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6 novembre 2015 5 06 /11 /novembre /2015 10:27

Vanakkam !!


Bonjour à tous !
Nous sommes deux étudiantes, Camille et Salomé, parties avec dix autres amis en stage solidaire à Pondichéry pendant un mois cet été.
Voici un petit article que nous tenions à publier sur le blog pour partager notre expérience avec vous !
Notre projet débuta en septembre 2014 au sein de l’I.N.S.A. de Toulouse. Une des associations de notre établissement, INDIACTION, recherchait des volontaires pour venir en aide à cinq orphelinats du Tamil Nadu (Inde du Sud).
Après de nombreuses réunions pour former les équipes, récolter des fonds et organiser notre voyage solidaire, le 14 juillet 2015, nous sommes arrivés sur l'un des cinq anciens comptoirs français : Pondichéry.
Pour aider aux travaux de l'orphelinat VUDHAVI KARANGAL, nous étions douze, nous avions entre dix-huit et vingt-deux ans et étions très motivés.

INSA Toulouse 2015: le récit de Camille et Salomé.

Nous pourrions vous raconter notre voyage pendant des heures en vous décrivant l’excellente organisation de l’orphelinat du matin au coucher. Mais dans cet article nous préférons écrire le plus beau de notre expérience : ce que nous avons ressenti, là-bas, à l'autre bout du monde, dans cette grande famille qu'est l'orphelinat VUDHAVI KARANGAL.
Pour ce qui est du chantier, finalement nous n'y avons pas beaucoup travaillé contrairement à ce que nous nous imaginions. Bien que légèrement frustrés au départ, nous avons vite compris en discutant avec Michel (1), que l’important « it is not to do, it is to be ! »(2). Le simple fait d'être là chez eux, de jouer avec les enfants, d'aider les plus grands à faire la cuisine et de rigoler avec eux vaut bien plus que de leur construire un mur.

(1) Michel Berthet, président de l'association française Les Enfants des Rues de Pondichéry qui vient, entre autres, en aide à l'orphelinat VUDHAVI KARANGAL.

(2) L'important « ce n'est pas de faire, mais d'être. »

INSA Toulouse 2015: le récit de Camille et Salomé.
INSA Toulouse 2015: le récit de Camille et Salomé.
INSA Toulouse 2015: le récit de Camille et Salomé.

En effet, en Inde, le système des castes est encore bien présent dans la société et tous ces enfants font généralement partie des plus basses ou des hors caste. Ils ne sont malheureusement pas considérés comme les autres. Alors imaginez un peu leurs sourires, lorsque de jeunes blancs comme nous viennent pour leur serrer la main et jouer au «loup-touche-touche » pendant un mois.

INSA Toulouse 2015: le récit de Camille et Salomé.
INSA Toulouse 2015: le récit de Camille et Salomé.
INSA Toulouse 2015: le récit de Camille et Salomé.
INSA Toulouse 2015: le récit de Camille et Salomé.

Qu’ils aient cinq ou vingt ans, nous avons créé des liens tellement forts avec eux qu’il est difficile, encore aujourd’hui, de mettre des mots sur ce que nous avons partagé …
À peine avions nous franchi le grand portail de l’orphelinat que nous nous retrouvions encerclés par les petits, très heureux de nous retrouver chaque jour. Au loin, les grands continuaient leurs activités tout en nous regardant, le sourire aux lèvres, et mettant parfois leur timidité de côté pour nous adresser un grand « coucou » de la main !
Les plus petits ne parlant pas un mot d'anglais, ni nous un mot de tamoul, nous n'avions que les gestes pour nous comprendre. Et aussi surprenant que cela puisse paraître, c'était suffisant. Ils couraient vers nous avec un grand sourire, nous sautaient dessus en nous appelant « Aka »(3) et nous tiraient par la main pour nous emmener jouer, chanter, dessiner ou encore danser. Autant de moments que nous ne pourrons jamais oublier. Le simple fait de s’asseoir sur les marches et de les regarder jouer ensemble était incroyable. Ils étaient là, devant nous, se chamaillaient, s'amusaient avec les poules et se retournaient de temps en temps vers nous pour s'assurer que nous n'étions pas partis. En les voyant ainsi, on ne s’imaginait pas une seule seconde ce qui avait pu leur arriver.

(3) "Aka" : sœur, en Tamoul ( orthographe incertaine )

INSA Toulouse 2015: le récit de Camille et Salomé.
INSA Toulouse 2015: le récit de Camille et Salomé.
INSA Toulouse 2015: le récit de Camille et Salomé.

Avec les plus grands aussi nous avons passé d'excellents moments. Nous pouvions davantage communiquer, d’une part parce qu’ils parlaient anglais, et surtout parce que nous avions le même âge. Tous curieux de la culture de l’autre, nous en avons souvent discuté, ce qui nous a permis de comprendre certains aspects de la vie indienne qui, vous vous en doutez, diffère complètement de notre vie européenne.
Avec les jeunes nous nous sommes aussi rendu compte à quel point le rire était universel : au bout de quelques jours seulement nous arrivions à rigoler ensemble.

INSA Toulouse 2015: le récit de Camille et Salomé.
INSA Toulouse 2015: le récit de Camille et Salomé.
INSA Toulouse 2015: le récit de Camille et Salomé.

À la fin de nos quatre semaines à l’orphelinat, nous avions prévu de faire quelques jours de tourisme. Nos dix amis sont partis découvrir plus de pays, mais nous deux, n’arrivant pas à nous détacher de notre nouvelle famille, avons décidé de rester plus longtemps parmi eux.
Durant ces quelques jours supplémentaires, nous avons vécu chaque moment avec eux. Notamment, nous avons assisté à un spectacle dans un temple, situé à une vingtaine de kilomètres de l’orphelinat. Ce soir-là, en les aidant à se maquiller pour leur prestation, nous avons compris à quel point ce genre de représentation était important pour eux. Pendant les danses, parmi le public nous parvenions à ressentir leur joie et leur fierté de pouvoir danser devant les habitants au sein d’un lieu sacré. Nous-mêmes étions heureuses et fières de dire que nous étions leurs amies.

