Consciente et l’Animale. Le jeu de la vie consiste précisément dans la lutte entre ces deux natures. Si nous nous y prenons intelligemment, progressivement et au fur et à mesure de nos efforts, tous les instincts qualifiés de négatifs ou naturels en chacun de nous seront transformés en « éveil de conscience » !

À mon sens il n’est pas inutile de rappeler que la Vie, donc la Conscience n’a pas de commencement et n’aura donc pas de FIN !

Par contre par la méditation et beaucoup d’autres efforts appropriés tel le « pardon intelligent » (mots passés de mode) nous réussirons le dégagement des lois naturelles de la vie qui incluent les négatives tout autant que les positives.

Récemment Matthieu Ricard, par un groupe de scientifiques et de philosophes internationaux a été déclaré « « L’Homme le plus heureux du Monde ! » » J’adhère à fond à cette nomination ce qui me permet d’appuyer sur la notion de pardon, vertu qu’il pratique inconditionnellement.

Amis, chers Amis je vous souhaite une excellente mise en pratique dès 2016…

Marius

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Les Enfants des rues de Pondichéry