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9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 10:03

Gérard & Mireille BRUN-CORDONNIER

 

Notre visite à l'orphelinat de VUDHAVI KARANGAL (Pondichéry),

 

le dimanche 5 Janvier 2014

 

...ou une belle façon de commencer l'année

 

1 - Préambule

 

Arrivés la veille à Pondichéry, nous avons au cours des jours précédents beaucoup marché dans les rues de Madras.

 

Avec 7 millions d'habitants et une superficie de plus de 400 km², celle qui s'appelle aujourd'hui Chennai, est la 4ème ville de l'Inde, et la première ville de cette province tamoule du Tamil Nadu, sur la Côte de Coromandel que borde le Golfe du Bengale, face à l'état du Sri Lanka, distant seulement d'une trentaine de kilomètres.

 

Certes, nous n'étions pas venus voir l'Inde des Maharadjas et du Taj Mahal, mais les rues que nous avons parcourues dans Chennai nous ont beaucoup impressionné.

Par endroits nous nous sommes vraiment demandé comment des êtres humains, et en particulier des enfants, pouvaient survivre dans un tel univers.

 

La suite de notre voyage va nous montrer de la plus belle manière comment quelques uns d'entre eux pourront en être retirés.

 

2 – L'orphelinat de  VUDHAVI KARANGAL

 

Après avoir parcouru en rickshaw sur toute sa longueur la Mahatma Gandhi Road, qui traverse du Nord au Sud la vieille ville de ''Pondi'', nous arrivons à 11h précises à notre rendez-vous, la maison d'Alice Thomas, fondatrice de l'orphelinat en 1992, avec Maran, son mari.

 

Nous y sommes rejoints par Alain Cornillot-Appavou, un français vivant ici qui constitue un lien précieux avec l'association « Enfants des Rues de Pondichéry » - Président Michel Berthet - fondée en 2001 pour collecter en France des fonds destinés à venir en aide aux enfants de Pondichéry  voués à la rue.

 

Sitôt faites les présentations, Maran nous conduit à Nonankuppan, 6 km plus au sud par l'East Coast Road.

 

Là se trouve l'orphelinat de Vudhavi Karangal, centre des garçons, en bordure de l'estuaire de la Gingee River (le centre des filles se trouve 4 km plus au sud).

 

Le portail ouvre sur une cour intérieure autour de laquelle sont disposés les différents bâtiments dédiés à la vie de l'établissement

 

                                                                     1 - Orph. garçons - La cour                                                          

  1a - Orph. garçons - La cour (2)

 

Nous visitons successivement les dortoirs, tout propres et bien rangés,

2a - Orph. garçons - Dortoir

 

2 - Orph. garçons - Dortoir

 

 

la salle de musique en pleine action,

3 - 0rph. garçons - Salle de musique (1)

 

3a - Orph. garçons - La salle de musique (2)

 

3b - Orph. garçons - Entraint. aux percussions

 

 

3c - Orph. garçons - Les instruments de musique

 

 la cuisine, 

4 - Orph. garçons - La cuisine

 

la salle des devoirs,

5 - Orph. garçons - La salle d'étude

 

l'atelier destiné aux travaux techniques.

6 - Orph. garçons - L'Atelier

 

Toutes les activités sont organisées et supervisées par Maran, dont la compétence va de la musique et du chant au poste à soudure, quand ce n'est pas élever des poissons d'aquarium...(v. ci-après). Les enfants les plus grands (qui en fait ne sont plus vraiment des enfants), participent à l'encadrement des plus jeunes.

 

En effet, il n'est pas toujours simple d'organiser la vie et les activités de Vudhavi Karangal avec des ''enfants'' dont l'âge varie de 3 à 24 ans. Les plus grands ont besoin de plus d'autonomie, de calme pour lire, étudier, écouter de la musique. Bref, les rythmes ne sont plus les mêmes.

 

Alice et Maran ont donc prévu de construire une ''Youth Home'' juste en face des bâtiments actuels, de l'autre côté de la rue, là où se trouvait auparavant la ''Fish Farm'', un élevage de poissons d'aquarium qui a longtemps représenté une source intéressante de revenus pour l'orphelinat. Cette nouvelle annexe accueillera les plus de 18 ans.

 

Les travaux ont commencé. Ils se poursuivent au fur et à mesure que des financements permettent de réaliser cette extension.

 

Alors que nous constations avec une certaine admiration tout ce qui est fait pour que les pensionnaires de l'orphelinat puissent recevoir une éducation très complète, à la fois intellectuelle, technique, manuelle et culturelle, l'heure a tourné. Il est 12h.30…

 

Nous sommes invités à passer au réfectoire pour prendre le repas de midi avec les enfants qui sont chacun à leur place

7 - Orph. garçons - Attente du repas

 avec leur gamelle - pour le moment vide et retournée - placée bien à plat devant eux.

En ce dimanche ils attendent (sagement, mais sans doute impatiemment) la venue d'un généreux donateur (en nourriture, si nous avons bien compris), propriétaire d'un café restaurant à Pondichéry.

Lors de son arrivée, celui-ci est chaleureusement applaudi et remercié d'une seule voix par la petite assemblée. Après quelques paroles en retour, le donateur prend place (en blanc, au centre) pour assurer la distribution du repas. 

8 - Orph. garçons - A la soupe !

 

Les tout petits doivent porter leur gamelle au-dessus de leur tête pour arriver au niveau des chaudrons.

 

Mais l'attente a donné des forces et l'appétit semble au rendez-vous  

9 - Orph. garçons - L'appétit semble au rendez-vous

 

 

Nous partageons avec eux, le même repas, dans la même gamelle métallique ronde.

