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21 juillet 2015 2 21 /07 /juillet /2015 08:30
SATYA SPECIAL SCHOOL - L'Unité Mobile de Soins

Les enfants handicapés ayant besoin de soins spécifiques sont normalement pris en charge par les centres de soins, les «Village Rehabilitation Centers », créés par Satya Special School pour accueillir les enfants des alentours proches.

Mais rapidement, est apparu le fait que beaucoup d’enfants qui avaient un handicap sévère restaient pour des raisons multiples enfermés et isolés entre les quatre murs de leur foyer par ignorance des possibilités existantes, par manque de ressources financières, par manque de moyens de transport ou impossibilité de déplacement et, dans certains cas, malheureusement, par refus de la famille de faire soigner l’enfant.

Or la plupart des enfants bénéficiaires des services de l’Unité Mobile de Soins sont des enfants également atteints de graves handicaps physiques. Aussi, l’objectif principal de l’Unité Mobile de Soins (en anglais « MTU », Mobile Therapy Unit) est-il de pouvoir envoyer, dans la maison même de l’enfant, le personnel hautement qualifié (physiothérapeutes et orthophonistes) pour, d’une part, dispenser les soins appropriés sur place, mais d’autre part, impliquer la participation de la mère ou d’un membre de la famille dans ce processus, sachant que cette implication fait intégralement partie du processus de rééducation.

Les enfants ayant plusieurs handicaps, autistes et retardés mentaux, bénéficient de ce programme ainsi que les parents de ces enfants qui sont formés sur les techniques thérapeutiques.

Les prestations de l’Unité Mobile de Soins sont réalisées sur acceptation des familles. L’Unité se rend chaque semaine à leur foyer. Quatre vingt seize enfants habitant quarante quatre villages bénéficient de ces prestations.

Deux unités mobiles sont maintenant en service. Chaque Unité comporte un physiothérapeute, un orthophoniste et un éducateur spécialisé.

Le programme MTU a démarré en 2010 avec le premier véhicule de l’Unité financé par ENFANTS DES RUES DE PONDICHERY et SANOFI-AVENTIS via le ROTARY CLUB DE PONDICHERY CENTRAL, apportant ainsi dans les villages éloignés des moyens thérapeutiques qui y faisaient cruellement défaut.

Consultation de l'article sur l'inauguration du véhicule en cliquant ICI

Traduit de la présentation* en ligne sur le site** de Satya Special School, consultation de mai 2015)

* L’article en anglais : http://www.satyaspecialschool.org/programmes/

** Le site : http://www.satyaspecialschool.org/

Le véhicule financé par notre association

Le véhicule financé par notre association

Un "Village Rehabilitation Center" créé par SATYA SPECIAL SCHOOL

Un "Village Rehabilitation Center" créé par SATYA SPECIAL SCHOOL

SATYA SPECIAL SCHOOL - L'Unité Mobile de Soins
SATYA SPECIAL SCHOOL - L'Unité Mobile de Soins
SATYA SPECIAL SCHOOL - L'Unité Mobile de Soins
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Les Enfants des rues de Pondichéry - dans Toute l'actu de SATYA SPECIAL SCHOOL
1 septembre 2013 7 01 /09 /septembre /2013 16:04

A062-ESSEC-chez-SSS 3867Quelques lignes de Audrey Destang :

Tournons Le Monde : une association de l'ESSEC (1) qui met la vidéo au service des plus démunis.

L’association Tournons Le Monde a été fondée en 2012 par quatre étudiants, alors en seconde année à l’ESSEC. Passionnés de vidéos et désireux de réaliser une expérience humanitaire hors du commun, ils décident de créer quelque chose de nouveau : une association réalisant des courts documentaires pour des ONG à travers le monde.

Ainsi partent-ils en Amérique du Sud pendant quatre mois, de septembre à décembre 2012. Là-bas, ils réalisent quatre films de qualité, qu’ils remettent aux quatre associations visitées afin que ces dernières puissent les utiliser dans le cadre de leur communication, dans le but d’attirer des bénévoles ou de faire des appels aux dons.