INSA Toulouse 2015: le récit de Camille et Salomé.
INSA Toulouse 2015: le récit de Camille et Salomé.
INSA Toulouse 2015: le récit de Camille et Salomé.

Il faut savoir aussi que la danse n’est qu’une facette de leur savoir-faire. Grâce à Alice et Maran(4), chaque jour les petits comme les grands vont à l’école, prennent des cours de chant, de musique, de dessin, de yoga, de couture, de poterie etc... Les plus grands, dès leur retour de l’université prennent leur goûter avec les petits puis font leurs devoirs mais ils préparent également le dîner et bricolent les objets abîmés. Autant de choses que nous sommes en général incapables de faire.

(4) Alice Thomas et son mari, Maran, sont les deux fondateurs et responsables de l'orphelinat VUDHAVI KARANGAL.

INSA Toulouse 2015: le récit de Camille et Salomé.
INSA Toulouse 2015: le récit de Camille et Salomé.
INSA Toulouse 2015: le récit de Camille et Salomé.

Un jour nous avons demandé à l'un des grands, Sinuvasan, si ce n’était pas trop embêtant de ne jamais avoir de temps libre. Il nous a répondu que pour lui, ce n'était absolument pas un problème, qu'au contraire il était très content de pouvoir aider Alice et Maran. Il a même ajouté qu’il ne voudrait jamais partir de l’orphelinat. Cette réponse nous a marquées car, pour nous, tout ce travail aurait été une corvée, alors que pour eux, conscients de la chance qu’ils ont de faire partie de l’orphelinat, c'est tout à fait normal.

INSA Toulouse 2015: le récit de Camille et Salomé.

Un soir, alors que nous étions en train de regarder Balaji, étudiant en deuxième année d'école d'ingénieur, réviser ses cours, nous avons été émues par le fait qu'il s'interrompe et qu'il commence à nous parler de son histoire et de sa famille.

En effet nous ne savions rien de ce qui était arrivé à tous ces enfants. Évidemment s'ils étaient ici, à l'orphelinat, ce n'était pas pour rien, mais jamais nous n'en parlions. Alors quand Balaji a commencé à nous raconter son enfance c'était bouleversant.
Nous avions les larmes aux yeux. Pas tant à cause de ce qu'il avait vécu, mais plutôt parce que justement, même après son enfance pénible, c'était un garçon extraordinaire, gentil, sérieux, drôle, plein de rêves et de volonté. Il nous a parlé de ses projets après ses études et nous a montré des photos de sa mère. À la fin de son histoire il nous a expliqué à quel point c'était agréable pour lui qu'on l'ait écouté parler. Il disait qu'ici en Inde c'était rare que les habitants s'intéressent à eux et les écoutent parce qu'ils étaient orphelins. Alors, le simple fait que nous nous soyons assises à côté de lui pour l'écouter parler et que nous nous mélangions avec tous les autres enfants après les cours et pendant les repas, c'était « soupère » disait-il.

INSA Toulouse 2015: le récit de Camille et Salomé.

À la fin de notre séjour nous étions très tristes de devoir partir et contrairement à ce que nous imaginions, les enfants l'étaient aussi. Le soir de notre départ des larmes ont coulé. Nous entendons encore aujourd’hui résonner leur voix dans nos têtes « Bye sisters ! », « Take care ! », « Please come back visit us ! », « Don't forget me ! » (5)…

5 « Au revoir mes sœurs !», « Prenez-soin de vous ! », « S'il vous plaît ! revenez nous rendre visite!», « Ne m'oubliez pas !».

INSA Toulouse 2015: le récit de Camille et Salomé.

Ce voyage a été fantastique et ces enfants, extraordinaires ! Nous avons tous beaucoup appris de ce stage solidaire. Bien que tristes d'être rentrées, jamais nous n'oublierons ces moments de bonheur que nous avons partagés là-bas, en Inde, à l'orphelinat VUDHAVI KARANGAL.

Nous remercions Michel Berthet pour son accueil à l’autre bout du monde et pour le temps qu’il passe chaque année à aider VUDHAVI KARANGAL par le biais de l'association Les Enfants des rues de Pondichéry.

INSA Toulouse 2015: le récit de Camille et Salomé.

Et nous voulons aussi adresser un grand merci à Alice et Maran pour tout ce qu'ils font pour ces enfants. Quasiment chaque semaine un nouvel enfant arrive dans cette grande famille, ce qui leur demande toujours plus de travail. Bien que permanent, leur rôle de Père et Mère ne les dérange pas. Maran lui-même nous a dit un jour : « Nous n'avons jamais de vacances, nous devons toujours nous occuper de tout, mais ce n'est pas un problème, nous aimons ce que nous faisons depuis toujours. Ce n'est pas comme un travail. »

Camille Gesse & Salomé Silas

INSA Toulouse 2015: le récit de Camille et Salomé.
INSA Toulouse 2015: le récit de Camille et Salomé.
INSA Toulouse 2015: le récit de Camille et Salomé.
INSA Toulouse 2015: le récit de Camille et Salomé.

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Les Enfants des rues de Pondichéry
31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 14:39
Notre soirée Indienne du 5 décembre à Paris
Programme détaillé !

Programme détaillé !

LES RÉSERVATIONS ENREGISTRÉES AVANT LE 15 NOVEMBRE BÉNÉFICIENT D'UN TARIF PRÉFÉRENTIEL !!!

Pour plus d'info sur les artistes, consulter les sites suivants:

pour Yanna Byls c'est ICI

et

pour Rico Péron c'est ICI

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Les Enfants des rues de Pondichéry
21 octobre 2015 3 21 /10 /octobre /2015 15:00
PROJET MEL’INDIA MEL’ARTE chez VUDHAVI KARANGAL

Création artistique BLOOMING

Du 25 Mai au 6 Juillet 2015

Le projet Mel’India Mel’Arte est de contribuer, au sein de l’orphelinat de Vudhavi Karangal à Pondichéry, à la création d’un espace de dialogue interculturel de partage et d’apprentissage basé sur la pratique artistique.