Par contre, nous sommes beaucoup moins habiles qu'eux pour manger à ''l'indienne'', c'est à dire sans couverts...Il n'empêche, tout cela est très bon !

                                                                                     

 

A l'issue du repas, après un échange de remerciements et une belle moisson de sourires, les petiots s'emparent de nos mains pour nous raccompagner avant d'aller se reposer.

Nous repartons en voiture avec Maran et Alain. Direction l'orphelinat des filles situé à TN Palayam, 4 km plus au sud, soit à peu près 10 km de Pondichéry.

Un village traditionnel d'environ 700 habitants.

 

Le bâtiment est en fait une grande villa tamoule acquise, rénovée et aménagée grâce au financement de l'Association « Enfants des Rues de Pondichéry » et d'une autre association française.

Comme pour l'orphelinat des garçons, l'accès en est bien verrouillé. La porte ouvre sur une petite cour proprette pleine de fleurs, de plantes, et de jolis sourires.

Puis nous entrons dans un patio au ciel fermé par une grille. Les petites filles sont bien protégées (mais nous avons remarqué que c'est ainsi dans de nombreuses habitations).

 

Là aussi, accompagnés par des dizaines de petites mains qui ne nous laissent pas un doigt, nous visitons les différentes dépendances où se rythme la vie de l'orphelinat.

D'abord la salle des devoirs,

10a - Orph. filles - Salle d'étude (2)

 

10 - Orph. filles - Salle d'étude

 

où l'on est fort dissipées, mais bon c'est dimanche. Et puis il faut bien que les caractères s'expriment, surtout devant les visiteurs...

Toutes sont bien soignées, portent de jolies petites robes, leurs magnifiques cheveux bien coiffés.

 

Ensuite, c'est le dortoir. Là encore, tout est en ordre et bien rangé. Comme partout dans les deux centres de l'orphelinat.

Puis nous passons dans un espace de verdure, un enclos dédié à l'apprentissage du jardinage.

 

Comme les garçons, les filles sont initiées à toutes sortes d'activités : tressage de paniers, 

11 - Orph. filles - tressage

 

musique et chant,

12 - Orph. filles - Musique traditionnelle

 

danses traditionnelles,

13 - Orph. filles - Danses traditionnelles

 

couture, fabrication de petites parures et bijoux     

14 - Orph. filles - Confection de bijous et parures

 

 et, comme nous venons de le voir, le jardinage. Le tout bien initié et encadré par Maran, de qui il émane visiblement l'affectueuse fermeté qui sied à la bonne éducation. On devine en effet quelques petits caractères déjà bien trempés...

 

Retour dans le patio, où nous nous installons sous le préau pour écouter musiques et chants donnés par la petite collectivité en l'honneur de notre visite.

Les grandes filles jouent de la ''Veena'' (Sarasvati Vînâ), sorte de grand luth d'environ 1,5 mètre comportant deux caisses de résonnance, dont la plus petite, située à l'extrémité du manche, repose sur la jambe de la musicienne.

Pour l'avoir soupesé, nous pouvons dire qu'il s'agit d'un instrument imposant et lourd...

15 - Orph. filles - Joueuses de Veena

 

Les joueuses portent trois onglets à la main droite pour pincer les épaisses cordes.      15a - Orph. filles - Joueuse de Veena                                                                                                                       

 

Nous remarquons un ''Mridangam'', sorte de tambourin rythmique à percussion digitale en forme de tonnelet de 50 à 60 cm de long. Il comporte deux extrémités de percussion opposées

16 - Orph. filles - Joueuse de Mridangam

et accompagne généralement la Vînâ.

 

Un pot en terre cuite à large ouverture, appelé ''Kutam'' (ou Ghatam) fait aussi partie des instruments que nous allons entendre.

16a - Joueuses de Mridangam et Kutam

Le son est produit en faisant résonner le corps de l'instrument en le frappant du plat ou de la tranche des mains, du poignet, du bout des doigts, phalanges, ongles. Très dur pour les petites mains (v. ci-après).

 

Tout le monde est prêt ! Maran ''donne le la'' et dirige ensuite très discrètement la musique, mais aussi les chants à caractère traditionnel qui racontent, à ce que l'on nous explique, des histoires d'amour et de paix.

Nous applaudissons régulièrement toutes ces jeunes musiciennes et chanteuses qui semblent si bien maîtriser leur art.

Le dernier chant qui nous est offert est dédié à la mémoire du Mahatma Gandhi, le Père de la Nation.

 

Je dis en douce à Maran que, bien qu'étant assez près, je n'ai pas très bien perçu le son du Kutam (le pot en terre). Il nous fait aussitôt une petite démonstration.

Evidemment, les notes sont beaucoup plus fortes. La taille des mains l'étant aussi...

Pour faire résonner un pot de terre avec les doigts, il faut déjà taper dur !

Sans doute plus facile avec le Mridangam (le tambourin).

 

Mais le temps ne suspend pas son vol, et les heures filant bien vite en aussi bonne compagnie, de sourires en éclats de rire, de regards affectueux en mains qui se lient, le moment est venu de remettre notre modeste contribution à la vie de l'orphelinat.

Un sac, apporté en soute avec notre propre bagage, contient des vêtements et quelques fournitures scolaires. Peu de choses en somme.

 

Pour agrémenter ce petit don, nous remettons en préambule les jolis dessins qu'Alicia, une petite fille de 5 ans vivant en Ile de France, a tenu à faire parvenir aux enfants de l'orphelinat après que sa maman lui eût expliqué le but de notre venue.