Cet été, durant les mois de juillet et d’août, c’est au tour de l’équipe 2013, composée d'Audrey Destang et d'Antoine Barczewski, de reprendre le flambeau.

Destination : l’Inde. Ils y réalisent trois films : une école pour les migrants pauvres de la banlieue de Chennai (Little Angels School), un hôpital caritatif dans la campagne du Karnataka (France Inde Karnataka) et enfin, Satya Special School à Pondicherry, un centre pour enfants handicapés soutenu par Enfants des Rues de Pondichery.

Ce fut une expérience inoubliable et remarquablement riche d'un point de vue humain. Tournons Le Monde permet également aux étudiants d'élargir leurs horizons, au-delà du simple monde de l'entreprise."

ENFANTS DES RUES DE PONDICHERY, finance en particulier l’unité mobile de soins (MTU).

Pour accéder à la vidéo, cliquer ICI

L'ESSEC, grande école de commerce, forme des étudiants, cadres et dirigeants d'entreprise au management : MBA, mastères spécialisés, etcwww.essec.frwww.essec.fr...

www.essec.fr

 

 

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Les Enfants des rues de Pondichéry - dans Toute l'actu de SATYA SPECIAL SCHOOL
15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 12:19

1 LIGHTDSC 1232Un jour de février dernier, Matthieu Charbonneau débarque chez SATYA SPECIAL SCHOOL* avec des pinceaux, des crayons de couleur, des tubes de peinture, des feuilles blanches, des toiles vierges et un chevalet.

Il s’installe sur une terrasse, avec les enfants de SATYA.

 

Les “students” sont immédiatement captivés…

2 LIGHTDSC 1238 

Afin que chacun puisse mieux s’exprimer, trois groupes sont formés. Ensemble ou l’un après l’autre, ils vont créer devant nos yeux incrédules et émerveillés, trois superbes tableaux !!!!

3 LIGHTDSC 1261 

 

4 LIGHTDSC 1209

 

5 LIGHTDSC 1291

Les photos retracent cette expérience qui montre que ces enfants ont de réels talents artistiques. Et qu’ils ne sont nullement bloqués par quoi que ce soit: ils s’expriment, un point c’est tout !!!

6 LIGHTDSC 1230 

 

7 LIGHTDSC 1276

Grand merci à Matthieu** de nous avoir donné la possibilité de vivre cette expérience. Une belle leçon humaine.

8 LIGHTIMG 1277 

9 LIGHTDSC 1293

 

* SATYA SPECIAL SCHOOL est un centre créé pour donner des soins à des enfants handicapés mentaux. Son objectif: changer le regard de la société indienne sur le handicap. ENFANTS DES RUES DE PONDICHERY participe au financement de SATYA.

** Vous pouvez en allant sur http://maxicharbon.tumblr.com/ découvrir le talent de ce jeune artiste peintre qui parcourt actuellement le monde…

 

 

 

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Les Enfants des rues de Pondichéry - dans Toute l'actu de SATYA SPECIAL SCHOOL
19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 16:27

MaflohéQui sont-ils?

Maflohé Passedouet et Erik Lorré sont deux artistes français qui travaillent dans le domaine des arts numériques: Maflohé est la directrice artistique de la Cie Mobilis-Immobilis (1) qu'elle a fondée il y a 13 ans à Chaville; Erik Lorré est le fondateur de Fées d'Hiver (2), Centre de création d'Arts numériques dans les Hautes-Alpes. Ce duo crée des installations sensibles interactives où le visiteur est au cœur de l'œuvre, des Erikspectacles multimédias où le réel se mélange au virtuel cherchant à rendre visible les invisibles, invente de nouvelles écritures, fait vivre l'onirisme et la magie dans une perception des sens troublée... Mais ils animent aussi des ateliers avec des dispositifs interactifs qu'ils créent pour différents publics: enfants, danseurs professionnels et amateurs, personnes en situation de handicap…

   

AFFICHE

Leur récit:

En janvier dernier, nous avons découvert l'école fabuleuse, Satya Special School (3) que dirige Chitra Shah ainsi que l’orphelinat pour filles et garçons VUDHAVI KARANGAL (4) d'Alice Thomas, grâce à l'association des Enfants des rues de Pondichery, à Michel son président, rencontré juste avant notre départ, et qui nous en avait laissé les contacts.