En introduction…

A l’origine de ce projet deux amis de longue date, d’origine française, partis depuis quelques années aux « Quatre coins du Monde » : Antoine, 28 ans, résident en Australie et Séverine, 29 ans, résidente au Maroc. Des amis animés par les mêmes passions, le voyage et l’art, et qui souhaitaient se retrouver à un endroit du monde pour partager leurs passions.

Une idée émerge : se rejoindre en Inde.

Un souvenir revient : l’expérience vécue par Séverine et Caroline, il y a 6 ans, avec les enfants de VK (Vudhavi Karangal)

(Pour revivre cette expérience, une page de notre blog ICI)

Un projet s’ébauche : proposer à VK d’animer un atelier avec les enfants artistes dans le but de créer un évènement artistique.

L’équipe s’agrandit : deux autres artistes, Matthieu et Laure, sont tentés par l’aventure.

Au delà de cette idée, aucune échéance véritable, rien de concret, si ce n’est de réaliser ce projet pendant la période des vacances scolaires des enfants, c’est à dire d’avril à juin 2015.

L’arrivée en Inde

En fait, avant notre départ pour l’Inde, rien en réalité n’était engagé ; nous n’avions pas communiqué d’une manière concrète avec la direction de VK et nous n’étions pas sûrs que notre projet soit accepté. Par ailleurs, nous avons dû faire face à des imprévus et aux contraintes particulières à chacun d’entre nous. Au début de cette aventure, entre interrogations sur ce voyage et l’inconnu de ce qui nous attendait, en Inde et au retour, la rupture dans nos activités avec les contraintes financières conséquentes, l’annonce de la grossesse de Séverine, beaucoup de confusion et de doutes nous ont assailli que notre détermination bien arrêtée nous a permis de dominer.

Finalement, le destin ne nous aura pas menés si loin pour rien. D’un premier entretien avec les directeurs de VK, d’une première rencontre animée par une représentation privée des enfants « artistes », nous voilà propulsés et « embarqués » dans une magnifique expérience.

Et dans quel contexte…! Pendant les dix jours de vacances scolaires qu’ils leur restaient, nous avons eu sous notre responsabilité trente cinq enfants. Des enfants et des jeunes de huit à dix huit ans, danseurs et musiciens, membres de la compagnie KALAI MAGAL IYAL ASAI PATTARI, un ensemble créé par VK pour faire connaître ces artistes encore enfants auprès du public. Des enfants auxquels, dans le peu de temps dont nous disposions, nous avions décidé de transmettre le meilleur de nous-mêmes pour qu’ils puissent découvrir à leur tour et exprimer ce qu’ils avaient de plus profond en eux.

Une séance de travail avec les enfants, Laure et Mathieu

Une séance de travail avec les enfants, Laure et Mathieu

Le déroulement

Nous avons décidé de partager notre temps entre les garçons et les filles, entre VK Boys et VK Girls.

Afin de les préparer à la création artistique, la première semaine a été consacrée à la découverte de nos « pratiques artistiques » personnelles et à celle de nos « méthodes de travail ». Et c’est sur la base de leurs réactions, interactions, intérêt et participation, que nous avons mis au point nos différents ateliers.

Puis, pour les semaines suivantes, avec la rentrée scolaire et le peu de disponibilité des enfants, nous avons décidé de passer au travail de création.

Finalement, avec le peu de temps disponible et compte tenu de ce qui pouvait être réalisable, nous avons revu nos aspirations et nos exigences ; nous avons préféré nous concentrer sur VK Boys dans l’objectif d’aboutir à une création artistique et de consacrer seulement une journée par semaine chez VK Girls pour des travaux pratiques.

En Inde, tout peut arriver, rien ne se passe comme prévu…

C’est alors qu’il faut « faire face »…, Et ça passe !!

Une autre séance de travail, avec Laure et Séverine

Une autre séance de travail, avec Laure et Séverine

Notre démarche de travail

Nous avons organisé les groupes de travail en fonction de l’attrait des enfants pour telle ou telle discipline. Nous avons constitué quatre groupes, deux avec les petits, axés sur le cirque et la danse, et deux avec les grands, axés sur des pratiques plus complexes.

Nous animions les ateliers en binôme pour permettre la mise en commun de nos différentes pratiques et méthodes de travail. Notre rôle n’était pas de « chorégraphier », au sens littéral du terme, c’est-à-dire que nous n’avons pas déterminé des figures, des mouvements et scènes chorégraphiques que les enfants auraient eu à reproduire, mais seulement cherché à leur transmettre quelques techniques qu’ils pourront introduire par la suite dans leurs propres danses, avec leur propre sensibilité et leur créativité.

Nous avons voulu leur faire comprendre que la technique n’était qu’un outil au service de leur créativité et de la création ; la technique se partage, s’apprend, mais la créativité s’exprime dans la révélation des individualités par la liberté, la spontanéité et la sensibilité de tous et de chacun.

Les grands garçons posent avant de se produire sur la scène du Visitor's Center d'Auroville

Les grands garçons posent avant de se produire sur la scène du Visitor's Center d'Auroville

Nous avons donc essayé pour cela de créer un espace de liberté à l’intérieur même des ateliers.

Les premières difficultés auxquelles nous avons été confrontés sont apparues dans la gestion de groupe, dans la compréhension de l’objectif visé et dans l’adaptation à notre méthode d’apprentissage. Première contrainte, la langue ; deuxième contrainte, la découverte de quelque chose de nouveau, de différent en termes de modalités d’animation, pour nous-mêmes, mais aussi pour les enfants, bien qu’ils aient été habitués à côtoyer des volontaires étrangers venus animer des ateliers en tout genre et que dans le cadre des ateliers dirigés par les professeurs locaux, ils apprennent et interprètent les techniques des différentes disciplines artistiques.