Maran traduit tout cela aux fillettes. Aussitôt les yeux s'écarquillent, les sourires illuminent les visages, et les applaudissements jaillissent tandis que Maran brandit un à un les dessins

17 - Orph. filles - Maran montre les dessins d'Alicia

qui passent ensuite de mains en mains.

En remerciement un joli collier sera spontanément créé pour que nous le remettions à Alicia à notre retour. Promis juré ! Mireille aura aussi le sien.

 

Et puis vient le moment de se quitter ; les petites mains pressent plus fort les nôtres tandis que tout le monde s'installe pour la photo de fin de journée. Une photo d'au-revoir, pas d'adieu. 19 - Orph. filles - Ce n'est qu'un au revoir...19a - Beaucoup de choses dans cette photo...

 

19b - Dur dur de se quitter

 

19c - Un peu à moi, quand même !

                                                                                                                          

 

Un dernier chant nous est donné, sans instruments cette fois, qui parle probablement, comme les précédents, d'amour et de fraternité. Nous ne pouvons en comprendre les paroles, mais une autre belle chanson nous vient à l'esprit :

 

« Né quelque part ».... (Maxime Le Forestier)

 

3 – Et s'il fallait écrire un épilogue...

 

Bien avant de venir à Pondichéry, nous avions une certaine expérience de ''l'humanitaire'' (Sahel, autres pays d'Afrique, Madagascar).

 

Cette visite n'en était pas une. Juste un moment de partage, mais au cours duquel, finalement, nous avons reçu beaucoup plus que nous n'avons donné.

Tous ces sourires radieux, ces regards lumineux, ces petites mains chargées d'affection, pour nous qui étions seulement de passage...

 

Nous avons vu des enfants heureux, gais et rieurs. Eux ne savent pas faire semblant.

 

Nous avons vu des enfants aimés et protégés, scolarisés, éduqués, soignés.

Tout ce qui leur est enseigné dans le cadre de l'orphelinat est fait pour les construire et les épanouir.

 

Hier ils étaient des gosses des rues. De ces rues où nous avons beaucoup marché, et dans lesquelles nous avons clairement perçu les risques que peuvent encourir de jeunes enfants vivant dans un tel milieu.

 

Les en soustraire n'est d'ailleurs pas chose simple. Très tôt ils ont appris à survivre dans les cloaques et l'insalubrité, dans la mendicité, parfois dans la drogue, la prostitution de la mère. La récupération peut donc s'avérer longue et difficile.

 

Mais la volonté et l'énergie déployées par Alice et Maran soulèveraient des continents !

Au fil des années leur ténacité et leur enthousiasme ont été tels que l'aide autour d'eux s'est développée, et donc l'orphelinat aussi, qui est passé d'une trentaine de pensionnaires à 180 au jour de notre visite - filles et garçons - ce qui demande beaucoup, beaucoup d'organisation.

 

Demain, forts de ce que leur aura enseigné l'école, bien sûr, mais sans doute plus encore de ce qu'ils auront acquis au sein de l'orphelinat, et comme cela a d'ailleurs déjà commencé, ils quitteront le nid avec un métier, fonderont un foyer, apporteront à leur tour à leur entourage, leur environnement humain, et finalement à l'Inde, ce que leur aura donné Vudhavi Karangal.

 

Certes, la tâche est immense mais :

 

''Beaucoup de petites choses, par beaucoup de petites gens, en beaucoup de petits endroits, peuvent changer la face du monde''.

 

                             Et Victor Hugo ne disait-il pas : « L'utopie est la vérité de demain ».

 

Cela s'appelle tout simplement l'espoir

                                                     Six-Fours les Plages, le 31 Janvier 2014

                                                        Gérard & Mireille BRUN-CORDONNIER

                                                                                                                                                                   Remerciements

Nos sincères remerciements et notre gratitude vont :

⁃   A Michel Berthet, qui a mis sur notre chemin les petits cailloux blancs qui nous ont conduits jusqu'à Vudhavi Karangal.

⁃   A son Association ''Enfants des Rues de Pondichéry'', pour tout ce qu'elle rend possible là-bas.

⁃   A Alice Thomas, sans laquelle l'orphelinat n'aurait pas vu le jour, et à Maran, son mari, sans lequel il ne serait pas ce qu'il est aujourd'hui. A tous les deux, pour leur accueil, leur gentillesse, et leur disponibilité.

⁃   A Alain Cornillot-Appavou, qui nous a gentiment accompagnés, et apporté les commentaires appropriés tout au long de cette belle journée.

 

Sans oublier bien sûr les enfants de cet orphelinat de Pondichéry, dont les visages aux regards et sourires lumineux accompagneront longtemps notre mémoire.

 

 

 

                                                                 

 

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Les Enfants des rues de Pondichéry - dans Toute l'actu de VUDHAVI KARANGAL
14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 14:50

Voici donc le message de Céline D. et de Marie Ch., illustré par leurs photos.

 

Bonjour à tous,

Chose promise chose due, c'est avec émotion que je vous transmets les notes de ma cousine Céline pour vous tous qui avez soutenu et participé à ce merveilleux projet, ce sera un peu long, mais si beau. Installez vous confortablement et profitez pleinement de ce beau moment de partage, c'est POUR VOUS.

Je vous invite à cliquer sur les photos, il y en aura 30, pour les voir en grand.

 L'Orphelinat VUDHAVI KARANGAL de Pondichéry (dans l’état du Tamil Nadu en Inde du Sud)

 C’est notre 6ème jour en Inde, il nous tarde d’alléger nos valises remplies de cadeaux, au gramme près, depuis des semaines déjà ! Le rendez-vous est donné ce dimanche 22 septembre à 14h à la maison d’Alice, en plein cœur de Pondichéry.