En effet, partis pour un mois et demi en Inde, pour la 1ere fois, à Pondichery, durant l'hiver 2011/2012, avec l'ambition de créer sur place, de rencontrer l'autre, nous avons embarqué dans nos valises ordinateurs, kinect, cameras… et  dans la poche ces deux précieux contacts. Nous étions déterminés à proposer nos services, nos savoirs faire mais surtout à aller au devant de l'inconnu et à la rencontre des enfants Indiens par le biais d'un médium artistique défiant tout problème de communication.

Mrs Chitra Shah, directrice de SatyaMrs Chitra Shah, directrice de Satya


Les contacts furent pris une fois sur place, pour se rencontrer et proposer des ateliers aux enfants de l'école et de l'orphelinat. Une première rencontre avec Chitra Shah directrice de Satya School fut une magnifique et vraie belle découverte. Chitra nous accorda toute sa matinée pour nous faire visiter les lieux, nous en  expliquer le fonctionnement, nous présenter ses équipes... et les enfants. Ce qui nous étonna au premier abord est le calme qui régnait là, les phrases tout en couleurs, si positives, affichées sur les murs, l'accueil tout en sourires et cette grande politesse (ah les Hello! Good bye ! Thank you..!), les mains tendues, la grande joie sur les visages...et la grande confiance qui nous était accordée pour investir la salle “multimédia” durant une semaine avec deux installations interactives et ludiques dans lesquelles allaient défiler tous les enfants et d'un commun accord les professeurs et encadrants aussi. Ceci pour une expérimentation partagée par tous. Nous avions pris le parti de venir le plus allégés techniquement parlant et autonomes mais il nous manquait toutefois un vidéoprojecteur que Chitra ne tarda pas à nous trouver! Rendez-vous fut pris pour commencer ces ateliers après les fêtes de noël et du jour de l'an.


Le Early Intervention Center ou EICLe Early Intervention Center ou EIC


Mais des évènements, imprévisibles, en décidèrent autrement…

Rien ne s’est passé comme prévu… Et c'est cela l'Inde, m'avait on dit: ”Si tu pars en Inde et si tu as de la patience, tu la perdras, et si tu es impatient, l'Inde t'apprendra la patience!”. Un cyclone violent qui dévasta Pondichéry et sa région en une nuit en coupant toute eau et électricité déjoua donc nos plans.

D'autres priorités furent alors de mise. Réparations multiples, reconstruction de toits, évacuation des rues impraticables, reconstruction des réseaux électriques... Nous fûmes durant 3 semaines amenés à vivre le plus simplement possible, sans électricité, ni eau…

Mais Chitra est une femme extrêmement volontaire et énergique et ne manqua pas de nous rappeler à la vitesse grand V dès que l'électricité fut revenue dans l'école!


Equipement utilisé par Maflohé et ErikEquipement utilisé par Maflohé et Erik


Un chauffeur de l'école vint nous chercher. Nous avons investi une petite salle où nos pouvions faire le noir… Nous avons installé ordinateur et kinect  au sol et le menuisier de l'école nous  fabriqua une petite tablette pour poser le vidéoprojecteur en hauteur afin de projeter nos images sur un des murs.

Puis extrêmement organisés, selon un planning réalisé pour la semaine, les groupes défilèrent dans les deux installations proposées, à tour de rôle. Sur fond de musique (Occidentale d'abord puis très vite Indienne, diffusée par les mamans accompagnatrices des enfants, via leur portables!), par 2, 4 ou plus, les enfants jouèrent le jeu et nous assistâmes à des moments de grande joie, de rires, de cris, de danse, de chant… Enfants avec attèles amenés à  jouer dans l'espace, petits autistes fascinés par leurs ombres virtuelles interactives, petits groupes d'enfants reprenant avec une maitresse tout l'alphabet anglais en dessinant ses lettres avec de la lumière sur le mur…

 

 

 

Parenthèses enchantées, réel intérêt pédagogique et éducatif porté à ce que nos étions venus proposer... Expérience emplie d'émotions et de reconnaissance commune. A tel point que Chitra, à l'issue de nos ateliers, nous demanda comment se procurer ces installations/logiciels. Créations d'Erik, nous avons décidé de les leur donner. Reste encore aujourd'hui à Erik de trouver le temps pour finaliser les installations afin qu'elles puissent fonctionner de façon autonome et les leur faire parvenir.