Tout en maintenant un espace de liberté et d’improvisation, faire émerger l’expression individuelle de chacun tout en gérant le groupe avec autorité, constituait donc pour nous un réel défi. Mais au fil du temps, nous estimons qu’un équilibre a fini par s’établir et que les enfants ont compris, consciemment ou pas, là où nous voulions les conduire.

Ce qui a été créé et réalisé a donc été le résultat d’un travail collectif, fusionnel, d’une interpénétration entre toutes ces expérimentations et tous ces talents. A partir de nos instructions, chacun faisait des propositions pour construire progressivement un projet, jouant avec les différentes techniques, les postures, les formes et les rythmes.

Ainsi, nous considérions-nous plutôt comme des chefs d’orchestre…

Nous aurons pu finalement comptabiliser une dizaine d’heures de travail avec chacun des groupes.

Avec une motivation qui ne s’est jamais « essoufflée » », nous avons « tenu », malgré des conditions de travail pas toujours favorables : absence de salles, pannes d’électricité, absence de quelques enfants, imprévus de dernière minute, chaleur, difficulté pour réunir tous les enfants en même temps, différences de niveaux entre les groupes et donc de besoins en termes de travail…

La création : « BLOOMING – ECLOSION »

Ce nom attribué à l’œuvre réalisée a couvé, puis éclos (comme son nom l’indique) au fur et à mesure du temps passé en atelier et de la maturation de chaque groupe.

Lorsque nous avons dû proposer un nom pour le spectacle que nous préparions, nous nous sommes interrogés : « quels en étaient les points forts et sur quels critères, dans le cadre des travaux faits en atelier, pouvions-nous nous appuyer pour les faire ressortir ?

Ce qui ressortait du travail mené avec les enfants, c’était, dans la diversité des techniques, la part des arts traditionnels ou modernes à introduire dans la création : baratha natyam, danses bollywood, hip hop, contemporain, capoeira, kallaripayet, jonglerie, acrobatie, yoga. Une proposition rendue possible par la motivation, mais aussi par la valorisation de chacun, la révélation, l’éclosion et la stimulation des talents. Des talents se révélant dans la diversité des propositions et dans les sourires des enfants, conscients et témoins de l’éclosion de leur créativité.

L’éclosion, c’est également le commencement, l’ouverture, une fleur qui s’ouvre et se transforme ; qui évolue par le rayonnement de chacun. C’est ce qui était fort dans nos ateliers ; c’est ce qui nous a passionné et retenant toute notre attention a donné une vie et un nom à ce spectacle :

« BLOOMING – ECLOSION"

L’espace du VISITOR CENTER d’Auroville a été choisi comme lieu de représentation pour plusieurs raisons : la beauté des lieux et la correspondance de notre projet avec celui développé à Auroville (inter culturalité, échange, partage, don, nouveauté…), avec le fait, et c’était une première, que la compagnie Kalai Magal Iyal Asai Pattari ne s’y était encore jamais produite.

Juste avant le spectacle...

Juste avant le spectacle...

Cet espace correspondait bien à ce que nous voulions transmettre et à ce que nous avons présenté.

Dans les coulisses du spectacle, nous pouvons révéler aujourd’hui que malgré toutes nos contraintes, les artistes ont fait preuve d’une grande adaptation et de beaucoup de talent. Il faut en effet savoir qu’aucune répétition générale, aucun filage n’ont pu avoir lieu avant la représentation qui auraient pu nous aider, par exemple, à affiner les transitions, tester la musique et les éclairages et mettre au point le final de la création…

Une scène du spectacle "Blooming at Auroville"

Une scène du spectacle "Blooming at Auroville"

Nos jeunes artistes ont donné le meilleur d’eux mêmes et surtout, nous ont fait partager leurs sourires, leur plaisir et leur énergie.

Pour accéder à la vidéo du spectacle, cliquer ICI

Une deuxième représentation a eu lieu par la suite, en interne au sein de VK, pour que tous les pensionnaires puissent profiter du travail de la compagnie et du spectacle.

Pour conclure…

Ce projet aura marqué les esprits et les cœurs... Les compliments sur le travail réalisé, les sourires et les remerciements de la part des enfants, des membres de VK et des spectateurs, ont justifié notre engagement et stimulé notre ardeur.

Enrichis de cette expérience, nous sommes tous repartis avec un grand sentiment de satisfaction. Cet échange aura permis, en effet, de développer les capacités de créativité et d’expression libre des enfants.

Nous avons pu constater l’engagement et l’investissement moral et physique de tous ceux qui ont participé au projet.

Pour certains d’entre eux, ce travail, dont il faut également souligner l’importance, aura permis de valoriser leur individualité, d’augmenter leur propre estime et leur confiance en eux-mêmes, de découvrir leurs propres capacités, de construire et créer différemment, d’être plus libres dans leur Art, car ces jeunes artistes, qui ont osé se dévoiler et qui se sont enrichis par la prise de conscience de leurs propres capacités, ont cette aptitude d’autonomie leur permettant de s’auto-organiser. De véritables artistes!

Les directeurs de VK ont été ravis de cette expérience qui aura permis d’offrir aux jeunes artistes une nouvelle méthode de travail, de leur faire découvrir des nouvelles techniques qu’ils pourront reprendre de manière autonome, telles que la corde, les acrobaties, la jonglerie et même le feu.

Ce spectacle pourra également être reproduit, en dehors de notre présence.

PROJET MEL’INDIA MEL’ARTE chez VUDHAVI KARANGAL

Ce projet a pu être réalisé grâce à la participation financière de l’association Méli Mélo del Mundo (77000, Vaux le Penil, France).

Toute l'équipe du projet Mel'India Mel'Arte tient à remercier l’association Meli Melo del Mundo pour sa participation, son soutien et sa confiance en ce magnifique projet.