C’est Alain C., un expatrié français, qui nous servira de guide cet après-midi: une mine d’informations, vu le nombre de questions que nous lui avons posées!

C’est  Maran, le mari d’Alice, qui nous conduira aux deux orphelinats. Un homme extraordinaire.

 14h30 : 1er arrêt, nous sommes à l’orphelinat des filles, en pleine campagne.

Il  y a 50 filles, le jour de notre visite, de 3 à 20 ans.

Alain nous explique leur quotidien pendant la visite complète des locaux (cuisine, chambres, salles communes) et des extérieurs aussi.

On revient sur nos pas …et là, surprise!! Les filles sont en train de répéter danses et chants traditionnels, sous l’œil correcteur de Maran.

 La culture est très importante pour Maran et Alice; les enfants ont donc quotidiennement des activités artistiques qui reflètent leurs racines. Nous profitons bien entendu de ce beau moment. Quels talents!

Une collation nous est offerte en plus du thé Chaï (hé oui, quand on vous propose à boire, il y a aussi quelque chose à manger, c’est comme ça là-bas!).

Derrière les filles, de jolis paniers sont exposés, ce sont elles mêmes qui les tressent, mais on nous explique, qu’ils n’arrivent pas bien à les vendre pour le moment.

Maran a souhaité nous en offrir, mais nous ne pouvions accepter, nous leur en avons acheté afin de les aider, ils sont magnifiques, pleins de couleurs. Quand je fais mes courses chaque jour, une petite pensée pour elles s’envole là-bas!

 

Après le spectacle des filles, nous vidons enfin nos valises contenant nos dons, tant attendus. La table prévue à cet effet est pleine, Alain n’en revient pas!  

 

Tout est bien arrivé à bon port, il ne leur reste plus qu’à tout déballer et découvrir ce que contiennent toutes ces valises. Nous on le sait déjà!

 Une petite précision, tout n'était pas sur la table !! Les sacs étaient déposés par terre, seules les fournitures ont été mises sur la table pour faciliter le tri. 60 kg en tout.

 

 Arrive l’heure du départ, nous faisons une photo souvenir avec les filles dans leur cour intérieure.

Allez, on ravale les larmes et en voiture!

  10

     

 

 

 

 

 

 

16h00: nous partons chez les garçons, installés à la sortie de la ville, au bord d’un fleuve.

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       Il y a 114 garçons ce jour-là, âgés eux aussi de 3 à 25 ans. Nous arrivons dans une grande cour intérieure, le cœur de l’orphelinat. Autour de celle-ci, la vie s’organise avec plusieurs bâtiments:

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       Le bâtiment principal, avec le réfectoire en rez-de-chaussée, qui sert aussi de salle commune en dehors des repas,

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  les dortoirs sur 2 étages (dont une pièce avec les espaces de rangement de chacun et quelques lits pour ceux qui ont en besoin lorsqu’ils sont malades),

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la terrasse où de nombreux fils soutiennent le linge qui sèche au vent.

         15

  La cuisine, endroit incroyable, avec des grosses gamelles pour faire à manger chaque jour pour tous,

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  Pas de gazinière ou cuisinière, ici on cuisine sur des fourneaux de briques.

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  La salle de musique au-dessus de la cuisine, où de nombreux instruments nous sont montrés (dont certains typiques et anciens).

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 Le préau, avec des espaces pour les enfants. Ce jour-là, c’était cours de dessin (certains ont beaucoup de talent).

     20

      

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 Dans le prolongement du préau, des ateliers de couture, menuiserie, électricité….les garçons rénovent des meubles récupérés qui viendront meubler où cela sera nécessaire.

       

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 La cour elle-même est un lieu de vie; en son centre, les enfants jouent au ballon, au badminton,

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Ce sont souvent les plus grands, et sur le côté, des jeux de balançoire, toboggan ou encore un tourniquet pour les plus petits.

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Deux bâtiments sont en cours de construction (en fonction des dons reçus, les travaux avancent ou pas!): un pour pouvoir augmenter la capacité d’accueil et un autre (juste à l’extérieur) pour installer les plus grands qui deviennent autonomes et qui vont travailler à l’extérieur en journée.

 28

Comme je vous l’ai dit plus haut, la culture et l’art sont très présents dans le quotidien des enfants. Des cours de danse, chant, yoga, dessin leur sont dispensés régulièrement en plus de leur activité scolaire. Enfin, chacun participe à la vie commune comme il le peut (aide au repas, à la propreté des lieux, ou encore comme le jour de notre visite où un grand coupait les cheveux des petits)

 29

 

18h00: nous repartons vers notre point de départ, ravies de notre mission accomplie, remplies de tous ces beaux visages vus ce jour-là.

 

Soulagées aussi de voir que les enfants sont heureux dans cet endroit, y apprenant la vie qui les attend au dehors, plus tard.

 

Ces enfants, c’est TOUTE la vie d’Alice et Maran, qui se battent chaque jour pour obtenir de l’aide financière ou matérielle.

 

Les enfants quittent l’orphelinat lorsqu’ils sont autonomes financièrement et qu’ils s’installent par le mariage à une vie à deux (plusieurs mariages ont été célébrés à l’orphelinat, dont certains sont des mariages d’amour!!!).

 

Alice et Maran ont toujours des projets en cours, le dernier en date est la création d’un atelier de couture chez les filles, où les filles de l’extérieur pourraient aussi venir acquérir une compétence.

 

L’achat d’un nouveau bus est projeté également.