 

 

 

Nous rencontrâmes aussi quelques jours après Alice Thomas qui nous emmena en mini bus visiter l'orphelinat de garçons puis celui des filles. Quelles magnifiques visions nous avons eues... De voir s'élancer une centaine de garçons en culottes courtes vers elle, dès son arrivée, en criant maman ! et voulant la câliner… Nous visitâmes les bâtiments, conduits par l'un des ainés... mais le cyclone passé par là avait fait pas mal de dégâts et notamment avait détruit tous les instruments de musique des enfants, de nombreuses vitres etc. Peu de place et de marge de manœuvre nous restaient pour proposer nos ateliers comme nous l’avions espéré. L'heure étant de toute façon consacrée prioritairement à la reconstruction de l’essentiel... Notre visite s'acheva à T.N. Palayam, dans la villa des filles; des filles si joliment habillées, polies, heureuses, malicieuses, qui nous emmenèrent main dans la main nous faire visiter les coins et recoins de leur maison…et qui ne souhaitaient plus nous voir partir. J'aurais aimé rester avec elles…oh que oui!


Alice Thomas et son mari responsables de VUDHAVI KARANGALAlice Thomas et son mari responsables de VUDHAVI KARANGAL


Notre voyage s'est achevé, avec ce goût ...d'inachevé, avec l'envie certaine de revenir à Pondichéry… et cette espèce d'assurance de revoir un jour ceux que nous n'avions que commencé à rencontrer... 

Maflohé*

(1) www.mobilisimmobilis.com

(2) www.feesdhiver.fr

(3) SATYA SPECIAL SCHOOL, centre de rééducation pour enfants handicapés mentaux, partenaire de ENFANTS DES RUES DE PONDICHERY.

(4) Principal partenaire de ENFANTS DES RUES DE PONDICHERY.

 

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Les Enfants des rues de Pondichéry - dans Toute l'actu de SATYA SPECIAL SCHOOL
14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 20:52

02Nous avons pu avoir quelques photos des dégâts subis par notre partenaire SATYA SPECIAL SCHOOL lors du cyclone qui s’est abattu sur la région de Pondichéry fin décembre…

Les bâtiments ont été durement touchés, mais aussi bien entendu, les maisons des familles des enfants soignés par SATYA.

 

 

 

This is the EIC building with broken roof as a tree has fallen on it causing severe damage. 

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The centre roof covering on the Therapy area is destroyed. 05

 

 

Walls of the Play centre collapsed. 07

 

 

All the electrical fittings – fans, lights etc damaged in the play area. Roof is also damaged. 10

 

 

Homes of some of our children have been destroyed. Around 40 of them are in government relief camps.

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Les Enfants des rues de Pondichéry - dans Toute l'actu de SATYA SPECIAL SCHOOL
20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 15:04
13-Le TATA Winger offert par EDRPSamedi 6 février : première sortie du van TATA Winger offert par notre association à SATYA SPECIAL SCHOOL (SSS) pour son programme de MOBILE THERAPY UNIT.

Une sortie exceptionnelle, puisqu’il s’agit aussi de l’inauguration du premier SATYA VILLAGE REHABILITATION CENTER à KODHATUR, commune située à une bonne vingtaine de kilomètres de Pondichéry.