Les membres du projet

PROJET MEL’INDIA MEL’ARTE chez VUDHAVI KARANGAL

Séverine SETTIER

Origine française, née le 17/03/1986,résidente au Maroc

Domaines professionnels : Education, Formation et Développement

Pratiques Artistiques : DANSE (hip hop, contemporain, danses africaines), Créations arts plastiques

Fondatrice et Présidente de l’association Méli Mélo del Mundo

PROJET MEL’INDIA MEL’ARTE chez VUDHAVI KARANGAL

Mathieu LAMARCHE

Origine française, né le 23/05/1991

Voyageur

Domaines professionnels : Animation / Cirque

Pratique Artistique : Jonglerie

Membre de l’association Méli Mélo del Mundo

PROJET MEL’INDIA MEL’ARTE chez VUDHAVI KARANGAL

Laure

Origine Française, née le 24/10/1993

Résidente en France

Domaines professionnels : Animation

Pratique Artistique : Danse contemporaine

PROJET MEL’INDIA MEL’ARTE chez VUDHAVI KARANGAL

Antoine GOSSELIN né le 11/06/1987

Domaines professionnels : Paysagisme, vente, restauration, maçonnerie, agriculture

Pratiques artistiques : jonglerie / mise en scène / performance pyrotechnique / sculpture

Membre fondateur de l’association Macadam Zarba

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Les Enfants des rues de Pondichéry
20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 20:03
NOTRE CALENDRIER 2016 !!!

Pour soutenir l'orphelinat VUDHAVI KARANGAL à Pondichéry , nous éditons cette année un calendrier avec 12 belles photos des enfants en N&B, que vous pouvez découvrir à la suite de cette annonce.

Notre photographe : Léa Stroh.

Il s’agit d’un calendrier de table, de format 21x15 comportant 13 feuillets recto verso.

Vous pouvez le commander pour 14€, frais de port pour la France inclus.

Chèque à établir au nom de "Enfants des rues de Pondichéry", adressé à Michelle Auffret, 16 villa St Michel 75018 Paris.

Pour l'achat de plusieurs calendriers, nous écrire via la fonction "contact" du blog.

NOTRE CALENDRIER 2016 !!!
NOTRE CALENDRIER 2016 !!!
NOTRE CALENDRIER 2016 !!!
NOTRE CALENDRIER 2016 !!!
NOTRE CALENDRIER 2016 !!!
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NOTRE CALENDRIER 2016 !!!
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Les Enfants des rues de Pondichéry
20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 16:00
MOHAN : une autre « success story » chez VUDHAVI KARANGAL

MOHAN a maintenant 26 ans et il vit encore à l’orphelinat VUDHAVI KARANGAL, car on reste dans ce foyer jusqu’au mariage ! Une vraie famille…

Mohan est déjà titulaire d’une Maitrise en Physique et prépare une Maitrise de Gestion.

En même temps il travaille dans une PME de 16 personnes dont il est le Manager…

Il gagne très correctement sa vie.

Il a le permis de conduire auto. Et a une moto…

 

D’où vient-il ?

D’une famille Dalit, une fratrie de 3 enfants, 2 garçons et une fille.

Le travail du père ? Préparer les matières premières entrant dans la fabrication des « dosai », une sorte de crêpe…

Une mère malade. Sa mère étant hospitalisée de façon durable, le père place Mohan dans une famille du voisinage et s’en va ailleurs pour trouver un travail… Les 3 enfants sont tous placés chez des voisins…

La famille d’accueil, pauvre, ne pouvant plus faire face aux dépenses supplémentaires, contacte Alice. Mohan arrive donc chez Alice Thomas à l’âge de 6 ans, il y a 20 ans…

La mère décède quelque temps plus tard. Le père est venu de temps en temps voir son fils.

Le reste de la fratrie : perdus de vue…

MOHAN a vraiment eu de la chance d’arriver chez VUDHAVI KARANGAL…

MOHAN : une autre « success story » chez VUDHAVI KARANGAL

MOHAN en 2005

MOHAN : une autre « success story » chez VUDHAVI KARANGAL

MOHAN en 2007

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Les Enfants des rues de Pondichéry
9 octobre 2015 5 09 /10 /octobre /2015 08:06

L’an dernier, pour la première fois chez VUDHAVI KARANGAL une fille accédait à l’enseignement supérieur : il s’agissait de PONNI, qui commençait des études d’infirmière.

Cette année, elle a été rejointe par KALPANA, qui entre an 1ère année de licence de Gestion commerciale.

Trois autres filles ont terminé leurs études secondaires, et sont entrées dans une école professionnelle de couture.

Rappelons que l’orphelinat des filles a ouvert il y a 6 ans seulement, cela veut dire que les filles qui accèdent maintenant aux études supérieures sont arrivées déjà grandes, entre 11 et 14 ans d’âge. Elles n’ont pas toujours, antérieurement à leur admission, bénéficié de conditions favorables, c’est le moins qu’on puisse dire…

L’effectif de Vudhavi Karangal filles est aujourd’hui de 74. De nombreuses filles sont originaires de familles de gitans, qui font partie de ce qu’on appelle les tribus. La tradition y est très forte. Et ces familles exercent une forte pression sur les filles pour qu’elles quittent l’orphelinat à leur majorité, afin de les marier…

Voici leurs portraits !

Examens 2015 : un excellent cru pour les filles de Vudhavi Karangal

PONNI, 18 ans

Arrivée chez VK à 12 ans

Etudes d’infirmière, en 2ème année

Un article du blog saluait l’entrée de Ponni en première année.

Pour y accéder, cliquer ICI

Examens 2015 : un excellent cru pour les filles de Vudhavi Karangal

KALPANA, 19 ans

Arrivée chez VK à 14 ans

Licence de gestion commerciale, 1ère année

Kalpana a deux frères pensionnaires chez VK.

Examens 2015 : un excellent cru pour les filles de Vudhavi Karangal

NAVINA, 18 ans

Arrivée chez VK à 12 ans

Ecole professionelle de couture

Examens 2015 : un excellent cru pour les filles de Vudhavi Karangal

ARUNA DEVI, 18 ans

Arrivée chez VK à 11 ans

École professionnelle de couture

Un article du blog relatait l’arrivée en 2009 de Aruna Devi et de sa sœur Shanmuga Priya chez Vudhavi Karangal.