  30

 

Il existe un moyen de parrainer, mais l’on ne parraine pas un enfant en particulier mais tout l’orphelinat lui-même, par un don (régulier ou pas).

 

  Pour finir, j’ai envie de vous adresser encore un ÉNORME MERCI à chacun, sans qui cette collecte n’aurait pas eu un tel succès!

 

  Ensemble, nous pouvons faire de belles choses!

NAMASKAR!!

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Les Enfants des rues de Pondichéry - dans Toute l'actu de VUDHAVI KARANGAL
4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 11:01

P1030753

 

Alice et son mari, fondateurs et responsables de l'orphelinat VUDHAVI KARANGAL, à Pondichéry.

 

Il y a quelques semaines nous recevions une lettre, accompagnée d’un chèque.

Banal.

Mais ce que nous apprenions par cette lettre, écrite par une jeune fille de 17 ans, Flavie, n’est pas ordinaire.

Une très belle lettre. Plus qu’une lettre…

La voici:

 

 

  Pour lire la lettre de Flavie, positionnez le curseur sur l'enveloppe et cliquez !

    enveloppe

 

C'est beau. Tout simplement. Beau.

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Les Enfants des rues de Pondichéry - dans Toute l'actu de VUDHAVI KARANGAL
11 août 2013 7 11 /08 /août /2013 14:44

 

VUDHAVI KARANGAL accueille depuis plus de 20 ans des enfants abandonnés par leur famille. Des enfants issus des couches les plus pauvres du Territoire de Pondichéry et de l’état du Tamil Nadu. Des enfants originaires de basses castes, des Dalits (les Intouchables), ou de tribus, comme les gitans.

 

Des enfants qui ont connu la malnutrition, la violence, le rejet, le mépris…

L’objectif d’Alice et de son mari Maran, fondateurs de VUDHAVI KARANGAL : faire de ces enfants des citoyens honnêtes, responsables, autonomes… Vaste programme, n’est-ce pas ?

 

En 2004, l’effectif de VUDHAVI KARANGAL était de 35 garçons. Depuis, grâce au financement provenant de diverses sources, dont LES ENFANTS DES RUES DE PONDICHERY, l’effectif des enfants recueillis et hébergés a pu augmenter. Il atteint depuis quelques semaines 170 enfants : 120 garçons et 50 filles.

Leur âge ? A partir de 3 ans un enfant peut être admis. Les plus âgés ont 24 ans. En effet, il s’agit d’une famille ! Les jeunes gens quittent VUDHAVI KARANGAL lorsqu’ils ont terminé leurs études et ont un métier. Et qu’ils sont mariés. Une grande fête marquera cet événement.

Depuis quelque temps le besoin de disposer d’un espace dédié aux garçons de plus de 18 ans se faisait sérieusement sentir.

 

Qu’on en juge : ils sont au nombre de 18, dont 3 travaillent en ville. Les autres étudient.

Ils dorment dans le réfectoire : chaque soir les tables sont entassées, et le matin, très tôt  elles sont remises en place car les petits se lèvent vers 5h30. Et les "grands" n’ont pas de local dédié où ils pourraient travailler au calme : on les voit donc un peu partout avec leurs cahiers et leurs livres, au milieu de l’effervescence des petits et des moyens, ce qui peut entraîner des frictions…

 

Il a donc été décidé de construire un bâtiment dédié, le YOUTH HOSTEL, sur un terrain situé presque en face du bâtiment principal, là où fonctionnait un élevage de poissons d’aquarium, le « Fish Farm » de VUDHAVI KARANGAL.

 

1-Fish farm

 Fish Farm

   

 

2-Fish shop

 Fish shop

 

Ces poissons d'aquarium étaient vendus en ville dans une petite échoppe située sur la principale rue, la Mahatma Gandhi Road, et ont longtemps représenté une source de revenus appréciable pour l'orphelinat.

Quels sont les avantages apportés par la future organisation?

 

  • avant tout de meilleures conditions de travail pour ces garçons qui étudient et préparent leurs examens,

 

  • plus de place pour les petits dans le bâtiment principal,

 

  • la disponibilité de la cour pour les enfants, car les véhicules (voiture, cars, motos, bicyclettes) qui y sont actuellement garés seront remisés au RDC du nouveau bâtiment.

 

 

Il a donc été décidé il y a près de 3 ans de lancer ce nouveau projet qui comporte 2 volets : l’acquisition du terrain et la construction.

 

L’acquisition du terrain a été finalisée début 2013 ; les travaux seront réalisés au fur et à mesure de l’obtention du financement…

 

En avril les travaux commencent par la démolition partielle des structures existantes et la réalisation des fondations, puis s’arrêtent.

3-Etat en juin L

 

Ils redémarrent à la mi-juillet avec l’arrivée d’un groupe de 14 volontaires de l’Institut National des Sciences Appliquées (INSA) de Toulouse . 

4-La démolition-1 L 

 

5-La démolition-2 L

   

 

6-La construction L

 

 

Bien entendu, les futurs bénéficiaires de YOUTH HOSTEL participent activement au chantier !

 

Dans la mesure des disponibilités financières, le calendrier actualisé des travaux est le suivant : achèvement du gros œuvre du RDC fin août, achèvement du gros œuvre du 1er étage fin octobre, achèvement total du bâtiment fin décembre, tout ceci étant réalisé sous la houlette de  Maran, l'incontournable maître d'œuvre .

 

  7-Maran, Chef du chantier L

 

A suivre…

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Les Enfants des rues de Pondichéry - dans Toute l'actu de VUDHAVI KARANGAL
28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 14:49

LIGHT DSC 1526Ce jour là, au sein du superbe Domaine de Saint Jean Baptiste de Tourris, à La Valette du Var, Françoise Bourcier présentait sa nouvelle collection de vêtements pour enfants, baptisée IYANAR.   De quoi s’agit-il? Tout simplement de collecter des fonds pour le foyer VUDHAVI KARANGAL de Pondichéry.  