Je découvre alors le véhicule, magnifique dans sa livrée jaune, caractéristique des véhicules transportant des enfants.  Sur l’avant, une guirlande de fleurs. Sur le volant, des empreintes rouges : le véhicule est passé par le temple hindou, pour être béni comme  il se doit pour tout véhicule mis en circulation. Il semblerait même que l’on puisse répéter l’opération chaque année, à un tarif connu de tous…

A bord, de nombreuses personnes m’attendent. Bien sûr, Mrs Chitra Shah, directrice de SSS. Mais aussi Wilma et Udo Gastle, de l’association suisse  YOU & WE TRUST, car cette association participe au financement du programme MOBILE THERAPY UNIT (MTU).

Or c’est justement YOU & WE TRUST qui a financé la réhabilitation de ce premier VILLAGE REHABILITATION CENTER de Kodhathur, situé à 20 km du centre de Pondichéry. A bord également, Maya Chandrasekar, Vice-Présidente de SSS, et son mari, le docteur Chandrasekar, membre fondateur de SSS, et membre de l’Executive Committe de SSS. Françoise B. membre de notre association, m’accompagne.

Après un trajet de ¾ d’heures, et force klaxons – je comprends que le klaxon est finalement un accessoire pas accessoire – nous arrivons au REHABILITATION CENTER du village rural de Kodhathur. Nous sommes attendus pour les cérémonies d’inauguration habituelles comme la coupure d’un ruban, mais également par des cérémonies traditionnelles du pays : le POTTOU posé entre les sourcils, l’allumage de lampes à huile etc.

J’ai vu les enfants handicapés arriver dans le grand car de SSS. A l’avenir ce sera notre van qui sera utilisé, car bien adapté au ramassage des enfants handicapés de la commune.  Les soins commencent alors, dispensés par des thérapeutes salariés de SSS.

Le concept de Village Rehabilitation Center permettra donc aux enfants handicapés des communes rurales du Territoire de recevoir enfin les soins dont ils ont besoin. En outre, ce sera pour eux une opportunité d’être considérés comme des êtres humains à part entière, et non plus des êtres que l’on nourrit, certes, mais souvent à qui l’on ne parle jamais.

Notre association est satisfaite de contribuer de façon décisive à cette opération grâce au van Tata Winger que nous venons d’offrir. Rappelons que la concrétisation de notre projet a pu se faire grâce à l’attribution de 5000€ par SANOFI-AVENTIS, et au complément de 3000 € apportés par notre association.

Quelques jours plus tard le véhicule arborait sur ses flancs le nom de notre association aux côtés de ceux de Satya Special School et du Rotary Club de Pondicherry.

 

Michel Berthet

 

 

Article connexe: Un VAN Tata pour Satya Special School

 

SATYA : Première sortie de notre van TATA Winger
SATYA : Première sortie de notre van TATA Winger
SATYA : Première sortie de notre van TATA Winger
SATYA : Première sortie de notre van TATA Winger
SATYA : Première sortie de notre van TATA Winger
SATYA : Première sortie de notre van TATA Winger
SATYA : Première sortie de notre van TATA Winger
SATYA : Première sortie de notre van TATA Winger
SATYA : Première sortie de notre van TATA Winger
SATYA : Première sortie de notre van TATA Winger
SATYA : Première sortie de notre van TATA Winger

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Les enfants des rues de Pondichéry - dans Toute l'actu de SATYA SPECIAL SCHOOL
1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 05:58

A021-SSS 3867Mardi 26 janvier notre association était à l’honneur. En effet le ROTARY CLUB PONDICHERY CENTRAL organisait une cérémonie présidée par leur Gouverneur de District à l’occasion de la remise d’un véhicule TATA Winger à SATYA SPECIAL SCHOOL, véhicule entièrement financé par notre association.

 

 

Le véhicule Winger de 13 places servira spécifiquement à deux programmes de SATYA SPECIAL SCHOOL :

 

•            Du lundi au vendredi pour le EARLY INTERVENTION CENTER, afin d’amener au Centre des enfants handicapés mentaux et physiques de moins de 6 ans accompagnés de leur mère. Ce programme vise à traiter les enfants handicapés dès leur plus jeune âge, afin d’obtenir des résultats supérieurs à celui obtenu par une prise en charge tardive.