Pour y accéder, cliquer ICI

Signalons que Aruna Devi a été rejointe depuis par une autre sœur, Charumati.

Et que Aruna a aussi un frère pensionnaire chez les garçons…

Examens 2015 : un excellent cru pour les filles de Vudhavi Karangal

KANNIGA, 16 ans

Arrivée chez VK à 13 ans

École professionnelle de couture

Examens 2015 : un excellent cru pour les filles de Vudhavi Karangal

NANDINI, 16 ans

Arrivée chez VK à 10 ans

Pré-université dans le privé, 11Std

Examens 2015 : un excellent cru pour les filles de Vudhavi Karangal

MALLIGA, 15 ans

Arrivée chez VK à 12 ans

Pré-université dans le privé, 11Std

Examens 2015 : un excellent cru pour les filles de Vudhavi Karangal

BARATHI, 16 ans

Arrivée chez VK à 11 ans

Pré-université dans le privé, 11Std

Examens 2015 : un excellent cru pour les filles de Vudhavi Karangal

ISHWARIYA, 15 ans

Arrivée chez VK à 12 ans

Pré-université dans le privé, 11Std

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Les Enfants des rues de Pondichéry
7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 07:41
Portrait d'une mère de 220 enfants, par Flore Talamon

*

C’est en voulant découvrir différentes facettes de Pondichery, ville où je me suis installée pour quelque temps, que j’ai été amenée à pousser les portes de l’orphelinat Vudhavi Karangal. Ce portrait, très spontané, m’a été inspiré par l’humanité qui rayonnait en ce lieu. Dans la vie, je suis auteur pour la jeunesse, scénariste de bande dessinée et animatrice d’ateliers d’écriture.

*

LE RECIT

L’éclat de rire, rauque et tonitruant, secoue le corps massif de la quadragénaire, peau couleur miel d’acacia, cheveux poivre et sel, œil vif sous de lourdes paupières. Un rire généreux, à l’image de sa vie dédiée à des enfants que la malchance a saisi aux mollets dès le plus jeune âge.

Alice, c’est son prénom, sert de mère par substitution à une cohorte d’enfants des rues de Pondichéry, ville tamoule anciennement française. Exactement 220 enfants de 5 à 18 ans, 80 filles d’un côté, 140 garçons de l’autre. Cela avec l’aide de son mari, Maran, et d’une poignée d’employés dévoués, parfois anciens pensionnaires. Un travail à plein temps – pour Alice et Maran, pas de jour sans visite à l’orphelinat. Un travail d’une vie, corrige-t-elle en riant. Et le mot n’est pas trop fort : l’étudiante en droit n’avait que 19 ans lorsque, effarée par le nombre de gamins livrés à eux-mêmes dans les quartiers pauvres de pêcheurs, elle décida de créer un orphelinat et appela à l’aide celui qui n’était alors qu’un ami. Le projet souda le couple qui, un beau jour, assis au coin d’une table se fit cette promesse : pour se dédier complètement aux enfants nécessiteux, il renonçait à une descendance.

C’est ainsi que depuis 25 ans, Alice et Maran recueillent les enfants des castes inférieures ou des hors castes (intouchables). Des enfants que leur amènent leurs proches et que leurs parents décédés, disparus ou encore voués à la prostitution ne sont pas à même d’élever. Ici, pas de limite d’âge : les nouveaux-venus sont acceptés dès lors qu’ils sont capables de s’habiller seuls - car nul ne le fera pour eux. Et ne partiront que lorsque, majeurs, ils seront mariés et en possession d’un travail, service « après-vente » assuré par l’orphelinat à la place des familles défaillantes.

Pendant toutes ces années, Alice et Maran offrent aux gamins menacés par la rue un toit, un couvert, un encadrement strict et de nombreux cours destinés à développer des compétences complémentaires à celles que leur enseigne l’école : ateliers de dessin, de musique, de yoga ou encore de mécanique et d’anglais se succèdent pendant le week-end. Des oiseaux en cage sont là pour leur apprendre le sens des responsabilités. Les enfants cousent et lavent eux-mêmes leur uniforme tous les jours …

Mais ce qu’Alice leur offre de plus remarquable est la sagesse, l’humanité, qui accompagne ses moindres actes. Il faut voir « Abba » - pour les filles, « Madam » pour les garçons, assise dans le patio du foyer, entourée par un essaim de fillettes aux yeux écarquillés par l’attention et qui boivent ses paroles. Elle admire les broderies des unes, écoute les autres ânonner un couplet en anglais, rit à leurs remarques et leur prodigue encouragements ou blâmes. Chaque phrase est pesée : dans un environnement dense et clos, il faut éviter les vexations, déminer les susceptibilités. Et de fait, le lieu respire l’harmonie, les grands aident les petits, pas une dispute ne perturbe l’atmosphère même si l’ambiance chez les garçons est plus tumultueuse que chez les filles. Les orphelins semblent conscients de leur chance. Heureux, même ? Il ne faut pas s’y tromper, nuance Maran : ils manquent d’amour. Il n’y a qu’à voir le regard émerveillé d’un garçon de 8 ans qui reçoit ce dimanche-là la visite trimestrielle de sa mère pour le comprendre.

N’empêche. Alice et son mari réalisent tous les jours des prouesses. Car il faut replacer ces havres de sécurité et de propreté dans le contexte d’une société indienne individualiste où la survie reste une réalité pour beaucoup et où les bonnes intentions achoppent souvent sur les moyens. Les aides sociales existent, limitées par rapport à l’immensité des besoins, les obstacles administratifs, matériels, humains sont pléthores. Pourtant, l’orphelinat ne cesse de grandir : un troisième foyer fermé destiné à recueillir des mineures condamnées par la justice a ouvert cet été, en moins de deux mois. Un petit miracle.