 

 

Plus de 250 personnes ont répondu à l’invitation des dynamiques membres Toulonnais! Tout était réussi: le temps, le cadre, les vêtements, la fête avec des danses indiennes, la barbe à papa... Et les ventes, bien sûr.  

 

Toutes nos félicitations et encouragements à la belle équipe toulonnaise.

 

Voici les images de cette belle journée:

 

LIGHT DSC 1540

 

 

LIGHT DSC 1549 

 

LIGHT DSC 1567

 

   LIGHT DSC 1584

 

    Toutes les photos sont disponibles en cliquant ICI   

 

 

    Invitation

 

 

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Les Enfants des rues de Pondichéry - dans Toute l'actu de VUDHAVI KARANGAL
30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 14:58

YOGA00Alice Thomas, directrice-fondatrice avec son mari de l’orphelinat VUDHAVI KARANGAL, a introduit la pratique du YOGA en 2009.

Les photos ci-après montrent une séance un peu exceptionnelle. Ce jour là des yogis d’Auroville étaient venus participer à une séance donnée dans la cour de l’orphelinat de garçons.

 

Le professeur de yoga s’appelle John Peter. Ses jambes sont paralysées depuis longtemps par la poliomyélite. Cela ne l’empêche pas de faire une démonstration éblouissante !

YOGA01 

 

YOGA02

Chez les garçons, les cours ont lieu le lundi, le mardi et le mercredi.

Chez les filles, les cours sont dispensés le samedi et le dimanche.

YOGA03 

 

YOGA04

Les enfants participent à des compétitions scolaires, au Festival International de yoga organisé par le Territoire de Pondichéry, et à d’autres festivals nationaux.

Ils ont déjà reçu de nombreux prix…

YOGA05 

 

YOGA06

Pour Alice et Maran, la pratique du yoga est très bénéfique car :

- elle développe la mémoire,

 

- augmente la confiance en soi,

 

- réduit la tension et le stress,

 

- aide à la méditation.

 

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YOGA08

 

 

YOGA09 

Le programme YOGA fait partie des activités non scolaires pratiquées à VUDHAVI KARANGAL, comme la danse classique de l’Inde du Sud (Bharatanatyam), la danse folklorique, la musique, le chant carnatique ou les arts martiaux traditionnels (Silambam)…

 

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YOGA11 

 

YOGA12

 

 

  YOGA13

 

Notre association participe largement au financement de ces activités, par l’achat des instruments et en contribuant aux salaires des professeurs.

 

YOGA14 

 

 

 

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Les Enfants des rues de Pondichéry - dans Toute l'actu de VUDHAVI KARANGAL
14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 18:39

2011-Portrait1Qui est Maran ?...Maran est le mari d’ Alice Thomas !!

Mais, c’est aussi «l’homme-orchestre» de l’orphelinat VUDHAVI KARANGAL.

On le retrouve partout et à tout moment: on peut le surprendre en train de souder une pièce de métal cassée, donner un cours de «mirudangam», brasser le contenu d’un chaudron où mijote un savoureux biryani, organiser la réception de 1000 personnes pour le mariage d’un des garçons de l’orphelinat, faire répéter une pièce de théâtre chez les filles, jouer du tabla ou de la veena, recevoir les visiteurs, faire régner la discipline, surveillant tout, ayant l’œil à tout…

 

  Quelques éléments de sa bio obtenus auprès de son épouse Alice :

Ensemble, Maran et Alice avaient fondé VUDHAVI KARANGAL, créé le 16 août 1992. Ils se sont connus à l’école, quand ils avaient respectivement 13 et 11 ans.

Né en 1967, il épouse Alice le 15 juillet 1992 : à ce mariage assisteront plus de 4000 personnes !!! Venues de toute l’Inde, mais aussi de lointains pays: France, Singapour, USA…

 

2007-Alice---Maran2

 2007-Alice et Maran dans la nouvelle cuisine de l’orphelinat

 

Maran et la musique. Une passion.

A 12 ans, Maran apprend la musique. D’abord avec des professeurs, puis tout seul et cette passion ne le quittera plus. Il sait jouer de tous les instruments de percussion, traditionnels et occidentaux, et s’est produit dans des orchestres.

Ses trois instruments favoris sont le «Tabla», la guitare, et les percussions.  

  2013-Tabla

  2013-Répétion chez les filles de Vudhavi Karangal  

 

Maran et la cuisine. Une autre passion

Lors de sa création, l’orphelinat n’ayant pas les moyens de payer une cuisinière, Alice et Maran durent apprendre à cuisiner pour préparer la nourriture des enfants.