•            Le samedi et le dimanche le TATA Winger servira dans le cadre du Mobile Therapy Unit. Ce programme, probablement unique en Inde, consiste à se rendre dans les communes rurales du Territoire de Pondichéry afin de soigner les enfants handicapés sur place. Un membre du village, généralement un jeune garçon avec un niveau scolaire 12std (équivalent du bac) sert d’intermédiaire avec le village.  Les mères sont étroitement associées à la thérapie. Elles devront poursuivre les soins le reste de la semaine.

      

Le ROTARY Central est intervenu dans ce projet en tant que support administratif pour les formalités financières, ainsi que pour obtenir une remise auprès du concessionnaire. Nous remercions sincèrement les membres du Club Central pour leur contribution.

Rappelons que ce projet a pu se concrétiser grâce à une subvention de 5000 euros reçue de SANOFI-AVENTIS, dans le cadre de leur programme réservé aux membres du personnel. Chantal, Odile et Thierry, membres de notre association et travaillant chez Sanofi-Aventis ont réussi là une très belle opération.

Notre association a ajouté une somme de 3000 euros pour permettre l’acquisition du TATA Winger.

Michel Berthet

A021-SSS 3914

A021-SSS 3905

A021-SSS 3889

A021-SSS 3849-Gunasekar&Nallam bros

A021-SSS 3848 SSS

 

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Les enfants des rues de Pondichéry - dans Toute l'actu de SATYA SPECIAL SCHOOL
11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 08:01

Pierre Auffret, membre de notre association, récemment en mission à Pondichéry, a rencontré Mrs Chitra Shah, Directrice de Satya Special School, centre de rééducation pour enfants handicapés issus de familles défavorisées.

Nous contribuons depuis quelques mois au financement de Satya.

 

Les enfants qui présentent des handicaps mentaux (autisme, retard mental, etc.) et physiques majeurs sont toujours considérés en Inde comme la manifestation d’une malédiction qui frappe la famille, sanction d'une faute.

 

Honteux de ces enfants, les parents les gardent cachés. Certains les entravent pour qu’ils ne puissent se déplacer, d’autres cherchent à s’en débarrasser : l’un d’entre eux a même été trouvé dans une poubelle !

Ils ne voient pas de médecin. De toute façon, dans les familles pauvres, on n’a pas d’argent pour de tels cas, et par ailleurs, aucune structure d’accueil publique n’existe pour les recevoir ou au minimum pour leur prodiguer les soins les plus élémentaires.

 

En 2003 à Pondichéry, Monsieur V. NALLAM, docteur en médecine, chevalier de la Légion d’Honneur [1], et une spécialiste de la famille, Madame Chitra SHAH, diplômée de l’université de Madras en sociologie du travail, ont créé une association pour la prise en charge de ces enfants, la  SATYA SPECIAL SCHOOL, à laquelle, avec trois autres médecins, ils se consacrent d’une manière désintéressée.

 ****

La Satya Special School s’est fixé deux objectifs fondamentaux, l’un thérapeutique et l’autre sociétal.

Le premier de ces objectifs est d’éveiller, revitaliser et essayer d’intégrer ces enfants dans la vie active.

L’école fonctionne pendant la journée, de 9 heures à 15 h 30. Les traitements sont gratuits pour les enfants issus de familles défavorisées, ce qui est le cas  pour la très grande majorité.

Pour les enfants qui ne sont pas amenés par leur famille, trois minibus assurent les transports entre leur domicile et l’école.

 Accueillis dès leur plus jeune âge, la majorité d’entre eux sont adolescents ou préadolescents, quelques uns adultes, le plus âgé a 44 ans.

Les interventions de la Satya Special School se situent sur quatre niveaux, médical, thérapeutique, éducatif scolaire et apprentissage.

Pour un total de vingt neuf personnes rémunérées, l’équipe permanente des soignants se compose de trois thérapeutes, spécialisés respectivement en ergothérapie, orthophonie et animation, et de vingt six enseignants.

Elle compte également dix médecins vacataires.

Les enseignants animent des classes d’éveil général par les moyens classiques, (lecture, écriture, calcul et dessin, logiciels spécifiques), par la pratique du Yoga, et des ateliers (broderie, couture, imprimerie, informatique, menuiserie, poterie, danse et musique).