A ce mot, Alice éclate de rire à nouveau. Certes, convient cette Adventiste, la religion est un moteur dans sa lutte en faveur des plus démunis. D’ailleurs son arrière-grand-père, un catholique, quitta cette religion lorsqu’il apprit que l’église en construction comporterait deux portes, dont l’une réservée aux intouchables. Mais la politique aussi. Alice compte quatre générations de réformateurs au-dessus d’elle pour scruter ses actes : un arrière-grand-père nationaliste, un grand-père qui fut maire communiste de Pondichéry. Et surtout, l’exemple d’une mère qui consacra sa vie aux pauvres et d’un père qui lui apprit à aller jusqu’au bout de ses idées.

Des regrets, elle n’en a pas. Juste celui de ne pouvoir accueillir plus d’enfants, faute de moyens. Si vous voulez aider Alice et l’orphelinat Vudhavi Karangal, vous pouvez contacter l’association Enfants des rues de Pondichéry, qui contribue au financement de l’orphelinat depuis plus de 10 ans.

Flore Talamon

Pour en savoir plus sur Flore, cliquez ICI

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Les Enfants des rues de Pondichéry
26 septembre 2015 6 26 /09 /septembre /2015 16:50

Examens, examens, examens.

L'année scolaire / universitaire finissait en avril dernier.

Puis l'attente des résultats.

Très bons !!

Ci-après vous en trouverez le détail pour les garçons de VUDHAVI KARANGAL.

L'éducation est bien entendu une des priorités de la formation dispensée par l'orphelinat d'Alice.

Notre association finance ces études.

Les filles ne sont pas en reste, vous pourrez le constater dans le prochain article !!

Examens 2015 : un excellent cru pour les garçons de Vudhavi Karangal

VELUMANI

Admis chez VK à l'âge de 4 ans, il y a 20 ans...

Prépare une Maitrise de Gestion

Examens 2015 : un excellent cru pour les garçons de Vudhavi Karangal

RAVI

Admis chez VK à l'âge de 14 ans, il y a 7 ans

Entre en 4ème année dans une école d’infirmiers

Examens 2015 : un excellent cru pour les garçons de Vudhavi Karangal

BALAJI

Admis chez VK à l'âge de 7 ans, il y a 13 ans

Entre en 2ème année de licence, études d'Ingénieur en informatique

Examens 2015 : un excellent cru pour les garçons de Vudhavi Karangal

PARTHIBAN

Admis chez VK à l'âge de 15 ans, il y a 3 ans

Entre en 2ème année de licence de gestion

Examens 2015 : un excellent cru pour les garçons de Vudhavi Karangal

CHANDRU

Admis chez VK à l'âge de 8 ans, il y a 10 ans

Commence des études d'ingénieur, spécialité: mécanique

Examens 2015 : un excellent cru pour les garçons de Vudhavi Karangal

SELVAM

Admis chez VK à l'âge de 8 ans, il y a 9 ans

Entre en 1ère année de licence de gestion

Examens 2015 : un excellent cru pour les garçons de Vudhavi Karangal

SINUVASAM

Admis chez VK à l'âge de 7 ans, il y a 10 ans

Commence une licence de gestion

Examens 2015 : un excellent cru pour les garçons de Vudhavi Karangal

SAN KAR

Admis chez VK à l'âge de 9 ans, il y a 10 ans

Entre en 1ère année d'un IUT, spécialité soudure

Examens 2015 : un excellent cru pour les garçons de Vudhavi Karangal

VIJAY

Admis chez VK à l'âge de 10 ans, il y a 9 ans

Entre en 2ème année d'un IUT, spécialité: climatisation

Examens 2015 : un excellent cru pour les garçons de Vudhavi Karangal

JOY

Admis chez VK à l'âge de 11 ans, il y a 6 ans

Entre en 1ère année d'un IUT, spécialité: soudure

Examens 2015 : un excellent cru pour les garçons de Vudhavi Karangal

SURIYA

Admis chez VK à l'âge de 7 ans, il y a 10 ans

Entre en 1ère année d'un IUT, spécialité: moteurs diesel

Examens 2015 : un excellent cru pour les garçons de Vudhavi Karangal

MOHANA SURIYA

Admis chez VK à l'âge de 11 ans, il y a 5 ans

Dernière année de pré-Université (12 Std)

Examens 2015 : un excellent cru pour les garçons de Vudhavi Karangal

NARAYAN SAMY

Admis chez VK à l'âge de 11 ans, il y a 5 ans

Dernière année de pré-Université (12 Std)

Examens 2015 : un excellent cru pour les garçons de Vudhavi Karangal

RAJ

Admis chez VK à l'âge de 7 ans, il y a 9 ans

Avant dernière année de pré-Université (11 Std)

Examens 2015 : un excellent cru pour les garçons de Vudhavi Karangal

AJAY

Admis chez VK à l'âge de 10 ans, il y a 6 ans

Avant dernière année de pré-Université (11 Std)

Examens 2015 : un excellent cru pour les garçons de Vudhavi Karangal

ALBERT

Admis chez VK à l'âge de 14 ans, il y a 2 ans

Avant dernière année de pré-Université (11 Std)

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Les Enfants des rues de Pondichéry
10 septembre 2015 4 10 /09 /septembre /2015 15:29
ÉVEIL DE LA CONSCIENCE par Marius Tarin Castells

Marius Tarin Castells soutient notre action. Nous lui donnons la parole aujourd'hui.

Amis, chers Amis,

Sur tous les écrans de télévision de France, d’Europe et probablement du monde entier, nous avons pu voir le cadavre d’un enfant d’environ deux ans, Aylan Kurdi, échoué à plat ventre la tête sous l’eau, sur la plage de Bodram en Turquie !

Sur les écrans le commentaire a été le suivant : « Il fallait cela pour éveiller les consciences ! »

Vous qui suivez mes ateliers savez que j’ai vécu cette situation lors de mes six ans* en fuyant l’Espagne franquiste et en voyant d’autres compagnons de fuite, tomber sous les balles des avions de chasse prêtés à Franco par Hitler. De par ce fait je me sens le droit de commenter cette déchirante tragédie afin de mieux cerner, avec vous, en quoi consiste vraiment l’éveil de la Conscience.