L’intérêt de Maran s’étant révélé pour la cuisine, il a su développer de nouvelles compétences en la matière en étudiant dans des livres, auprès de sa grand-mère et de sa mère, mais également avec Alice qui possédait quelques bonnes recettes…

On doit reconnaître qu’il faut avoir un talent certain pour préparer d’aussi excellents plats pour autant de convives ! Ses spécialités : la cuisine « Mughlai »(1), le biryani, le pilav, le tandoori etc… sans oublier la cuisine végétarienne pour les mariages…

 

2011-Cuisine  2011-Maran, toujours dans son rôle de «Chef » 

 

Maran et l’aquaculture. Un chemin de vie  

Et plus…Je cite son beau-père: “A une certaine époque j’avais pour hobby l’élevage de poissons d’aquarium sur un terrain situé à Nonankuppam. Lorsque l’orphelinat a été transféré du centre de Pondichéry à Nonankuppam, sur un terrain situé en face de mon élevage, Maran a été obligé de démissionner de son travail de designer afin de dégager du temps pour s’occuper des garçons. Je l’ai alors incité à apprendre l’aquaculture et à ouvrir un magasin de poissons d’aquarium dans le centre ville à la place où j’avais moi-même une activité de réparation pour les appareils de radio. C’est ainsi que nous avons bénéficié d’un revenu inattendu et appréciable pour l’orphelinat car ce fut la première boutique de poissons d’aquarium ouverte en ville. »

 

2006-Magasin-de-poissons1  2006 - Le magasin de poissons d’aquarium sur Mahatma Gandhi Road

 

Le père de Maran était un as du bricolage et donc lui a enseigné les bases utiles.

Maran est un artiste né, aux multiples facettes. Après le lycée il entrera un Collège professionnel à Chennai, dont il sortira diplômé. (Note 2)


Maran est heureux du succès de Vudhavi Karangal !

Je le cite: « Le succès : au cours de ces 21 années d’activité, nous avons réussi à mettre sur un bon chemin de nombreux enfants chiffonniers, des enfants sortis du système scolaire, des orphelins pour en faire des citoyens honnêtes, responsables et autonomes. Plus de 10 d’entre eux sont maintenant mariés et bien installés dans la vie.

Les regrets : je pense essentiellement à ces enfants qui ont quitté prématurément l’orphelinat, avant que leur éducation soit totalement menée à bien.

 

2004-Groupe  2004 – Photo de groupe dans l’ancien bâtiment de Vudhavi Karangal

 

Alice aimerait bien maintenant que Maran étudie la couture et l’informatique…

 

Note (1) http://en.wikipedia.org/wiki/Mughlai_cuisine

Note (2)  Printing Technology at Polytechnics Private College

 

        2006-Alice-Maran

2006 - Alice & Maran nous font visiter l’ancienne cuisine en plein air de VK

 

          2006-Cuisine     2006 - Confection de « crêpes »…

 

     

2006-Magasin-de-poissons2

 2006 - Maran, vendeur de poissons !

 

     

2006-Repas

 2006 – Tout le monde est bien sage pour le repas !

 

     

2006-Service-du-repas

 2006-Enfants bien sages !!! Alice est au deuxième plan

     2007-Alice---Maran1

2007-Alice et Maran, heureux, sur le seuil du nouveau bâtiment

   

2007-Atelier

 2007-Maran heureux bricoleur  

     

2007-La-regie

 2007-Maran à la régie. Derrière, le meuble de rangement qu’il a conçu  

     

2007-Morsing

  2007-Maran jouant du « morsing ».  

      

2007-Soudure

 2007-Maran au poste…de soudure  

   

2008-Grosse-caisse

  2008-Maran à la grosse caisse  

     

2008-Instructions

  2008-Direction d’orchestre… à distance !  

     

2008-Orchestre1

 2008-Maran, chef d’orchestre  

     

2008-Orchestre2

  2008-Maran, à nouveau en chef d’orchestre  

     

2008-Scoot

 2008-Le scooter de Maran. Depuis il a appris à conduire les automobiles…  

 

 

2009-La-marmite

 2009-Maran en tant que cuisinier  

     

2010-Danse

 2010-Maran s’éclate  

       

2011-Bricolage

 2011-Maran, en réparateur de matériel sono  

     

2011-Chez-les-filles

 2011-Chez les filles de l’orphelinat  

      2011-Le-repas

 2011-Je surveille…  

       2011-Portrait2

2011 

         

2011-Tendresse

 2011-Tendresse  

       

2012-Directeur-orchestre

 2012-On reprend !                                                                                             Photo Hervé Durand

    

2012-Mirudangam

 2012-La leçon de « mirudangam ».                                                              Photo Hervé Durand

 

     

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Les Enfants des rues de Pondichéry - dans Toute l'actu de VUDHAVI KARANGAL
25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 20:53

A052-Musique-Filles-VK 0175Une visiteuse de VUDHAVI KARANGAL a mis en ligne sur son blog un beau témoignage sur la pratique  musicale des filles de l’orphelinat fondé par Alice Thomas.

Remarquable!

ENFANTS DES RUES DE PONDICHERY contribue largement à l’acquisition des instruments de musique que vous allez voir. Notre association contribue aussi aux salaires des professeurs chargés des cours. Le résultat est là : des enfants maltraités par la vie trouvent dans cet orphelinat non seulement un toit,  le manger, l’éducation et les soins, mais aussi la pratique artistique qui contribue à cicatriser les blessures infligées par la vie.

C’est tout le sens des choix faits par Alice Thomas et son mari, fondateurs et responsables de cet orphelinat exemplaire : faire de ces enfants issus des basses castes ou des hors castes (dalits, tribus), souvent méprisés par la société indienne, des citoyens responsables, honnêtes et autonomes.

Le lien vers ce témoignage est ICI

Vous trouverez également sur notre site, des articles connexes :

01/09/2009 - La fanfare des garçons

11/04/2010 – L’orchestre de cuivres

30/07/2010 – Vudhavi Karangal, Conservatoire des arts traditionnels

 

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Les Enfants des rues de Pondichéry - dans Toute l'actu de VUDHAVI KARANGAL
15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 21:04

01L 

 

Anandh, un des plus anciens pensionnaires de l’orphelinat d’Alice Thomas, épouse Lema Rose.


A plus d’un titre, ce mariage rompt quelque peu avec la Tradition.