Pour les petits patients, paralysés car restés trop longtemps dans l’impossibilité de bouger, l’un des traitements les plus délicats et des plus douloureux est la mise en route de tout l’appareil moteur, articulations, muscles et tendons. Il faut en général trois ou quatre mois à un jeune enfant pour apprendre à marcher et à manipuler, mais cette opération n’a quelque chance de réussite, même partielle, que si le sujet n’a pas dépassé la dizaine d’années et si la famille, invitée à participer aux séances de rééducation, poursuit celle-ci en dehors du Centre.

Ainsi des résultats positifs ont-ils pu être obtenus : des enfants ont pu se mettre à parler, d’autres, grabataires, ont pu se mettre à marcher.

 

Le deuxième objectif poursuivi par la Satya Special School est de contribuer à changer le regard porté par la société indienne sur ces handicapés mentaux et physiques et sur leur famille.

Madame Chitra Shah nous explique que ces enfants sont considérés comme la manifestation d’une malédiction karmique frappant leur famille.

Il faut donc amener les familles, au cours d’entretiens, à cesser de croire que ces handicaps sont la sanction d’une mauvaise conduite dans la vie actuelle ou dans des vies passées, à cesser de considérer les handicapés comme des monstres et en particulier, à prendre conscience des risques de la consanguinité.

Il faut enfin cesser de culpabiliser la femme, qui, bien sûr, est rendue seule responsable du malheur…

Par ailleurs, le Centre accueille en stage des thérapeutes volontaires, venus parfaire leur formation ou simplement offrir leur disponibilité.

 

L’administration du Territoire, qui attribue à chaque famille défavorisée une aide forfaitaire mensuelle de 1000 roupies par enfant, ne subventionne pas la Satya Special School.

Le Centre ne peut donc vivre que grâce aux dons des familles, des particuliers, des entreprises, des fondations et des associations philanthropiques.

Si les dons actuels lui permettent de subvenir aux besoins immédiats qui sont de l’ordre de 2300 € par mois, ils ne lui permettent pas en revanche de disposer des locaux fonctionnels nécessaires pour répondre à la demande grandissante des familles en détresse. Or ces dépenses incluent 380 € de loyer par mois…

 ****

« Madame Chitra Shah, quel avenir envisagez vous pour le Centre ? »

- « En attendant de pouvoir disposer des fonds nécessaires à la réalisation d’une structure d’accueil appropriée, l’association utilise au mieux la place offerte par deux maisons louées. Mais, à raison d’une cinquantaine d’enfants traités par jour, elle a dû en limiter le nombre total à une petite centaine.

Compte tenu du don fait par une famille pour l’acquisition du terrain, il serait nécessaire que l’association puisse recueillir 80 000 € pour la construction d’une structure dont les frais de fonctionnement n’augmenteraient que de 50%, mais qui pourrait accueillir le double d’enfants ».

[1] De formation et de culture française, le Docteur Nallam a présidé pendant de nombreuses années l’Alliance Française et le comité pour la Francophonie à Pondichéry.

 

Autres articles traitant de Satya:

Jessica, volontaire à la Satya Special School !

Une journée de Jessica à la SATYA SPECIAL SCHOOL

Satya Special School: les enfants handicapés s'initient à la poterie

 

 

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Pierre Auffret - dans Toute l'actu de SATYA SPECIAL SCHOOL
21 août 2009 5 21 /08 /août /2009 22:00

Notre partenaire SATYA SPECIAL SCHOOL a reçu dernièrement la visite du grand journal indien "The Hindu".

Mrs Chitra Shah, directrice de la structure, a exposé dans le quotidien  daté du 21 août dernier, les bénéfices qu'elle attend  de la pratique de la poterie par les enfants handicapés du Centre.


 

2009082150820201

Satya Special School: les enfants handicapés s'initient à la poterie
Satya Special School: les enfants handicapés s'initient à la poterie

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Les enfants des rues de Pondichéry - dans Toute l'actu de SATYA SPECIAL SCHOOL
13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 04:47



Jessica est une jeune volontaire arrivée à la Satya Special School le 1er juin dernier. Elle nous livre son témoignage. Bouleversant.