Certes l’image de cet enfant noyé provoque, de façon générale, un choc émotionnel intense qui peut bouleverser toute une vie. Je ne nie pas que le fait d’avoir vécu exactement ce genre de situation à partir de mes six ans, ait influencé mon regard sur la société humaine.

Cependant ce qui m’a le plus marqué et continue à me déchirer c’est le constant, disons permanent regard objectif, sur les comportements humains, depuis la nuit des temps.

Ici, en France, merveilleux Pays d’accueil, où j’ai appris à vivre, après la fin de la seconde guerre mondiale, nous avons tous entendu : « Plus jamais ÇA ! »

Aussi loin dans le passé de l’histoire humaine que puisse porter notre regard, cette déclaration : « Plus jamais ÇA » a probablement été répétée des milliers de fois sous toutes les latitude et longitudes et voici que la situation de guerre actuelle nous y ramène en 2015 !

Nous y revenons en 2015 car malgré tous les extraordinaires progrès techniques, malgré l’instruction impartie dans tous les établissements scolaires, la Conscience des humains est toujours endormie !

En quoi consiste donc, convient-il de se demander, l’éveil de la Conscience ? La réponse est des plus étonnantes, des plus étranges et des plus surprenantes. Ce qui n’empêche pas qu’elle est aussi connue depuis la nuit des temps. Toutes les grandes civilisations, Taoïste, Hindoue, Égyptienne, Grecque, Romaine et Chrétienne, chacune à sa manière certes, l’a énoncé. Dans le langage moderne, la formulation la plus directe et la plus simple consiste à déclarer ceci : « L’autre et moi sommes UN »

Personnellement cette formulation je l’ai découverte en 1955 lorsque j’ai lu l’enseignement de Sarada Dévi (décembre 1853-Juillet 1920) une Sage de l’Inde, qui l’articula ainsi :

« Si nous désirons la Paix de l’Esprit, ne voyons pas les défauts d’autrui, regardons plutôt les nôtres ; apprenons à considérer que personne ne nous est étranger, Le Monde et nous-mêmes c’est TOUT UN »

Permettez-moi un court commentaire. Ce que nous découvrons au fur et à mesure que notre conscience s’éveille c’est que nous sommes tous étroitement reliés les uns aux autres, ainsi qu’à l’univers entier. Cet éveil progressif conduit a découvrir cette Vérité incroyable : La Conscience à son niveau ultime est indivisible, et source de tout l’univers.

Oui Amis ! Cela est la Vérité ultime. Cependant la conscience de cette Unité ne s’acquiert que progressivement à la suite de beaucoup d’efforts orientés vers l’altruisme, l’Amour, le don de soi.

La pratique de la bonne humeur, l’optimisme, la simplicité, et l’équité entre autres, nous conduiront progressivement vers cet éveil.

L’important est de savoir que tous les Sages que j’ai connus et qui ont réussi à éveiller leur conscience, vivent dans la joie et le cœur en Paix.

Marius Tarin Castells

* Marius Tarin Castells avait 6 ans lorsqu'il est arrivé dans le Camp de Miellin, en Haute-Saône. Pour en lire le récit, cliquez ICI

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Les Enfants des rues de Pondichéry
4 septembre 2015 5 04 /09 /septembre /2015 10:31
« La Cause des Mômes » !!! et PLUS...
« La Cause des Mômes » !!! et PLUS...

Un de nos fidèles suiveurs nous signale la parution d’une nouvelle revue qui devrait intéresser nos amis :

La Cause des Mômes, numéro 1 (été 2015), en vente dans de très nombreux kiosques (14,90 €)

La Cause des Mômes a la particularité d’être vraiment conforme à son titre : cette revue est donc entièrement consacrée à l’enfance, depuis la lutte contre le travail des enfants jusqu’à la place des enfants dans les structures sociales d’adaptation. Dossier du numéro 1 : « Victimes de la crise : les enfants en première ligne ». Son prix est relativement élevé, mais 3 € sont reversés à l’UNICEF, et surtout, les 114 pages de la revue sont d’un grand intérêt. Davantage d’informations en cliquant ICI et ICI

« La Cause des Mômes » !!! et PLUS...
« La Cause des Mômes » !!! et PLUS...

Sur le thème des ouvrages consacrés aux enfants, nous avons par ailleurs le plaisir de vous informer de la parution d’un nouvel ouvrage de notre ami Philippe Godard :

L’École racontée aux enfants, Philippe Godard, La Martinière Jeunesse (14,50 €)

Il s’agit d’un ouvrage pour la jeunesse (7-12 ans environ), qui présente la particularité de donner une vision historique à la fois de l’école en tant qu’institution et lieu d'application de pédagogies diverses, parfois oubliées, parfois très novatrices. Les 70 pages en sont bien illustrées. Un chapitre est consacré aux enfants qui ne vont pas à l’école, un thème cher à l’auteur.

ET EN AVANT PREMIERE, le prochain ouvrage sous la direction de Philippe Godard !!!

Chez moi, on a des solutions pour le climat, Les Petits Débrouillards, Albin Michel Jeunesse (à paraître le 30 septembre 2015) chez ALBIN MICHEL JEUNESSE

Cet ouvrage, qui traite des problèmes du climat y compris sur le plan social, est destiné à la jeunesse. Il présente la particularité de faire parler des enfants de divers pays, y compris de pays du Sud, et de donner une vision non pas optimiste ou béate de l’avenir mais confiante en la capacité des humains à prendre leur sort en mains. Par les temps qui courent, cela n’est pas banal et mérite le détour !

Sur notre blog vous trouverez des articles publiés par Philippe Godard :

Contre le travail des enfants (Mars 2002)

Qu’est-ce que l’« insécurité alimentaire »? (Mars 2005)

Bidon planète (Juin 2005)

Le monde indien sous haute tension (Avril 2008)

Quelles Indes? (Juin 2009)

L’Inde, la France, le travail et les enfants (Mai 2010)

L’économie de l’Inde selon Gandhi (Juin 2011)

L’Inde toujours moyenâgeuse ? (décembre 2012)

ainsi que sa bio par lui-même

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