Qu’on en juge :

 

-          Il s’agit d’un mariage d’amour, et donc pas d’un mariage arrangé : Anandh et Rose se sont choisis.


-          Ils se marient tardivement, selon les critères Indiens : Anandh aura 27 ans en juillet prochain et sa femme a seulement 10 mois de moins.

Faire-partle faire-part


-          Ils ont fait tous les deux des études supérieures. Anandh est titulaire des diplômes suivants : BSc soit Bachelor of Science (Bac +3), MSc soit Master of Science, plus un diplôme d’analyses en Laboratoire, plus un BEd soit Bachelor in Education. Sa femme est également bien diplômée : BSc Maths, MSc Maths, BEd comme Anandh.

02LL’Eglise « Church of Our Lady of Good Health »


-          Ils travaillent tous les deux. Anandh est professeur de sciences, depuis un an, à l’Ecole Adventiste du 7ème jour de Pondichéry. Lema Rose, quand à elle, travaille depuis deux ans en tant que professeure de Mathématiques au Blessed Mother Theresa School.

03LAnandh et Lema Rose

 


-          Anandh est un orphelin et il épouse une fille qui ne l’est pas.

 

04L

 

L’asssitance

 

 

 

-          Pour se marier, Anandh se convertit au catholicisme…

 


 

ANANDH est aussi un bel exemple de réussite pour Alice.

Il nait dans une famille pauvre, hindouiste. Le père décède très tôt. La mère vit sur le trottoir, ainsi que ses ainés, deux frères et une sœur. Anandh et un frère entrent chez VUDHAVI KARANGAL en 1995. Il a donc 9 ans. Il reste à l’orphelinat jusqu’à son mariage…

 

05L

La cérémonie commence



Son frère quitte VK à l’âge de 13ans, il deviendra carreleur. Il s’occupe aussi à mi-temps de l’entretien d’aquariums, il est marié et a une fillette.

Anandh, lui, a toujours été un garçon discipliné, très travailleur, toujours prenant soin des enfants plus jeunes de VK.  Il pratique le bharatanatyam, la dance classique de l’Inde du Sud, il est d’ailleurs diplômé de l’Annamalai University Chidambaran.

06LAnandh passe le cordon symbolique autour du cou de Lema Rose

 

 

 

LEMA ROSE habitait la commune de Aryankuppam, voisine de celle où est situé l’orphelinat. Son père, retraité en tant qu’ouvrier de l’Anglo-French Textile Company, appartient à la caste des Vannyar.

07LLema Rose signe le registre

 

Le mariage aura lieu à l’église catholique comme le mentionne l’invitation lancée auprès de 700 personnes, la « Church of Our Lady of Good Health », située sur Cuddalore Main Road, Kirumampaakam.

 

08LL’orchestre de l’orphelinat  accueille les nouveaux époux

 

 

A la réception,  dans les locaux de l’orphelinat, viendront un millier de personnes…

La partie musicale est assurée par les enfants de l’orphelinat et par des anciens comme Vendhen, Anthony et sa femme.

09LL’arrivée d’Anandh et Lema Rose

 

Le repas a aussi, bien entendu, été préparé par les garçons. Parmi les invités, les sponsors pondichériens, les élèves des mariés, les anciens de Vudhavi Karangal.

10LLa fête dans la cour de l’orphelinat

 

Peu après, Anandh et son épouse, offriront un repas à tous les enfants de l’orphelinat. On les voit souvent, chez Alice ou à l’orphelinat.

 

11L

  La musique, par les garçons de VK

 

 

  12LLes mariés entourés de Raja (ancien de VK), Saridha et leur bébé

 

 

 


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Les Enfants des rues de Pondichéry - dans Toute l'actu de VUDHAVI KARANGAL
29 décembre 2012 6 29 /12 /décembre /2012 20:11

2009-VKGN2281.jpgMardi après-midi. On frappe à la porte de la maison d’Alice Thomas

Entrent, respectueusement, une femme d’une trentaine d’années, un bébé dans les bras, suivie de deux hommes.

Alice reconnaît l’un des deux hommes: il s’agit d’un des premiers pensionnaires de VUDHAVI KARANGAL

Il s’était échappé de l’orphelinat au bout d’un an…

Son nom : Karuna Nidhi. Il est conducteur de rickshaw. C’est sa femme qui porte le bébé, une fillette.

La femme expose le but de leur visite : confier l’enfant à Alice, tout simplement.


Cet enfant n’est pas le leur, ils l’ont trouvé au parc Barathi, en plein centre ville de Pondichéry, face au palais du Gouverneur.

Le couple a déjà deux enfants. Il y a un mois ils se trouvaient dans ce parc, se reposant avec leurs enfants. Ils remarquent un bébé qui pleure et mange de la boue. Il semble seul. Au bout de deux heures personne n’étant venu le retrouver, ils concluent que l’enfant a été abandonné. Ils ne vont pas à la Police. Ils prennent le bébé chez eux. Il s’agit d’une fille ; ils pensent qu’elle doit avoir 18 mois.

Un mois plus tard, trouvant que 3 enfants c’est trop pour leurs moyens, ils décident d’aller trouver Alice pour laisser le bébé…

Tout simplement.

Alice ne peut accepter cet enfant à l’orphelinat, car pas il n’est pas autonome. Et décide de le remettre à une structure du Territoire, l’ADOPTION CENTER.

Elle fait préparer par un des grands garçons un document dans lequel le couple raconte leur histoire. Ils apposent leur empreinte digitale…

Alice prend la fillette, monte dans un auto rickshaw, et dépose l’enfant à l’Adoption Center…

 

 

 

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