 

Aujourd'hui deux françaises, étudiantes en médecine, sont venues visiter l'école. Je vais leur servir de guide.
Nous faisons le tour des classes. Les enfants ont été répartis en groupes. Le regroupement se fait essentiellement par type d’handicap : les autistes ensemble, une classe pour les trisomiques, une autre pour les enfants handicapés moteur...
 
A l’étage, c'est la classe des plus grands...ils sont autonomes et travaillent. Ils font des tapis, des sacs, des broderies. Ce travail est utile car il permet ainsi à l'école de récolter quelques fonds. Mais surtout ce travail est important pour eux-mêmes car il contribue à leur donner confiance.
 
Puis nous traversons la rue pour visiter la salle de physiothérapie. Ici on rééduque les enfants. On leur apprend à marcher. Pour cela, on leur déplie les jambes (parfois recroquevillées car ils n'ont pas de muscles), les bras, le torse.

Je propose aux filles qui sont en médecine de suivre un instant Vijay, un garçon d’une dizaine d’années.  Sa main droite est recroquevillée, il ne peut pas l'utiliser. Le physiothérapeute travaille sur les muscles et envoie un courant électrique dans son avant bras afin de les stimuler. Il nous explique tout ça avec quelques mots que les filles comprennent immédiatement. Les pratiques sont les mêmes qu'en France, la seule différence c’est le matériel, et les moyens. Il y en a peu ici…
 Vijay continue de sourire. Puis le physiothérapeute lui déploie progressivement la main; le visage de l'enfant se crispe. Il ne sait pas parler, mais il émet des sons de douleur. Avec sa main libre il tente de retirer la main manipulée, torturée. Mais il ne tape pas. Il comprend que le physiothérapeute fait ça pour son bien. Les larmes ruissellent, l'enfant contient ses cris autant qu'il le peut. L’émotion se lit sur le visage devenu blême des étudiantes françaises.

 

Au début en arrivant dans le Centre, tu penses qu’avec l’habitude ces pleurs qui t'entourent vont moins te déchirer, que tu vas t'habituer. Mais on ne s'habitue pas aux cris de souffrance d'un enfant, à ses pleurs déchirants. Tout comme lui, qui ne s'habitue pas à cette douleur, bien qu'il sache pertinemment que c'est pour son bien qu'on le fait souffrir.


Le physiothérapeute  place ensuite une attelle pour maintenir la main droite et le pouce en bonne position. Les filles m'expliquent que c'est pour éviter qu'il ait de l'arthrose, en plus. En Europe on laisse l’attelle toute la nuit ; ici il n'y en a qu'une seule pour tout le Centre. D'autres enfants en ont aussi besoin.
Alors Vijay la garde une heure 1/2... Une heure et demie infernale, où les larmes ne cessent de ruisseler sur ses joues. Ses parents ne sont pas là, ils sont au travail. J'essaie autant que possible d'être dans les parages pour pouvoir essuyer ses larmes et lui proposer mes bras, espérant pouvoir le consoler un peu.
 
Des cas comme celui ci il y en a toute la journée qui passent entre les mains réparatrices des deux physiothérapeutes. Les cris, les sanglots déchirants, c’est leur quotidien. Faire marcher des enfants à l'aide du déambulateur, c'est ce que le responsable physio me demande en général. Croyez moi, ce n'est pas facile! L'enfant pleure, mais on doit faire avancer la béquille afin que l'enfant s'accroche et progresse. Et moi, c'est mon cœur et mes tripes que je dois maîtriser pour continuer à sourire, à leur sourire, à les rassurer et les faire travailler sur leurs muscles, pour que les résultats soient là ! Après plusieurs semaines de souffrance, certains enfants marchent. Toujours en titubant, certes, mais ils ne pleurent plus car la douleur est moins forte, leurs muscles commencent à se former…C’est une belle récompense pour tous…
Si ces enfants avaient pu être pris en charge plus jeunes, ils souffriraient beaucoup moins..



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